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La méthode Prandelli en question

Avant le début de l’Euro, Cesare Prandelli faisait l’unanimité. À quelques heures d’une possible élimination de l’Italie dès les phases de poule, ses méthodes sont pour la première fois discutées. Explications.

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Cesare Prandelli fait partie de ces rares entraîneurs respectés de tous en dépit d’un palmarès inexistant ou presque. Un tournoi de Viareggio en 1993, un championnat de Serie B en 1999. Le reste, ce sont des récompenses individuelles, une aventure passionnée avec la Fiorentina et une vision quasi-utopique du football. À peine avait-il endossé son costume de sélectionneur de la Nazionale, en juillet 2010, qu’il posait les bases de son mandat : « Obtenir des résultats n’est pas la priorité. La priorité, c’est de rapprocher l’équipe des gens.  » Mais Prandelli l’Italien le sait mieux que personne et il le dit sans peine : « Un bon entraîneur est un entraîneur qui gagne.  » Or, depuis le début de l’exercice en Ukraine-Pologne, l’Italie n’a pas encore gagné un seul match et pourrait quitter prématurément la compétition dès ce soir.

27 buts en 21 matchs

Le temps des excuses n’est pas encore venu, d’autant plus que l’Italie n’est pas encore éliminée et qu’elle peut parfaitement se qualifier (après tout, elle a encore son destin entre ses mains). Si, par malheur, les choses devaient mal tourner, on pourra convoquer les blessures, le scandale des paris truqués, le 3-5-2 inédit aligné avec De Rossi en défense central par manque d’alternative lors des deux premiers matchs. Mais rien n’est fait, et c’est encore la vérité du terrain qui prévaut. Au centre des critiques, l’attaque et une donnée : cela fait sept mois que l’Italie n’a pas gagné. Hasard ou réalité scientifique, la dernière victoire était en Pologne, 2-0 (Pazzini et Balotelli). Dans son édition de samedi, la Gazzetta dello Sport écrivait: «  l’Italie de Prandelli essaie de se sentir belle comme l’Espagne, mais risque de se découvrir stérile dans la zone de vérité comme le Portugal.  » De fait, l’Italie de Prandelli ne marque pas beaucoup. Depuis sa prise de fonction, elle affiche seulement 27 buts en 21 matchs. Le plus bas taux pour un sélectionneur italien, moins que d’autres qui préconisaient un jeu plus frileux. Pour quelqu’un qui répète, dès qu’un micro se tend, son amour pour un football offensif et qui souhaite toujours attaquer avec «  quatre ou cinq joueurs  » , c’est peu.

Entraîneur de club ou de sélection?


C’est ce hiatus entre le discours théorique et le résultat sur le terrain qui soulève des interrogations, malgré un jeu au demeurant plaisant. Les méthodes de Prandelli, basées sur l’écoute et l’échange quotidiens, peuvent-elles s’appliquer en sélection avec des joueurs qu’il ne réunit que peu de fois par an ? Avant le début de la compétition, lors d’une conférence de presse à Rome, l’ancien coach de la Viola avouait d’ailleurs que la régularité dans le travail lui manquait beaucoup. Pour autant, le fonctionnement est le même. Cette semaine encore, il a laissé la parole à ses joueurs pendant plus d’une heure, pour écouter ce qu’ils avaient à dire et l’a répété : il ne prendra jamais une décision avec laquelle ses ouailles ne seraient pas d’accord. Démocratie dans le football ou manque de convictions ? Voilà les questions que se posait une partie de la presse italienne ce week-end. Tout en se demandant si le manque de réalisme des attaquants italiens ne découlait pas également des choix du commissaire technique et de sa trop grande gentillesse - ne faut-il pas une certaine méchanceté pour transformer ses attaquants en véritables tueurs ?

Plusieurs écoles de pensée s’affrontent. Il y a ceux qui considèrent que Balotelli n’est pas encore prêt et qu’il fallait associer Di Natale à Cassano dès le départ. D’autres estiment, en revanche, que Mario est excellent, qu’il faut arrêter de le traiter comme un enfant - ce que fait Prandelli qui répète toujours que « Mario est jeune » - et que Cassano, de toute façon, est trop juste physiquement. Ceux-là n’ont pas compris la sortie de l’attaquant de City contre la Croatie et rêveraient de voir Super Mario associé à Di Natale (quitte à faire entrer Cassano pour les 30 dernières minutes). A priori, Di Natale et Cassano débuteront la recontre de ce soir. Hier, en conférence de presse, Cesare Prandelli l’a assuré dur comme fer : il n’y aura pas de match nul contre l’Irlande. En cas d’élimination ? « Je prendrais mes responsabilités.  » Une victoire avec la manière, doublée d’une qualification, permettrait de remettre les compteurs à zéro et d'effacer les doutes.

Lucas Duvernet-Coppola, à Rome
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