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La Leçon Tactique de... Pablo Correa !

Vendredi soir, le FC Évian Thonon Gaillard accueillait l’Olympique Lyonnais au Parc des sports d’Annecy. Si l’ETG a bien bousculé l’OL (1-1), il s’agissait surtout du 250e match de Ligue 1 de Pablo Correa. L’occasion de lui rendre un petit hommage en faisant de son équipe le sujet de notre leçon tactique hebdomadaire.

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Oui, le FC Évian Thonon Gaillard est un phénomène. Champion de CFA en 2008, de National en 2010 et dans la foulée de Ligue 2 en 2011, les Croix de Savoie débarquent en Ligue 1, se permettent de changer de coach en janvier et décrochent une excellente neuvième place. Incroyable. Seulement, cet été, nombreux sont ceux qui disent que la belle histoire touche à sa fin. L’indispensable Christian Poulsen se barre à l’Ajax, Kahlenberg repart à Wolfsburg, Govou passe l’été dans le plâtre et Barbosa vieillit encore. Une nouvelle saison à 8 buts et 8 assists, presque un double-double, relèverait du miracle. Les matchs amicaux sont une catastrophe et les blessures gâchent la préparation des hommes de Correa : cinq défaites et un nul. Du coup, l’objectif maintien est vite annoncé. Et le début de la Ligue 1 vient renforcer l’idée de « saison-survie » . Premier match à domicile contre Bordeaux : l’équipe prend l’eau sur les côtés et laisse Mariano, Trémoulinas et Obraniak s’amuser. 2-3. À Brest, lors de la deuxième journée, le physique lâche et les quinze dernières minutes sont un cauchemar. 1-0. Bref, zéro point. Mais des idées…

Correa vs Garde, le match tactique

Deux défaites d’affilée, les rumeurs de départ de Sagbo, l’absence «  pour raisons personnelles » de Saber Khlifa, parti en Tunisie (pour signer au Club Africain ?). À l’heure de recevoir le leader lyonnais, Évian doute. Seulement, l’ETG est entraîné par Pablo Correa. Et si en Angleterre, le chant You don’t know what you’re doing! est le pire cauchemar de tout technicien, Correa a toujours su ce qu’il faisait. Et ce n’est pas son 250e match en Ligue 1 qui désobéira à la règle. À l’opposé, avec Gourcuff blessé, Grenier absent et Källström vendu, l’OL de Rémi Garde débarque à Annecy avec un 4-2-?-? aux idées obscures. Devant, Briand, Lacazette, Lisandro et Gomis se cherchent : 2-2 ? 3-1 ? 2-1-1 ? 90 minutes n’auront pas suffi pour éclaircir le schéma. Si Gomis est clairement en pointe, Lacazette joue un peu partout et un peu nulle part, Briand s’invente meneur de jeu et n’occupe pas le couloir droit, tandis que Licha semble censé évoluer à gauche, mais n’écarte pas suffisamment le jeu. Derrière, Biševac est déjà le leader d’un quatuor défensif complété par Réveillère, Koné et un Dabo qui ne fait pas oublier Cissokho, et la paire Fofana-Gonalons est toujours très sérieuse. Mais personne pour mettre de l’ordre dans les idées offensives.

Du coup, le plan défensif mis en place par Correa marche à merveille : laisser le ballon aux Lyonnais, les enfermer dans l’axe et accélérer sur les côtés à la récupération. Le 4-5-1 savoyard ressemble à un mur. L’incontournable Dja DjéDjé dégoûte Licha à droite, la paire Angoula-Mongongu réussit sa première fois, et surtout, Correa abandonne enfin l’idée de faire jouer le Danois et droitier Daniel Wass au poste de latéral gauche. Lacour prend sa place et Wass vient compléter le couloir droit hyperactif de DDD. Dans l’axe, Pablo allie quantité et qualité : Capitaine Sorlin, le jeune Mohammed Rabiu (acheté à l’Udinese en 2011) et l’éternel Barbosa. Trois milieux, six bons pieds. Devant, Sagbo prend la profondeur, pivote, provoque, fait remonter le bloc. Seul le côté gauche de M’Madi déçoit.

Un jeu attractif, sans le ballon

À la récupération, les Roses cherchent à jouer en une touche de balle et à utiliser au mieux la profondeur. Prise de risque maximale, de nombreuses pertes de balle, évidemment, mais surtout de l’audace et des jolies combinaisons. Parlons chiffres : malgré 38% de possession et seulement 224 passes réussies (oui, moins de trois passes par minute), l’ETG s’offre 18 tirs et 6 corners ! Une équipe au jeu très direct qui arrive très rapidement dans la surface adverse. Une équipe dangereuse qui sait ce qu’elle fait. Une équipe intelligente qui joue son jeu et le fait bien. En trois passes, les Croix de Savoie se présentent devant Lloris. En face, Lyon comptait à certains moments plus de 75% de possession, mais n’a jamais vraiment contrôlé le match. Rémi Garde se rend compte de l’impasse à l’heure de jeu et fait entrer Bastos pour Briand. Le Brésilien, véritable joueur de couloir, change la physionomie du match et rappelle les carences que l’on avait déjà vues face à Bordeaux. 1-1 score final : Évian se relance.

Question : un entraîneur défensif, cela veut dire quoi, au juste ? Le contraire d’offensif, c’est-à-dire un coach dont les équipes mettent peu de buts ? En Ligue 1, Pablo Correa et Christian Gourcuff ont la même moyenne de buts marqués par match (1,09). La saison dernière, l’ETG a marqué 54 buts, autant que le beau Malaga de Pellegrini et plus que l’Udinese de Guidolin (27 pour Correa, 27 pour Casoni). Le tout en Ligue 1, oui Monsieur. Faut-il s’intéresser alors à la possession ? Au nombre de tirs ? De passes ? D’occasions ? De buts ? Au nombre de « valeurs » ? Il semble que peu importe si Évian joue mieux que Lorient, Correa restera le symbole trop souvent négatif d’une Ligue 1 défensive au possible. Au contraire du jeu des équipes de Monsieur Correa, ce type de jugement paraît aujourd’hui bien flou.

À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com

Markus Kaufmann
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Note : -1
On peut pas dire qu'il contredise le cliché du portugais maçon
Note : 2
Merde :) Je suis con avec ma blague toute pétée
Note : 2
je suis *con avec ma blague toute pétée (version sans censure). Toutes mes excuses au peuple portugais qui en plus nous a pondu quelques superbes entraineurs. Pendez moi avec mes tripes.
je pensais qu'il etait Coreen.
Un peu d'indulgence c'est Lundi. ^^

Beaucoup de gens dénigrent le travail de Pablo Correa. En effet, les équipes qu'il coach ne sont pas attractives, elles défendent souvent à 5 ou sinon avec minimum deux sentinelles devant la défense.

Mais est-ce donné à tout le monde de maintenir l'effectif pauvre de l'AS Nancy Lorraine en Ligue 1 pendant 8 saisons ?? Combien de nos fabuleux tacticiens de l'hexagone y seraient parvenus ? Pourquoi est-ce que ce serait plus facile que de gagner avec une équipe à 200 millions de boules ??

Des équipes qui ne font que défendre et qui prennent des branlées on en a connues et elles sont vites redescendues en Ligue 2 !

Correa insuffle une grande rigueur aux équipes qu'il entraine, leur placement est irréprochable, l'activité de leur milieu est constante et tactiquement elles jouent très bien les contres avec beaucoup de lucidité, de bons appels et une bonne vision du jeu.

Et la meilleure preuve que Correa est un coach très rigoureux c'est l'efficacité de ses équipes sur coup de pied arrêtés. Un domaine dans lequel l'improvisation n'a pas sa place et qui nécessite des mises en place tactique très pointues au plus haut niveau...

C'est moche à regarder mais c'est tout de même du travail et encore du travail.

Correa-Fernandez même combat !
Hmiller : ça m'a quand même fait rire ^^

D'ailleurs si tu en veux une bonne sur son compte: Durant sa carrière de joueur, Correa était... attaquant de pointe =)
Note : -1
Au moins je t'ai fait rire. Je crois que je me suis jamais remis de la blague du CM de So Foot qui a appelé les portugais "le peuple du rez de chaussée" pendant l'Euro. J'en ai pleuré de rire.

Sinon Correa ouaip, un ex attaquant bordel. Après peut être que son travail mérite le respect mais sincèrement il me fait chier* avec son jeu défensif.
Pierre du Bayern Niveau : CFA2
Croix de Savoie ! On vend du rêve !
Il me semble que Bastos avait remplacé Lisandro. Briand avait été remplacé par Benzia un peu plus tard... À part ça, concernant Correa et l'ETG; on peut jouer le maintient et faire autre chose que jouer le contre à domicile. Il y a certes, du travail, mais je me suis fait *chier comme rarement vendredi soir.
MaxMaga : maintenir l'effectif pauvre de l'AS Nancy Lorraine en Ligue 1 pendant 8 saisons ??
Saison 2007-2008 : l'ASNL termine 4ème... et pendant ces 8 ans, Nancy a participé à 2 coupes de l'UEFA où elle s'est bien comporté !
De très gros résultats avec un effectif pauvre !!
corinthians Niveau : DHR
Le lecon tactique de Correa ... L'antiphrase par excellence .... ah "figure de style" quand tu nous tiens ...
Que ce soit à Evian, Nancy ou ailleurs, j'ai jamais et je n'adhérerai jamais a ce style de jeu qui n'offre rien de particulier à l’œil.
Alors certes c'est efficace, mais balancer devant en espérant quelques choses, désolé mais moi, ça ne me parle pas. Un entraineur comme ça, c'est un entraineur qui ne fait pas confiance à ses joueurs. C'est un castrateur (ce mot existe-t-il?) de la créativité.
Puis je lis ici et là "oui mais avec l'effectif qu'il a... bla bla bla". Ne serai-ce pas le rôle de l'entraineur de faire évoluer ses joueurs?
Par curiosité, je serai curieux de voir combien de joueur il a réussi à lancer au haut niveau.
Quand tu enfermes un joueur dans un simili-catenaccio pendant un temps, faut pas espérer que celui ci attire les convoitises, peut-importe le talent qu'il a. Dieu merci, Platini n'a pas été entrainer par Correa (rho je plaisante...).
Bref, j'accroche pas...
Me tapez pas sur les doigts (en ce moment c'est la mode ici d'être agressif dans les commentaires...), je ne fais que donner mon huuuuumble avis.
Correa n'a de leçon tactique à donner à personne, même pas à sa mère si je me réfère à ce que raconte l'article.

Je lis: "le plan défensif mis en place par Correa marche à merveille : laisser le ballon aux Lyonnais,"
Ouaah! Ca c'est un vrai génie tactique. On rappelle au brillant auteur de l'article que c'est quasiment le cas de toutes les équipes de L1. Equipes de L1 qui sont toutes construites avec un schéma de contre (au moins pire en 4/4/2 au pire en 4/2/3/1). Correa n'a pas inventé l'eau tiède. Et ce ne sont pas les équipes que j'ai vu jouer en L1 depuis la reprise (Lyon, Montpellier ou Marseille) qui vont révolutionner le jeu. C'était affligeant de médiocrité collective.

"Prise de risque maximale, de nombreuses pertes de balle"

Lol! Si la prise de risque en foot c'est balancer de grandes balles devant en sautant le milieu je commence à comprendre votre amour du béton sans imagination.

"Une équipe au jeu très direct qui arrive très rapidement dans la surface adverse."
Oui, mais si c'est pour ne pas avoir le ballon dans la surface (ou ailleurs) comme expliqué au-dessus je ne vois pas trop l'intérêt. N'importe qui peut balancer dans la surface, ça n'a jamais fait un jeu.

"En Ligue 1, Pablo Correa et Christian Gourcuff ont la même moyenne de buts marqués par match (1,09)"
Parce que Gourcuff c'est le nec-plus-ultra du jeu offensif, lèché et créatif? Gourcuff c'est un 4/4/2 sans grand intérêt mais avec un soucis de ne pas balancer comme des saligauds, de jouer proprement. Pas de quoi se lever la nuit, pas de quoi en faire un génie non plus. Le minimum syndical pour des pros.

"Il semble que peu importe si Évian joue mieux que Lorient"

Juste que les spectateurs qui ont payé leurs billets assez chers se font ch…. Mais ça c'est accessoire pour l'auteur. Et puis l'auteur oublie de dire aussi que Evian en a pris 55. Comme quoi, ce n'est pas en jouant derrière qu'on prend peu de buts.

"Correa restera le symbole trop souvent négatif d’une Ligue 1 défensive au possible."
Et bien, ça doit vous plaire que le béton domine la L1, non?. C'est du viril, du combat d'hommes, hein?

"Au contraire du jeu des équipes de Monsieur Correa, ce type de jugement paraît aujourd’hui bien flou."

C'est ssslaaa, oui. Le béton c'est fun et parce que c'est Correa c'est génial. Grand flou, va.
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