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La Lazio selon Inzaghino

Nommé à la dernière minute pour remplacer au pied levé Marcelo Bielsa, parti avant même d'avoir débuté sur le banc laziale, Simone Inzaghi a dû jongler avec un public excédé, une équipe sans certitudes sportives et l'étouffant environnement romain. Pourtant, quelques mois plus tard, sa Lazio trône fièrement dans les sommets de la Serie A. Récit d'un mariage parfaitement réussi.

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Certains chiffres ne trompent pas. Le 5 avril dernier, Simone Inzaghi a eu 41 ans. Un jour plus tôt, il célébrait une courte défaite face à la Roma, synonyme de qualification pour la finale de la Coppa Italia. Tout en se préparant à affronter dimanche le Napoli, alors que les Biancocelesti, quatrièmes de Serie A, restent sur 8 matchs sans défaite en championnat. Alors, forcément, Simone est sur un nuage. « C'est le plus bel anniversaire de ma vie. » Car avec lui, la Lazio est depuis quelques mois en état de grâce. Un accomplissement d'autant plus impressionnant qu’Inzaghino a dû reprendre au pied levé l'équipe première, après une intersaison estivale chaotique.

Souviens-toi, l'été dernier


Un été durant lequel le président Lotito laisse longtemps entrevoir le meilleur à ses tifosi, en leur laissant croire à une arrivée de Marcelo Bielsa, avant que les négociations avec l'Argentin ne capotent complètement. Une catastrophe à laquelle s'ajoute un mercato complètement atone, qui voit partir Candreva et Klose, ce qui incite les fans laziali à demander pour la énième fois la démission de leur président, Claudio Lotito, dont la gestion a été instamment critiquée ces dernières années. Un contexte explosif avec lequel Inzaghi doit composer, alors qu'il pensait avoir définitivement laissé la main de l'équipe première, après l'avoir dirigée pendant sept matchs en fin de saison dernière. De quoi se demander comment le bonhomme a réussi à refaire de cette Lazio-là un acteur majeur de la Serie A.

Icône laziale


Pour comprendre le succès de Simone Inzaghi, il faut d'abord cerner l'homme et ce qu'il représente au sein de l'institution Lazio. Un club où il n'est jamais réduit à un statut de simple « frère de » , à l'ombre de son frangin Pippo, qui a marqué l'histoire de l'AC Milan des années 2000. « Simone, il faut bien comprendre qu'à la Lazio, c'est une vraie star. Quand il était joueur, il a gagné le Scudetto et en Italie, les gens n'oublient pas » , explique Ousmane Dabo, ex-coéquipier et ami du coach laziale. « Je n'ai jamais eu aucun problème avec mon frère, confirmait Simone en novembre dernier. Pour moi, c'est le plus grand buteur italien de tous les temps... La seule chose qui m'a dérangé, c'est d'entendre parler des venues de Sampaoli et Bielsa... Je pense que je ne méritais pas ça. J'ai pris en main l'équipe pendant sept matchs et ça fait dix-sept ans que je suis là. » Une ancienneté qui a permis au frère de Pippo de ne pas tergiverser à l'heure de se rasseoir sur le banc de la Lazio. « Il a l'avantage de connaître par cœur le contexte romain » , poursuit Dabo. Reste qu’Inzaghino n'a pas non plus le profil d'une grande gueule à la Diego Simeone : « C'est quelqu'un de super sociable, très blagueur, un vrai giocoso (chambreur, ndlr). En revanche, son côté leader, on ne le voyait pas forcément quand il était joueur, même s'il était hyper impliqué. »

Dabo : « Il me parlait de joueurs de Ligue 1 inconnus »


De fait, la révolution que Simone a mené à la Lazio est un dosage subtil de travail tactique et de psychologie douce. Si l'entraîneur biancoceleste a réussi à transmuter une formation aux fondations fragiles (13e défense de Serie A en 2015-2016) en une machine collective à la solidité défensive retrouvée (seules la Juve et la Roma ont encaissé moins de buts en championnat), c'est parce qu'avec lui, la Lazio s'est dégoté un nerd absolu du ballon rond, obsédé compulsif de tactique. « Avec Pippo, nous décortiquions la Gazzetta dello Sport tous les jours, on passait notre temps à lire les formations. On était vraiment les gamins incollables sur le foot » , expliquait ainsi Simone à So Foot en 2016. « Le mec connaît tous les joueurs, c'était hallucinant, se souvient Dabo. Il me parlait de joueurs de Ligue 1 inconnus, il a vraiment ce côté obsédé du foot. Quand on parlait tactique, on l'écoutait. On voyait bien qu'il était fait pour ça. »

Il a insisté pour recruter Immobile


Entraîneur cérébral, le natif de Piacenza n'est pas du genre à tomber dans le dogmatisme du foot spectacle. Son mantra ? Trouver le point d'équilibre entre la nécessité de produire un jeu séduisant, et celle d'adapter son style aux forces et faiblesses de ses opposants. « Le jeu est fondamental. Mais je défie quiconque de préférer un match magnifique, mais sans résultat au bout, à un succès, même sans avoir produit un bon football. » Pour le reste, Inzaghi a laissé parler son flair, notamment en insistant pour recruter Ciro Immobile, qu'il a fait renaître de ses cendres. « Immobile, je sais que c'est une recrue qu'il a demandée » , précise Dabo. L'avant-centre de la Nazionale sait à qui il doit ses 18 buts marqués en Serie A cette saison. « Ce que fait Simone est extraordinaire. Il était attaquant, ça m'aide encore plus. » Et voilà la Lazio qui pourrait se prendre à rêver de Ligue des champions, en cas de victoire face au Napoli, ce dimanche soir. « Je veux être le coach de la Lazio actuelle, mais aussi celui de celle du futur » , avait annoncé Inzaghi début avril 2016, à l'heure de remplacer Stefano Pioli, fraîchement licencié. Douze mois plus tard, Inzaghino semble avoir atteint son objectif. Marcelo Bielsa, lui, n'est déjà plus qu'un lointain souvenir.

Adrien Candau Propos d'Ousmane Dabo recueillis par AC
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