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  1. // Rétro – Ce jour-là – 18 novembre 1984

La mort tragique de Seth Adonkor

C'était il y a exactement 30 ans. Le 18 novembre 1984, un terrible accident de voiture coûtait la vie à deux joueurs du FC Nantes, en blessant grièvement un troisième. Parmi les victimes se trouvait le demi-frère de Marcel Desailly, Seth Adonkor, valeur montante des Canaris de Jean-Claude Suaudeau. Le directeur sportif de l'époque, Robert Budzynski, se souvient.

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Rien que sur l'année 1984, 12 562 personnes trouvaient la mort sur les routes de France. C'est plus de trois fois plus qu'aujourd'hui. Les réseaux routiers sont à l'époque très mal entretenus et les mesures de sécurité bien faibles. Le port des ceintures de sécurité n'est pas encore obligatoire à l'arrière des véhicules et il n'est bien sûr pas question d'airbag. De la tôle et basta. Le 18 novembre de cette année-là, trois joueurs du FC Nantes sont les victimes de ces accidents mortels quotidiens. C'est un dimanche et la D1 fait relâche pour cause de trêve internationale. Le mardi d'avant, les Canaris l'ont emporté 3-1 sur la pelouse de Toulouse et pointent en tête du classement avec 1 point d'avance sur leur principal rival Bordeaux. La bande à Suaudeau est bien lancée à la reconquête du titre acquis brillamment au printemps 1983. L'équipe façonnée par « Coco » a sacrément fière allure : Bertrand-Demanes, William Ayache, Bruno Baronchelli, Vahid Halilhodžić, Loïc Amisse, José Touré… Et puis il y a Seth Adonkor bien sûr. Il vient seulement de fêter ses 23 ans, mais est déjà un cadre de l'effectif. S'il a débuté comme milieu défensif chez les pros, il s'épanouit désormais en défense et peut envisager un avenir radieux. Le directeur sportif du FCNA de l'époque, Robert Budzynski, se souvient d'un garçon « exceptionnel, hors normes. Il n'était pas du genre prolixe dans le vestiaire ou la vie de tous les jours, mais sur le terrain, il était un exemple. Physiquement, il était au top. Et quelle lecture du jeu… » Elle lui a d'ailleurs permis de lancer José Touré en finale de la Coupe de France 1983, pour ce qui est encore considéré comme l'un des plus beaux buts de l'histoire de la compétition.

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« Seth avait forcément une très belle carrière devant lui, poursuit Budzynski. Il avait déjà été appelé en équipe de France espoirs et pouvait envisager à terme d'aller plus haut encore. » Ghanéen naturalisé français, Adonkor est un pur produit de la formation nantaise, qu'il a intégré dès l'âge de 14 ans. Son directeur sportif parle de lui comme d'un « guide » et un exemple à suivre pour tous les ados du centre, dont son demi-frère Marcel Desailly, plus jeune de 7 ans, arrivé sur les bords de Loire en 1980. Les circonstances de cet accident survenu le 18 novembre 1984 restent floues. Adonkor était au volant avec deux jeunes coéquipiers pour passagers, Jean-Michel Labejof et Sidi Kaba. Tous trois revenaient de Saint-Nazaire, direction Nantes. Adonkor meurt sur le coup, tout comme Labejof, projeté hors du véhicule par la violence du choc. Kaba, lui aussi éjecté, survit, mais ses blessures sont telles qu'il ne pourra plus jamais jouer au football. Des détails de ce jour funeste, Robert Budzynski ne se souvient plus très bien. Mais à peine lui a-t-on appris la nouvelle du drame qu'il doit à son tour relayer l'information aux familles, biologiques et d'accueil. « J'ai pris mon téléphone et je les ai appelées, les unes après les autres, c'était un moment très pénible, même si la plupart avait déjà été mise au courant. Une heure après l'accident, l'information avait eu le temps de circuler… » Dans la foulée, il faut aussi prévenir la « famille » FC Nantes. « Pour le personnel du club surtout, les toubibs, les kinés, ça a été terrible. Les joueurs ? Bien sûr que ça a été un choc, mais que voulez-vous, la vie doit bien reprendre son cours, le temps finit par effacer le traumatisme du moment. »

Deschamps, 16 ans, déjà un homme


Desailly est prévenu de la mort de son idole de demi-frère par Didier Deschamps, qui prend alors la responsabilité de le lui annoncer. Les deux copains sont âgés de seulement 16 ans… « C'était évident que Didier allait s'occuper d'en parler à Marcel, c'était déjà à l'époque le leader qu'il n'a jamais cessé d'être depuis, estime Budzynski. Il avait déjà une maturité exceptionnelle. Pour les jeunes de sa génération, il était comme un chef de famille et agissait comme tel. » Au-delà de la perte humaine, les conséquences sportives de ce drame se font vite sentir pour le FCNA. Sans Adonkor, l'équipe subit quelques contre-performances et doit laisser filer Bordeaux en tête du classement, sans jamais parvenir à refaire son retard cette saison-là. Quant aux deux autres victimes de l'accident, ils étaient le fleuron du moment de la formation nantaise : Jean-Michel Labejof, 18 ans, évoluait au milieu de terrain et Sidi Kaba, attaquant, frappait à la porte de l'équipe première à seulement 17 ans. Un défenseur, un milieu, un attaquant : une colonne vertébrale décimée. « Eux aussi, comme Seth, étaient amenés à briller chez les pros. Ils en étaient déjà tout proches et auraient dû être la base de l'équipe dans les saisons futures. » Il a donc bien fallu que les générations d'après prennent le relais peut-être un peu plus vite que prévu. Deschamps est appelé par Suaudeau dès l'année d'après et Desailly la suivante. Budzynski : « Ils ont fait le nécessaire pour compenser les pertes sur le terrain. Mais humainement, on ne peut pas oublier ce qui s'est passé ce jour-là. »


Par Régis Delanoë
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