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La Ligue 1 est-elle à vendre ?

Paris, Monaco, Lille, Marseille... Les clubs français passent progressivement dans les mains de riches propriétaires étrangers. Sauf quelques irréductibles comme l'AS Saint-Étienne, qui accueille le PSG ce dimanche. Tendance durable et inquiétante ?

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Paris et QSI, Monaco et son richissime propriétaire russe, Marseille et l'ambitieux Mc Court. Voire Lyon et Nice avec leurs investisseurs chinois, même minoritaires. En 2017, certains grands clubs français ont ouvert leurs portes à un propriétaire ou des actionnaires étrangers. « Même Bordeaux, car le groupe M6 appartient aux Allemands de Bertelsman finalement » , souligne un ancien dirigeant de Ligue 1 qui s'exprime sous couvert d'anonymat « pas par crainte, mais par simple souci de ne pas me faire remarquer dans un milieu que j'ai quitté. » La thèse d'un Bordeaux sous pavillon allemand faire rire Damien Comolli, ancien dirigeant à Liverpool, Tottenham ou Saint-Étienne. « C'est un peu tiré par les cheveux de présenter les choses ainsi, mais c'est vrai qu'il y a un cycle d'arrivées d'investisseurs étrangers dans le football qui est parallèle à un cycle d'investisseurs extra-européens dans des actifs européens. » Un cycle dans lequel, du côté de la Ligue 1, Saint-Étienne fait partie des rares habitués aux joutes européennes à s'y refuser. Pour Luc Dayan, ce n'est peut-être qu'une question de temps, « car aujourd'hui, rien n'indique que la tendance va s'inverser, les investisseurs français ne sont plus en mesure de mettre de l'argent massivement » . Et selon Dayan, ils y ont surtout beaucoup moins d'intérêt : « Canal Plus, quand ils ont pris le PSG, c'était pour valoriser l'un de leurs produits, le championnat de France de football, et ainsi attirer des abonnés supplémentaires. Pas évident pour la plupart des grands groupes français de trouver un intérêt, même indirect, dans les clubs de football, d'autant plus qu'on a trop d'incertitudes par rapport à d'autres pays : clubs pas propriétaires de leur stade, obligés de composer avec les associations, etc.  »

« Je ne sais pas ce que Mc Court vient faire à Marseille »


Pour Damien Comolli, les riches mécènes qui débarquent en Ligue 1 ne le font pas par pur bonté, mais bien par intérêt, le plus souvent financier. « Il y a différents objectifs selon les investisseurs. Mais si on prend l'exemple des Américains en Premier League, ils viennent faire du business. Ce sont des gens qui, en général, possèdent déjà une franchise dans un ou plusieurs sports US. Ils considèrent qu'ils achètent un "asset", et cet "asset" doit permettre de créer des synergies entre leurs différents business. En l'occurrence dans la Premier League, on a des droits TV élevés, de grosses recettes aux stades... » Si l'attractivité du championnat anglais n'est plus à démontrer pour l'ancien directeur sportif – ce qui explique la présence de propriétaires ou actionnaires majoritaires dans quatorze clubs de l'élite anglaise –, il est bien plus dubitatif sur les motivations des bienfaiteurs de la Ligue 1 : « Mc Court, par exemple, je ne sais pas ce qu'il vient faire à Marseille. Avec les Dodgers, il possédait le stade, le parking, et des projets immobiliers autour. À Marseille, même le merchandising n'est pas totalement sous contrôle avec les associations de supporters. C'est lié notamment au contexte structurel français : les clubs ne sont pas propriétaires de leur stade et doivent composer avec une association qui peut leur bloquer l'agrément. Ils n'achètent qu'un effectif et une marque. Cela peut bloquer les investisseurs.  »

« À Nice, les investisseurs peuvent se frotter les mains »


D'où la nécessité de regarder les motivations cas par cas, dans un championnat à plusieurs vitesses au niveau structurel. « Paris, c'est la ville qui a attiré le Qatar pour faire son softpower, mais ailleurs, c'est moins lisible, sauf peut-être à Nice, car les investisseurs ont des affaires dans l'hôtellerie et se sont positionnés sur la Côte d'Azur et une ville touristique. À Lille, c'est clairement pour faire de la valorisation sur les joueurs, Monaco, c'est peut-être un coup de cœur d'un passionné de foot qui vit en Principauté... Mais pour le reste, il faut voir ce que les investisseurs peuvent trouver dans les clubs français. Un investisseur, il vient par intérêt, pour engendrer de l'argent directement ou indirectement. Et dans le sport, le meilleur moyen d'être gagnant, c'est de développer le produit » explique Dayan, exemple de Nice à l'appui : « À Nice par exemple, les investisseurs peuvent se frotter les mains, car il y a un nouveau stade, bientôt un nouveau centre d'entraînement, et des résultats qui suivent... C'est une aubaine. » Mais il y a encore plus efficace, à savoir développer la compétition qui héberge son club, sportivement et institutionnellement. « Le meilleur moyen de développer son club, c'est de développer la compétition dans laquelle il évolue. C'est pour ça que tous les investisseurs qui arrivent ont intérêt à travailler ensemble pour faire progresser la Ligue 1, la moderniser et la professionnaliser. C'est peut-être une opportunité historique pour notre championnat. » En tout cas suffisamment pour se lancer dans d'ambitieux projets. « Comme un second grand club à Paris, lance l'ancien président de Ligue 1 anonyme. Vous vous rendez compte, dans un pays centralisé, un seul club à Paris. On n'a pas réussi à le faire avec des investisseurs français, ce serait pas mal d'y arriver grâce à un mécène étranger... » Ou via une annonce sur Leboncoin.




Tous propos recueillis par Nicolas Jucha
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