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  2. // 6e journée

La Lazio seule leader

La Lazio enchaîne, le Milan recolle, et l'Inter et la Juve se
neutralisent. A part ça, journée frileuse en Italie. Mais avec des
gestes de classe.

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Quatre petits 1-0, trois matchs nuls et vierges, une quinzaine de buts
à peine, et deux lectures possibles du week-end italien : soit le
championnat transalpin devient vraiment triste comme un jour sans
pain, soit ce faible total de buts est la preuve par les chiffres que
le calcio est en train de redevenir cette compétition serrée comme une
vis où seuls les plus forts survivent.

A voir les buts que la botte nous a donnés ce dimanche, c'est
évidemment la deuxième hypothèse qu'il faut retenir. Deux buts
exemples ayant valeur de symbole. Dans un Parme-Milan AC de bonne
facture, où le Milan aurait pu se mettre à l'abri plus facilement,
c'est Pirlo qui résout la question d'une frappe insensée à la
vingt-cinquième minute sur laquelle même Ronaldinho, pourtant peu
impressionnable question talent pur, hallucine en direct live (1-0
score final, et belle remontée des rossoneri au classement, qui se
replacent dans la course au titre) ; et dans la Lazio-Brescia qui vaut
au club des méchants de la capitale de continuer à faire la course en
tête (victoire 1-0), c'est Mauri qui marque le but de la victoire sur
un incroyable combo dribble-accélération-passe du “Prophète” Hernanes,
lequel fait toutes les semaines davantage penser à ses prédécesseurs
brésiliens Socrates ou Falcao. Très, très impressionnant.

D'autres preuves que le talent existe en Italie, il y en a en fait eu
dans quasiment chaque match. Fiorentina-Palerme, qui s'est clos sur
une victoire des siciliens (1-2) et l'officialisation de la crise
florentine qui couvait depuis le début de saison, a ainsi confirmé le
génie de Pastore, encore buteur facile, mais aussi celui du petit
nouveau Josip Ilicic. Acheté par Palerme à Maribor après une
confrontation européenne où le Slovène avait fait la misère aux
Italiens, la nouvelle merveille du calcio a inscrit son troisième but
depuis le début de saison d'une frappe de loin dans la lucarne.
Sachant que les deux premiers avaient été marqués contre la Juve et
l'Inter, il est évident que le môme de 22 ans est un homme de grands
rendez-vous. On pourrait aussi parler de la doublette star du Napoli,
Cavani-Hamsik. Le premier, révélé à Palerme puis à la coupe du monde
cet été avec l'Uruguay, a été le grand animateur de la victoire des
sudistes contre la Roma (2-0). Mais comme il a vendangé, c'est Hamsik
qui s'est chargé d'ouvrir le score à la réception d'un centre en
retrait de Dossena, avant d'aller recoiffer sa crête devant son kop.
De quoi éclipser, donc, les un peu zonards Udinese-Cesena (1-0),
Lecce-Catane (1-0), Chievo-Cagliari (0-0), Bologne-Samp (1-1) et
Genoa-Bari (2-1). Quant au plutôt plaisant Inter-Juve, on vous en
parle ailleurs.

Qu'on se rassure, il y a aussi eu des polémiques. Deux petites, en
fait. La première nous vient de la Roma, qui n'en finit plus de
s'enfoncer dans la crise. Sorti à la 67eme par son coach Ranieri, qui
s'en prépare de belles, Borriello a pesté, disant qu'il sentait « le
but arriver. Si j'étais resté sur le terrain, je marquais
 » . Côté Samp,
Cassano a fait de même, en filant au vestiaire sans se retourner quand
Di Carlo l'a sorti pour faire entrer Pozzi à la 69eme. Commentaire du
coach : « Il y a une règle : celui qui sort doit saluer celui qui
rentre. Elle est valable pour tous, même Antonio
 » . Voilà qui pourrait
bien nous faire la semaine.

Résultats et Classement

Stéphane Monteverdi

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