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La Maison Klose

A l’inverse de son désormais ex-coéquipier Djibril Cissé, Miroslav Klose s’est admirablement adapté au football italien. Décisif depuis son arrivée, il est en train d’emmener la Lazio vers les sommets du Calcio. Portrait d’une machine à scorer.

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Une question. Lorsqu’il a vu au cinéma L’Etrange Histoire de Benjamin Button, Miroslav Klose a-t-il eu l’impression d’assister au film de sa vie ? Une réponse. Certainement. Car comme le héros de la nouvelle de Francis Scott Fitzgerald, l’attaquant allemand ne cesse de rajeunir, d’année en année. Et de se bonifier. Son arrivée en Italie n’a fait que stopper un peu plus son processus de vieillissement. Arrivé à Rome un soir de juin, presque dans l’indifférence la plus totale, Klose n’a mis que quelques mois pour retrouver l’envie de gamin qui l’avait toujours caractérisé, avant ses quelques mois d’errance au Bayern Munich. Comme s’il s’était jeté dans la fontaine de Trévi, en bon Marcello Mastroianni, et que celle-ci avait eu sur lui l’effet d’une fontaine de jouvence. De but décisif en but décisif, l’avant-centre a conquis un public qui n’avait probablement pas connu un tel striker depuis Hernan Crespo. Avec tout le respect pour les Bernardo Corradi, Tommaso Rocchi et autres Sergio Floccari. A tel point que la nouvelle ritournelle de la Curva Nord, née sur Facebook, résume à elle-seule la situation. « Palla a Klose, e s’abbracciamo » . Dans la langue de Molière : « Le ballon pour Klose, et on se prend dans les bras » . Oui, c’est bien souvent ce qu’il se passe. Quand la Lazio ne trouve pas la faille, parce que les milieux sont en panne d’inspiration, ou parce que la défense adverse ne concède rien, alors l’Allemand prend le ballon. Et fait le reste.

Un derby dans les étoiles

La belle histoire a commencé le 9 septembre dernier. Miroslav Klose inscrit le tout premier but de la saison de Serie A à San Siro, contre le Milan AC. Un but splendide. Un contrôle orienté pour éliminer Alessandro Nesta (pas n'importe qui, symboliquement, pour les tifosi laziali), et une frappe de l’extérieur du droit pour tromper Abbiati. Ce jour là, les Romains ne s’imposent pas (2-2) mais repartent avec quelques certitudes dans les bagages. Parmi elles, il y a ce grand dadet qui ne sourit jamais. Non pas parce qu’il est triste. Parce qu’il est comme ça. Froid. Et c’est bien ça qui fat peur à ses adversaires. Quelques semaines plus tard, il inscrit son premier but décisif, face à Cesena. Il fait encore plus fort face à la Fiorentina. A cinq minutes du terme de la rencontre, nouveau but décisif, cette fois-ci de la tête, et trois nouveaux points dans la besace de la troupe d’Edy Reja. Déjà trois buts, mais pas encore un seul devant son propre public. Non. Klose se garde son premier but à l’Olimpico sous le coude. Il sait contre qui il veut le marquer. Il sait même quand il a l'intention le marquer. Et il le fait. 93ème minute du derby. Un derby que la Lazio n’a plus gagné depuis deux ans et demi. Miro crucifie la Roma d’un plat du pied chirurgical, et devient en un instant « Mito » , le Mythe. Et pour l'une des premières fois, oui monsieur, il sourit. Il hurle même, les deux poings serrés. Une image que les tifosi de la Lazio n’oublieront pas. Klose est déjà rentré dans la légende, et n’est pas près d'en sortir.

Recettes gourmandes et menu complet

Chaud comme la braise, le voilà encore buteur contre Catane, Cagliari et même passeur décisif contre Parme, pour une victoire 1-0 sur le fil. « Sur le fil  » . Voilà bien l’expression qui désigne le mieux le buteur. Sur le fil contre la Fiorentina. Sur le fil pendant le derby. Et sur le fil, encore, face à Lecce, pour le but de la victoire (3-2) à deux minutes du terme. Si l’on compte bien, cela fait beaucoup, beaucoup de points ramenés. Des points mais aussi un total buts qui grandit de semaine en semaine. Un de plus contre l’Udinese (même si la Lega Calcio l’accorde au défenseur contre son camp), un contre l’Atalanta et deux, dimanche dernier, contre le Chievo. Ces deux pions sont inscrits en 60 secondes avec une facilité déconcertante, surtout le premier, où il dépose Marco Andreolli, de six ans son cadet, avant d’ajuster le portier véronais. La recette est là : Klose ne tire jamais fort. Il maitrise à merveille l’art de prendre en contretemps gardiens et défenseurs adversaires, et de viser toujours les angles. En bas à droite, en bas à gauche. Là où personne ne pourra la sortir. Et lorsqu’il ne se trouve pas aux abords de la surface, c'est pour venir prêter main forte à ses milieux de terrain, histoire de créer le surnombre et d’offrir une solution dès le début de l’action. Comment appelle-t-on ça ? Un joueur complet ?


Klose + 5 = Gerd Muller

Ces recettes, le natif d’Opole, en Pologne, les expérimente depuis de nombreuses années, déjà. Au début du nouveau millénaire, alors qu’il n’a que 21 ans, il fait déjà trembler les filets de Bundesliga sous le maillot de Kaiserslautern. Mais c’est au Werder Brême qu’il explose littéralement, inscrivant 53 buts en 89 rencontres de championnat, dont 25 en 2005-06. L’aventure au Bayern Munich est moins heureuse. Klose subit la loi de la concurrence, et termine souvent sur le banc, notamment après l’arrivée de Van Gaal en Bavière, qui lui préfère Mario Gomez et Thomas Müller. Paradoxe, s’il est comme un lion en cage en club, il demeure une machine de guerre en équipe nationale. 63 buts, en tout, avec le maillot de la Mannschaft, soit cinq de moins que le grand Gerd Muller. Cinq buts qu’il compte bien inscrire d’ici à la fin de l’Euro 2012, qui va se dérouler, tiens donc, en Pologne. Mais avant cela, Klose a une saison à terminer avec la Lazio, et des objectifs à atteindre. Désormais privé de Djibril Cissé, parti à QPR, il va porter sur son dos tout le poids de l’attaque romaine. Ce défi ne lui fait pas peur, loin de là. Car rien ne peut faire peur à l’un des tous meilleurs buteurs oldschool encore en circulation. Et certainement pas de se frotter ce soir à un certain Zlatan Ibrahimovic.

Eric Maggiori
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