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  2. // 12e journée

La Lazio se relève

La journée de tous les dangers. Les six premiers du classement s'affrontaient et on y voit plus clair. Chouette. Un derby Milanais, un choc éternel (Juve-Roma), un match des révélations (Lazio-Napoli) et même un derby sicilien : voilà les ingrédients d'un week-end "vintage" pour dresser un premier bilan et tirer les premiers enseignements de la saison.

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Première leçon : l'Inter Milan n'est plus invincible. C'est désormais officiel. Pire encore, l'Inter n'est plus vraiment l'Inter. Voilà quatre saisons qu'elle est l'équipe à battre, celle après qui l'on court, celle que l'on ne rattrape jamais. Quatre longues années que le Milan AC court dans l'ombre de son cousin nerazzurro, qu'il souffre en silence pendant que le club de Massimo Moratti fait tomber tous les titres, du Scudetto à la Ligue des Champions. Mais la roue a tourné. Hier soir, le Milan AC a exorcisé quatre années de souffrance, de jalousie et de défaites. Ironie du sort, c'est Zlatan Ibrahimovic, l'homme symbole de l'Inter post-Calciopoli, qui a permis aux Milanais de s'imposer 1-0. Cela n'aura pas été le plus grand derby de l'histoire. Pourtant, il va très certainement rester gravé, comme point de départ d'un nouveau chapitre de la Serie A. Un chapitre où la domination de l'Inter n'est plus, où le championnat se resserre, où d'autres équipes peuvent à nouveau prétendre au titre. Le derby d'hier soir aura été marqué par peu d'épisodes à part le pénalty accordé au Milan après quatre minutes de jeu, pour une faute grossière de Materazzi sur Ibrahimovic, transformé par Zlatan. 1-0, e basta. L'Inter tombe de haut et laisse son sceptre à son rival. Six points séparent déjà les deux équipes. Comme la fin d'un cycle. Comme un passage de témoin.



Deuxième enseignement : avec cette victoire, le Milan AC conserve logiquement la tête de la Serie A. Derrière, la Lazio Rome, deuxième, affronte le Napoli, troisième. L'équation est simple : qui l'emporte reste dans le sillage du Milan AC. Qui perd pleure. Après deux défaites consécutives, la Lazio veut prouver à tous que la flamme ne s'est pas éteinte après le derby perdu face à l'AS Roma. Opération rachat réussie pour les Biancocelesti, qui ont pu s'appuyer sur le meilleur Zarate. Pendant la semaine, Reja avait ouvertement critiqué son numéro 10. Trop égoïste, trop personnel, trop têtu. Zarate en avait pris pour son grade. Du coup, le petit Argentin s'est révolté, et a sorti son meilleur match depuis plus d'un an. Un but, une passe décisive pour Floccari, une barre transversale : "Maurito" est de retour, à l'instar d'une Lazio qui remet le turbo, et qui reste à un point du leader milanais. Naples déçoit, mais reste troisième. Les batteries semblent quelque peu à plat. En revanche, celles de la Juventus et de l'AS Roma sont bien chargées. Les deux équipes se sont livrées à une rencontre pleine d'intensité, à l'issue indécise. Finalement, un coup de génie et un coup de main du destin (plus de main que du destin) ont décidé cette rencontre : Iaquinta ouvre le score pour la Juve (35ème) d'une sublime reprise de volée. Totti égalise sur pénalty (49ème) après une main douteuse de Simone Pepe dans la surface. Le reste : on retiendra un excellent Philippe Mexès, prêt pour affronter l'Angleterre, un bon début d'Armand Traoré avec la Juve, et un vilain geste de Totti (encore?) qui, après son but, fait signe aux supporters turinois de la fermer. Classe. Le point du match nul permet à la Vieille Dame de se hisser à la quatrième place; la Roma, elle, reste sixième.

A côté de ces trois matches, le reste de la 12ème journée de Serie A pouvait sembler bien insipide. Et pourtant... Un autre choc a déchaîné les passions : le derby sicilien entre Palerme et Catane. Le match a été éclaboussé par la classe de l'Argentin Javier Pastore, qui a terrassé à lui seul son adversaire, grâce à un triplé (3-1). Palerme se replace ainsi dans la zone Europe, à deux points de la Roma. Autre hat-trick : celui d'Antonio Di Natale face à Lecce, pour une facile victoire de l'Udinese (4-0). C'est la troisième fois cette saison que Lecce prend quatre pions (face au Milan AC et face à la Juventus). Il va falloir penser à apprendre à défendre. Peu de spectacle dans les autres rencontres, mais des buts importants. On a aimé la reprise de volée de Candreva, qui permet à Parme de s'imposer sur la pelouse de la lanterne rouge Bari (1-0). On a apprécié également la frappe en pivot de Gilardino, seul buteur de la Fiorentina face à Cesena, et le missile de Di Vaio, homme providentiel de Bologne, face à Brescia. En revanche, on a moins aimé s'emmerder (encore) devant un match du Chievo, qui est décidément l'équipe la plus soporifique de Serie A : face à la Sampdoria, les Veronesi ont signé leur troisième 0-0 lors des cinq derniers matches. Quelques conseils à donner à Lecce ? Voilà... Bilan : l'Inter n'est plus invincible, le Milan AC est de retour au sommet, et la Lazio vient jouer les trouble-fêtes. Qui a dit que le championnat italien n'avait plus d'intérêt ?

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Eric Maggiori

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