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La Lazio veut relever la tête

Sèchement battue 3-0 ce mercredi à Leverkusen en barrages de C1, la Lazio a dit adieu à ses rêves de Ligue des champions. Il faut désormais se reconcentrer sur le championnat, panser les plaies et voir l'avenir avec optimisme.

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Le visage d'Antonio Candreva en dit long. Le regard perdu, l'air hagard, le capitaine d'un soir de la Lazio a compris : son équipe n'ira pas en Ligue des champions cette saison. La folle nuit napolitaine de mai dernier, qui avait permis d'envoyer la Lazio en barrages, n'aura donc servi à rien. Ou du moins, pas servi à ce que les Romains espéraient. En encaissant un sévère mais logique 3-0 à Leverkusen, rendant caduque la victoire 1-0 du match aller, la Lazio dit au revoir à la C1 et bonjour à la C3 (coucou Saint-Étienne). Les mots du coach, Stefano Pioli, à la fin de rencontre, résument exactement le sentiment des tifosi laziali : « La Lazio n'est pas prête pour ce niveau-là. » Non, elle ne l'était pas. Pas prête pour affronter une équipe qui fait partie du top 20 européen comme Leverkusen. Donc encore moins prête pour affronter des formations comme le Bayern, le Barça ou le Real Madrid. La Ligue Europa lui conviendra mieux. C'est peut-être parce qu'il venait de comprendre ça qu'Antonio Candreva avait l'air si paumé sur la pelouse de la BayArena.

De Bassano au Bayer Leverkusen


Oui, cette élimination sonne comme un constat d'échec. Cet été, la Lazio a commencé sa préparation plus tôt pour être prête pour deux objectifs principaux : la Supercoupe d'Italie contre la Juventus et le tour préliminaire de C1 contre Leverkusen. Résultats : une défaite 2-0 contre les Turinois, et une élimination en Champions. Deux objectifs loupés. Après la défaite face à Leverkusen, les médias italiens ont commencé à reprocher à Stefano Pioli de perdre tous les matchs importants. Il est vrai que depuis son arrivée sur le banc laziale, les grands rendez-vous ne sont pas franchement sa spécialité. Double confrontation en championnat contre la Juve ? Deux défaites. Derbys contre la Roma ? Un nul et une défaite. Finale de Coupe d'Italie contre la Juve ? Défaite. Le seul match réellement « important » que Pioli soit parvenu à gagner, c'est justement la finale pour la troisième place contre le Napoli lors de la dernière journée. Et encore, si Higuaín n'avait pas foiré son penalty à quinze minutes du terme...

Dans ces constats, on peut toutefois voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Pour perdre des finales, il faut déjà y arriver, en finale. Et perdre contre la Juve n'est pas non plus une honte lorsque l'on regarde la saison stratosphérique réalisée par les Bianconeri. Le fait est, aussi, que la Lazio est une équipe qui part de loin. Quand Pioli a récupéré l'équipe, lors de l'été 2014, celle-ci sortait d'une saison complètement anonyme, les joueurs étaient cramés, les supporters leur avaient tourné le dos et il n'y avait plus d'enthousiasme. Au mois d'août 2014, Pioli disputait son premier match officiel en 32e de finale de Coupe d'Italie face à Bassano devant quelque 2000 tifosi... Forcément, si l'on regarde le chemin parcouru depuis (finale de Coupe d'Italie, troisième place, tour préliminaire de C1), il y a de quoi être plus optimiste qu'en regardant seulement les résultats de ces matchs aoûtiens face à la Juve et à Leverkusen.

Du Bayer Leverkusen au Chievo


Du coup, tout ce petit monde a un peu le cul entre deux chaises. Optimisme ? Pessimisme ? À Rome, les avis sont partagés. Il y a ceux qui pensent que la Lazio va continuer sa progression. De fait, l'effectif par rapport à la saison dernière n'a pratiquement pas bougé hormis quelques départs (Cavanda, Ciani, Ledesma, Novaretti...) et quelques arrivées (Kishna, Morrison, Patric, Hoedt, Milinković). Mais le noyau dur est bien là, et les pépites désirées par de grands clubs sont toutes restées (Felipe Anderson, Biglia, De Vrij) et même le capitaine Mauri a prolongé son bail. De quoi assurer une stabilité à Stefano Pioli, qui espère bien réussir à retrouver la Lazio qui avait enchanté la Serie A avec un jeu flamboyant de janvier à mai dernier.


Mais il y a aussi ceux qui pensent que la Lazio était en sur-régime la saison passée, et qu'elle ne pourra pas rééditer une telle performance, surtout avec trois compétitions à jouer (elle ne jouait pas l'Europe l'an dernier). Le président Lotito et son bras droit Tare n'ont pas souhaité recruter de gros noms, et ont misé comme souvent sur des promesses. Oui, sauf que, pour passer un tour préliminaire de C1, il fallait peut-être des gros noms. Car avec les absences de Klose et Biglia, la Lazio s'est retrouvée dépourvue de leader sur le terrain. Pour cause, pratiquement tous découvraient là la C1 (hormis Radu qui l'avait jouée avec la Lazio en 2007/08, et Mauricio et Basta qui avaient déjà disputé un tour préliminaire). Forcément, à ce niveau-là, cela ne pardonne pas. Surtout quand votre joueur clef, Felipe Anderson, traverse le match comme un fantôme perdu sur un pré vert (où est le magnifique joueur admiré la saison passée ?).

Pas le temps de ressasser cette défaite, toutefois. Dès ce dimanche, la Lazio est attendue à Vérone pour y affronter le Chievo. La première journée, face à Bologne, s'est soldée par une victoire, 2-1. Il serait de bon ton pour les Biancocelesti d'arriver à la trêve avec six points. Histoire, au moins, de convaincre les plus pessimistes que cette saison peut encore apporter de belles satisfactions.

Par Éric Maggiori
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