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La MLS à Montréal en 2012

Excellente nouvelle pour les Québécois amateurs de football : le club de l'Impact de Montréal, qui évolue actuellement dans l'équivalent de la 2e division nord-américaine, va être promu dans l'élite continentale, la Major League Soccer. Première saison en 2012.

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D'abord, une précision, pour relativiser : l'annonce des dirigeants de l'Impact de “l'accession” du club en MLS à l'horizon 2012 ne fait pas la Une des journaux ici au Québec. Pas même de la rubrique des sports. Il faut dire que le Canadien de Montréal est actuellement en lutte avec les Pittsburg Penguins pour l'accession en finale de conférence Est de la NHL. On en est à 2-2 à l'issue d'un match héroïque des locaux dans leur salle du Centre Bell hier soir, le suspense est à son paroxysme et l'engouement de la population pour “ses” hockeyeurs total.

40M$ à débourser

Face à l'omnipotent hockey, élevé en quasi religion ici, difficile pour le club de soccer local de lutter, quand bien même il s'apprête à gravir un échelon historique. Car c'est pourtant bien de cela qu'il s'agit : une étape importantissime, pour l'Impact en particulier et plus globalement pour l'implantation du soccer/football au Québec. L'Amérique francophone se fait enfin une place dans le gotha footballistique continental. Ce n'est pas rien. Et ça n'a pas été facile, loin de là.

Rappelons que la Major League Soccer est une ligue fermée et que pour y participer, il faut se conformer à un cahier des charges très contraignant, avec des exigences économiques élevées (on parle de 40 millions de dollars à aligner pour se faire valider son billet d'entrée). Le gros avantage de l'Impact ? Être soutenu financièrement par un puissant groupe industriel local d'agroalimentaire, Saputo, qui met régulièrement des ronds et donne de la voix pour faire reconnaître “son” club. Or, pour exister médiatiquement au pays du hockey roi, le passage en MLS était obligatoire.

Le Milan AC en visite dans un mois

L'affaire ne s'est pas faite en un jour. Première étape il y a cinq ans avec la décision de construire un stade entièrement dédié au soccer, avec pelouse naturelle. L'écrin de 13 000 places, au financement 100 % privé, a été livré il y a deux ans et devrait prochainement subir des travaux en vue de le faire passer à 21 000 places (une exigence des instances de la MLS).

Deuxième étape, une drague de longue haleine de Don Garber, le grand manitou de la Ligue. Un coriace qui a d'abord lorgné sur les compatriotes canadiens de Toronto (en MLS depuis 2007) et Vancouver (qui y accèdera l'an prochain).

Troisième étape, avoir des résultats sportifs convaincants et une expérience dans l'organisation de matches de haut niveau. Ça a été fait en deux temps : d'abord en 2008-2009 avec le beau parcours de l'Impact en coupe continentale Concacaf pour sa première participation (quart de finale) ; puis l'an dernier avec la victoire en série d'USL et l'organisation du Trophée des Champions entre Bordeaux et Guingamp. Enfin dans un mois, c'est le Milan AC qui viendra disputer un amical.

Tous ces efforts ont fini par payer. C'est mérité, d'autant plus que le stade Saputo est régulièrement sold out lors des rencontres disputées à domicile, preuve de l'intérêt grandissant des Montréalais pour la chose footballistique. La popularité du ballon rond n'en est encore qu'à ses balbutiements mais il y a indéniablement une “niche” à exploiter pour une alternative crédible au hockey, la franchise de base-ball ayant été délocalisée en 2004.

Régis Delanoë, à Montréal

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Merci pour cet article. Je suis allé voir leur stade au mois de février dernier, le Stade Saputo. Niveau contenance, il est juste bon pour la Ligue 1, mais c'est un bon petit stade.

Content de voir que Montréal intègre la cour des grands en Amérique du Nord.
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