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  2. // 21è journée

La Lazio rompt le tabou milanais

Dans une journée où quatre rencontres ont été annulées pour cause de neige, la Lazio a créé la surprise en battant le Milan AC (2-0), faisant une jolie fleur à la Juventus. Match de fou entre l’Inter et Palerme (4-4) et lourde défaite de la Roma sur la pelouse de sa bête noire, Cagliari (4-2). Et tombe la neige…

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Ibrahimovic ? Matri ? Cavani ? Tu parles. La star de la 21ème journée de Serie A est blanche. Tout blanche, même. Et même si elle n’a pas marqué de but, la neige a été la principale actrice de ce tour de milieu de semaine. En tombant depuis le début de la semaine sur le nord de l’Italie, les flocons ont recouvert les terrains et les stades, rendant la plupart d’entre eux impraticables. L’épidémie de poudreuse a d’abord frappé l’Emilie-Romagne, entraînant hier soir le report du match entre Parme et la Juventus. Elle s’est poursuivie en Toscane et en Lombardie aujourd’hui, empêchant le bon déroulement des matches censés se diriger dans ces régions. Ainsi, au cours de la journée, c’est l’hécatombe. Atalanta-Genoa, Siena-Catania et Bologna-Fiorentina sont annulés et reportés à une date ultérieure. En même temps, il fait un froid glacial sur toute l’Italie, et jouer par un froid pareil en soirée est une véritable absurdité, que les représentants de la Federcalcio ont tous admis aujourd’hui. Alors, célébrons ceux qui ont chaussé les crampons et les gants, et qui ont offert du spectacle à des spectateurs congelés. Et du spectacle, Dieu merci, il y en a eu. A s’en réchauffer les cœurs. A commencer par le très attendu Lazio-Milan.

Privée de Miroslav Klose, blessé de dernière minute, et de Djibril Cissé, parti à QPR, la Lazio est obligée de se présenter face au champion d’Italie avec un seul attaquant, le vétéran Tommaso Rocchi. Qui se retrouve face à Nesta et Thiago Silva. Dur. La première période est une purge. Les deux équipes ne jouent pas et ne se créent pas la moindre occasion, hormis peut-être un numéro de funambule d’El Shaarawy et une tête de Nocerino. Mais la seconde période débute avec d’autres intentions. Milan attaque et la Lazio sent que la soirée va être longue. Les rossoneri pourraient d’ailleurs bénéficier d’un pénalty, pour une faute de main flagrante de Dias dans la surface. L’arbitre indique le point de pénalty, mais son juge de ligne le fait changer d’avis, signalant pour sa part un hors-jeu. A partir de là, les Romains se mettent à y croire. Pour de vrai. Et à quinze minutes du terme, Hernanes débloque la situation d’une frappe croisée. L’Olimpico explose. Mais il n’a pas fini de chavirer. Dix minutes plus tard, le bon Rocchi double la mise d’une frappe puissante sous la barre. 2-0. Edy Reja tient son exploit. Cela faisait 14 ans que la Lazio n’avait plus battu le Milan AC en championnat d’Italie. La Juventus n’avait pas autant aimé la bleu ciel depuis le 5 mai 2002.

Milito puissance 4

Mais il ne s’est pas passé que des belles choses à Rome. Non, loin de là. Le spectacle offert par l’Inter et Palerme, sur la pelouse totalement glacée de San Siro, a tout simplement été pyrotechnique. Comme à chaque fois, à vrai dire. A l’aller, Palerme s’était imposé 4-3. L’an dernier, c'est l’Inter qui avait gagné 3-2 après avoir été menée 2-0. Ce coup-ci, les deux équipes ont fait encore plus fort. Un match nul 4-4 absolument somptueux, mais qui, au final, n’arrange ni l’une ni l’autre. Les deux grands monsieurs de la soirée se nomment Diego Milito, auteur du premier quadruplé de sa carrière, et Fabrizio Miccoli, qui a inscrit un triplé (il avait déjà planté un doublé au match aller). Une folie à deux. L’évolution du score ? 0-1. 1-1. 1-2. 2-2. 3-2. 3-3. 4-3. 4-4. On peut appeler ça une véritable course-poursuite. Evidemment, après sa défaite à Lecce, l’Inter aurait espéré mieux, d’autant que la victoire de la Lazio laisse les nerazzurri à la cinquième position, désormais à trois points des biancocelesti. A noter les grands débuts avec le maillot interista de Palombo, après une vie passée à la Sampdoria. Le joueur va certainement être une vraie valeur ajoutée pour le milieu de terrain de Claudio Ranieri.

De Ranieri à la Roma. La transition est presque logique. Ranieri le sait mieux que quiconque : pour la Roma, Cagliari est une bête noire. Une putain de bête noire même. La saison dernière, la Louve avait sombré au Sant’Elia, 5-1. Cette saison, rebelote. Lors de la première journée de championnat, les Sardes vont s’imposer 2-1 au stadio Olimpico. Alors, pour ne pas faire défaut à la tradition, les joueurs de Cagliari ont tout donné, ce soir. Profitant aussi des largesses défensives de la Roma, la formation de Ballardini s’est fait plaisir, prenant d’abord l’avantage par Thiago Ribeiro. L’équipe de Luis Enrique est revenue dans le match par Juan, puis Borini. Mais à 2-1, Cagliari se révolte, et égalise par le nouvel arrivant Pinilla. En seconde période, Thiago Ribeiro signe un doublé, permettant aux Sardes de prendre à nouveau l’avantage. Pendant plus de 40 minutes, la Roma tente d’égaliser (elle y parvient presque par Borini puis Pjanic) mais finit par céder en fin de rencontre sur un but d’Ekdal. 4-2. La sanction est lourde mais presque logique. A force de vouloir trop jouer, Luis Enrique se fait prendre à son propre jeu. Et la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions est désormais à 10 points. Beaucoup trop.

Di Natale, why always him ?

Oui, car devant, l’Udinese ne lâche rien. Après avoir perdu au Juventus Stadium, les Frioulans, toujours privés de nombreux titulaires, sont parvenus à venir à bout de Lecce (2-1). Le nouvel arrivant, Pazienza, n’a mis que deux minutes pour inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs. Un but qui lance l’Udinese, mais qui a aussi le mérite de réveiller les joueurs de Lecce. Forts de leur victoire contre l’Inter, les garçons de Serse Cosmi jouent décomplexés, et sont récompensés par l’égalisation de Di Michele. Mais la joie est de courte durée. Car qui dit match au stadio Friuli dit forcément but de Toto Di Natale. Le meilleur buteur du championnat ne déroge pas à la règle et inscrit son quinzième but de la saison peu avant la pause. Ce coup là assome les Pugliesi, qui ne vont pratiquement rien créer en seconde période. L’Udinese s’impose tranquillement 2-1, reste accrochée à la troisième place, et revient même à deux points du Milan AC, battu à Rome. Le Udinese-Milan qui aura lieu dans dix jours va valoir son pesant d’or.

Enfin, dans le dernier match de la journée, le Napoli a encore fait n’importe quoi. Dans un San Paolo pourtant tout acquis à sa cause, l’équipe napolitaine n’a pas été capable de faire mieux qu’un décevant 0-0 face à Cesena, antépénultième du classement. Pourtant, Naples a eu les occasions qu’il fallait, mais n’a pas été en mesure de les concrétiser. Toutefois, Mazzarri aura de quoi se plaindre. Dans les arrêts de jeu de la rencontre, Goran Pandev a cru libérer le San Paolo en inscrivant le but de la victoire. Joie tronquée par le juge de ligne, qui signale un hors-jeu. Le ralenti est accablant pour l’arbitre : aucun hors-jeu et but totalement valable. Une erreur qui pèse lourd dans la balance. Néanmoins, cela n’enlève rien au fait que contre une équipe comme Cesena, le Napoli devrait pouvoir s’imposer tranquillement, comme il l’avait fait au match aller (3-1). Les cibles s’éloignent petit à petit : la Juve est à 14 points, Milan à 13, l’Udinese à 11 et la Lazio à 9. Restent donc la Coupe d’Italie et la Ligue des Champions, qui vont finir par devenir des objectifs majeurs. Chelsea est prévenu.

Les résultats :

Napoli – Cesena 0-0
Udinese – Lecce 2-1
Pazienza 2’, Di Natale 37’ / Di Michele 26’
Lazio – Milan 2-0
Hernanes 77’, Rocchi 85’
Inter – Palermo 4-4
Milito 22’, 55’, 61’ et 69’ / Mantovani 17’, Miccoli 52’, 66’ et 85’
Cagliari – Roma 4-2
Thiago Ribeiro 7’ et 49’, Pinilla 41’, Ekdal 92’ / Juan 13’, Borini 34’

Parma-Juventus, Atalanta-Genoa, Siena-Catania et Bologna-Fiorentina reportés à cause de la neige


Eric Maggiori
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