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La Mannschaft se ramasse en Suisse

Si l’Allemagne voulait se rassurer en amical contre la Suisse, c’est plutôt raté. La Mannschaft a été dominée comme il faut par sa voisine, emmenée par un Derdiyok des grands jours (5-3). Joachim Löw peut tirer la gueule. Mais, au moins, il doit maintenant savoir quels sont les 4 qui vont dégager de sa sélection.

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Suisse - Allemagne : 5-3
Buts: Deriyok (20e, 22e), Mehmedi (49e, 76e) et Lichtsteiner (67e) pour la Suisse. Hummels (44e), Schürrle (64e), et Reus (72e) pour l'Allemagne.

Le match amical entre la Suisse et l’Allemagne avait un enjeu particulier pour Joachim Löw. Le sélectionneur de la Mannschaft, qui doit encore virer quatre joueurs de sa pré-liste avant mardi, souhaitait tester ses 19 hommes présents à Bâle (les 8 joueurs du Bayern présélectionnés n’ayant pas encore intégré l’effectif, ndlr). Ces derniers avaient à cœur de se montrer sous leur meilleur jour. Entre petits jeunes et vieux briscards, certains sentaient la pression de l’échéance. Quant aux Suisses de l’illustre Ottmar Hitzfeld, il s’agissait surtout de se préparer pour les éliminatoires de la prochaine Coupe du monde. Bref, un vrai test pour tout le monde. Mais un test qui, au final, a été remporté par celle qu’on attendait le moins. Ouais, la Suisse. Ou plutôt Derdiyok, le néo-attaquant d’Hoffenheim, auteur d’un doublé pour la victoire des siens (5-3). Une victoire qui ne souffre aucune contestation, tant la Suisse, et c’est curieux de le dire, a dominé son sujet.

Pourtant, sur le papier, entre une équipe locale qui s’est fait éliminer de l’Euro par le Monténégro, et une autre qui a régné sur ses éliminatoires avec 10 victoires en autant de matchs, on pouvait s’attendre à un débat déséquilibré. Dès les premières minutes, la jeune et impétueuse équipe concoctée par maître Löw domine d’ailleurs son adversaire. Les pauvres Suisses ne touchent pas une bille, tandis que la Mannschaft, disposée en 4-2-3-1, décide de tricoter sur les ailes. Pour autant, le pressing très haut exercé par les Allemands s’épuise au bout du premier quart d’heure, et le match devient plus ouvert. Mieux, la Suisse se met à dominer. Derdiyok, le géant helvète, trouve d’abord la barre sur une tête (16e). Pas le temps pour lui de se lamenter, puisque quelques instants après, il va ouvrir le score au terme d’une jolie contre-attaque : Barnetta file sur son aile gauche, fixe trois défenseurs, et délivre un centre à ras-de-terre pour le grand rasé, qui, d’un plat du pied, trompe le jeune gardien de M’Gladbach Ter Stegen (1-0, 20e). Pas le temps de s’en remettre, que la Suisse va doubler la mise. Toujours depuis la gauche, toujours Barnetta, toujours un centre, cette fois-ci pour une tête de… Derdiyok (2-0, 22e). L’Allemagne est sonnée en deux minutes, Joachim Löw peut tirer la gueule. D’autant que Derdiyok, encore lui, manque le triplé deux minutes plus tard ; sa tête (depuis un centre sur la gauche…) étant cette fois-ci repoussée par le gardien. La défense allemande fait peur à voir, et devant c’est tout simplement imprécis et dénué d’automatismes. C’est quand même dans cette physionomie que la Mannschaft va réduire le score juste avant la mi-temps, grâce au central Mats Hummels qui reprend de la tête un coup-franc d’Özil (2-1, 44e). Mais ça reste quand même très moyen. En attendant, les Suisses se régalent, et leur public apprécie.

Une première depuis 70 ans

Au retour des vestiaires, on sent les Allemands remontés à bloc. Logique, ils ont quand même une réputation à tenir. Mais, alors qu’ils semblent avoir posé le pied sur le ballon, et qu’ils se sont même procurés une balle de but avec Klose, les joueurs de Joachim Löw vont encaisser un nouveau but. On aura cru à un éternel recommencement, avec Barnetta à la passedé et Derdiyok à la finition. Finalement, le coup-franc de l’ailier de Leverkusen a été détourné et par l’attaquant, et par Mehmedi, à qui on accordera finalement le but, quand bien même il aura détourné le ballon… du bras (3-1, 49e). Les Allemands n’ont plus vraiment le choix, et c’est justement à ce moment-là qu’ils vont se mettre à jouer. Une domination sans partage, pour un véritable siège des buts suisses. Mais cette mainmise ne se verra concrétisée que sur un coup de main du bienveillant gardien Benaglio. Ce dernier juge mal la trajectoire d’une frappe à l’entrée de la surface signée Schürrle, et permet à la Mannschaft d’y croire à nouveau (3-2, 64e). C’est sans compter sur l’incroyable faiblesse de la défense allemande, qui craque à nouveau quelques minutes plus tard : le latéral Schmelzer laisse Lichtsteiner lui passer devant, et reprendre de la tête une balle piquée d’Inler, alors que le gardien est parti à la pêche (4-2, 67e). Le match devient dingue, les actions se multiplient. Au petit jeu lancé, « tu marques, je te rattrape » , les deux équipes sont vraiment balèzes. Reus relance une nouvelle fois les siens en reprenant un ballon relâché par Benaglio (4-3, 72e), avant que Mehmedi ne signe son doublé au terme d’un grand n’importe quoi dans la surface (5-3, 76e). Un match dingue, qui se clôturera sur ce score qui l’est tout autant, 5-3.

Au sortir d’un tel match au scénario complètement fou, on ne peut que souligner la superbe performance suisse. Les hommes d’Hitzfeld ont montré un bel enthousiasme et une certaine solidité pour aller cueillir un succès historique, les Suisses n’ayant plus battu l’Allemagne depuis 70 ans. Joachim Löw, quant à lui, pourra accueillir les joueurs du Bayern les bras ouverts, avec un grand sourire de soulagement. Niveau défensif, la Mannschaft a été si catastrophique qu’elle ne peut que se rendre compte de l’importance des Neuer, Lahm, Boateng et Badstuber. Ce dernier test, avant l’annonce de la liste définitive, n’aura pu qu’être utile au sélectionneur allemand.


Par Alexandre Pauwels
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