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La Ligue 1 sens dessus dessous

Belle, belle, belle comme le jour. Relookée de la tête au pied depuis l'arrivée des riches investisseurs, qu'ils soient du Moyen-Orient ou de l'Europe de l'Est, la Ligue 1 affiche une gueule folle à moins d'un mois de la reprise. Cavani, Falcao, Zlatan, Rodriguez, Moutinho, soit autant de noms que l'on n'aurait jamais imaginé voir de sitôt sur les pelouses de l'Hexagone. Profitons-en !

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Pour beaucoup, la Ligue 1, c'est un peu ce pote qu'on aime fort, mais dont on a honte. Celui avec qui on est complice à la maison, mais que l'on hésite à ramener en soirée parce que, sans trop savoir pourquoi, tout le monde se fout toujours de sa poire. Aujourd'hui, ce pote a changé. Il s'est trouvé un beau CDI, a troqué son T-shirt RG 512 contre un costard Paul Smith et ses Air Max trouées contre de beaux souliers Berluti bien cirés. Enfin sortable, la Ligue 1 ne fait pas toujours l'unanimité. Oui, ici, on est en France, au pays des râleurs. Celui où on aime dire que l'argent ne fait pas le bonheur, ou pire, qu'il salit le football, fait l'éloge du capitalisme et tue le « football populaire » . Le calendrier indique le 17 juillet 2013, et Radamel Falcao, Edinson Cavani et Zlatan Ibrahimović, trois des meilleurs numéros neuf du monde, figurent dans des effectifs de l'Hexagone. Que les éternels insatisfaits s'en insurgent s'ils le veulent : on peut aimer la Ligue 1, son essence et même sa lose, mais vibrer pleinement. Qu'on soit supporter parisien, monégasque, marseillais ou nantais, le championnat de France a une très bonne gueule et ça, c'est bon pour tout le monde.

Kader Boudaoud et Edinson Cavani

Il est arrivé avec deux heures de retard et a fait péter les plombs aux journalistes venus de toute l'Europe, mais Edinson Cavani était bel et bien là, au Parc des Princes, ce mardi 16 juillet. Présentés plus tôt cet été, un peu plus au sud, Radamel Falcao, James Rodríguez ou João Moutinho sont également là, en France, où ils utiliseront leurs talents sur les pelouses pas toujours en bon état de notre bonne vieille Ligue 1. Alors bien sûr, lors de ces mêmes présentations, leurs discours stéréotypés, aseptisés et surtout pas en français agacent. Pourquoi auraient-ils un intérêt soudain pour le fameux « projet » du PSG ou de l'AS Monaco ? Pour le fric ? En partie, oui. Car, et les agents sont unanimes à ce sujet, ces deux clubs font partie de ce gratin financier qui peut s'offrir les meilleurs joueurs du monde. Alors quoi ? On a envié les stars du football anglais, italien ou espagnol, on a fantasmé, on a espéré, on s'est abonné à Canal+, mais maintenant qu'il y a de l'argent en France, on s'insurge ? L'argent dans le football serait donc mieux ailleurs qu'en France, un pays où on se plaint de ne pas pouvoir gagner la C1 à cause du gouffre financier que l'on accuse sur nos voisins ? Voyons.

Alors évidemment, cette manne financière ne profite directement qu'à deux superpuissances. Directement, car si les présidents français, Jean-Michel Aulas et Michel Seydoux en tête, aiment dire que Nasser ne fait pas tourner l'entreprise familiale car il ne recrute pas en France – un pays où on vend ses joueurs à des tarifs exorbitants – la Ligue 1 profite par un biais ou un autre de cette folie footballistique. En droits télés, grâce aux gros noms, en recrutant des joueurs bons, mais qui auraient trop de concurrence à Paris ou Monaco, comme l'Olympique de Marseille, ou en jouant contre des joueurs de classe internationale, tout le monde y trouve son compte, les téléspectateurs en tête. Pourquoi ? Parce qu'en cessant d'être rabat-joie un instant, on se dit qu'allumer France 2 un soir de Coupe de la Ligue et voir Kader Boudaoud faire rimer Brandão avec Falcao, c'est le pied. Se dire que Cavani et Lavezzi, qui ont fait de Naples, avec Marek Hamšík, l'une des équipes frisson des trois dernières années, seront à Geoffroy-Guichard et au Stade du Ray, c'est du bon. Ni vu ni connu, en France, il commence à y avoir un paquet de gros noms qui se mêleront à nos joueurs made in France que l'on adore aimer. Et ça fait plaisir.


Un enjeu préservé

Finalement l'argument anti-Paris ou anti-Monaco le plus redondant est la fin du suspense en Ligue 1. On lit déjà ça et là que le PSG et l'ASM seront seuls au monde la saison prochaine et pour les années suivantes. Ah bon ? Le déséquilibre financier existe, mais celui du terrain est plus difficile à justifier. Si les deux écuries devraient évidemment jouer les premiers rôles, la Ligue 1 a cela de particulier que rien ne sera jamais facile pour les cadors, au contraire du duo Barça–Real en Espagne, ou d'une Juventus beaucoup trop facile la saison passée en Serie A. Pourquoi ? Parce que tous les joueurs passés chez nous le diront : si elle ne jouit pas d'une réputation chatoyante, la Ligue 1 est un championnat difficile, même pour des joueurs aguerris aux joutes européennes. C'est là tout l'intérêt de la L1, des noms et des joutes. Au fond, le seul danger qui commence à arriver, c'est que l'on voit de plus en plus de préretraités préférer la France comme maison de repos. Carvalho, Abidal, Mutu, pour ne citer qu'eux, ont choisi de terminer en France, tandis que l'on parle de Chivu à Ajaccio... Mais si l'argent peut vite emmener vers ce genre de dérive, la possibilité de faire revenir d'anciennes gloires telles que Toulalan ou de converser des joueurs prometteurs comme Lucas Digne pousse à croire que dans le foot comme partout, qui est trop bon est trop con, et que si l'argent ne fait pas le bonheur, il peut fortement y contribuer. De toute façon, Cavani, Falcao et Zlatan pourront faire ce qu'ils veulent, la Ligue 1 de Le Lan, Saez, Pujol, Digard, Stéphane Carnot ou Benjamin Nivet ne mourra jamais. Mais elle sera encore plus belle avec eux.

Par Swann Borsellino
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