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  3. // Lazio/Sporting (2-0)

La Lazio remercie Zurich

Il fallait un miracle, et le miracle est arrivé. La Lazio, qui n'avait pas son destin entre les mains, a battu le Sporting Lisbonne (2-0) au stadio Olimpico. Dans l'autre match, Zurich, déjà éliminé, a fait tomber Vaslui (2-0), permettant ainsi aux Laziali de se qualifier pour les seizièmes de finale. Merci qui? Merci les Suisses.

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Lazio - Sporting (2-0)
Buts : Kozak 42', Sculli 55'
FC Zurich - Vaslui (1-0)
Buts : Margairza 69', Buff 90'

Plus jamais les supporters de la Lazio ne regarderont la Suisse de la même façon. Pas impossible, d'ailleurs, que la plupart aillent passer leurs prochaines vacances là-bas. Et pour cause. Si ce soir, la Lazio peut célébrer une incroyable qualification en seizièmes de finale de l'Europa League, elle le doit, en grande partie, au FC Zurich. Les Suisses, déjà éliminés, ont en effet battu Vaslui (2-0), permettant à la Lazio d'accéder au tour suivant. Et pourtant, qu'on se le dise, personne n'y croyait. Si une victoire romaine contre un Sporting déjà qualifié ne faisait pas beaucoup de doutes, en revanche, une contre-performance de Vaslui semblait improbable. Même si les Roumains sont loin d'être une irrésistible armada, ils avaient leur destin entre les mains. Cela devait donc suffire pour les motiver à aller chercher trois points en terre suisse. Mais non. Vaslui a trébuché sur la dernière marche vers les seizièmes de finale, et se fait piétiner par la Lazio, qui en profite pour rejoindre le Sporting, sa victime du soir (2-0), au tour suivant. Peu d'émotions à Rome. Un but des locaux par mi-temps : suffisant pour venir à bout d'une équipe portugaise qui était plutôt venue à Rome pour visiter le Colisée que pour autre chose. Mais le vrai frisson de la soirée est intervenu à la 69ème minute, lorsque l'annonce du premier but suisse s'est répandue comme une traînée de poudre dans les travées du stadio Olimpico. A ce moment là, les tifosi ont compris. Ils ont compris que Zurich avait joué le jeu à fond, et était en train de faire vivre l'enfer à l'équipe roumaine. La Lazio s'était mise dans une mouise sans nom, à l'image du PSG, et s'en est finalement sortie indemne, contrairement aux Parisiens. Que cela leur serve de leçon pour la suite. S'ils tombent contre Manchester United ou Manchester City en seizièmes de finale, le FC Zurich ne sera plus là pour leur filer un coup de main divin.

Le Koup de Kasque de Kozak

A cause d'une infirmerie pleine à craquer, Edy Reja est obligé de composer une formation avec les moyens du bord. En défense, le technicien donne sa chance pour la première fois de la saison au jeune Cavanda, aux côtés de Diakité et Biava. En attaque, Libor Kozak prend la place de Klose, préservé, tandis que Cissé est titularisé après deux matches sur le banc. Le Sporting, lui, répond avec une formation remaniée, quatre titulaires habituels ayant été laissés à la maison. Le début de match est totalement à l'avantage des biancocelesti, qui campent dans le camp portugais. Le grand Kozak a la première occasion, mais son coup de tête termine au-dessus. Clairement, il ne faut pas être un grand spécialiste pour comprendre que le Sporting n'en a pas grand-chose à faire de ce match. L'équipe de Paciencia est là, mais n'appuie pas vraiment sur l'accélérateur.

Pourtant, la Lazio a du mal à se créer des situations favorables, à cause d'une défense bien regroupée, emmenée notamment par un impérial Onyewu. C'est d'ailleurs lui qui, par deux fois, empêchent les attaquants laziali de scorer, en intervenant une première fois sur une passe en retrait de Sculli pour Kozak, une seconde sur une remise du même Kozak pour Sculli. Cissé, quant à lui, tente de nombreuses cavalcades sur l'aile droite, qui n'aboutissent malheureusement à rien. A la demi-heure de jeu, le match devient totalement plat. Intensité, zéro. Les 22 acteurs se regardent, et le public du stadio Olimpico s'agace. Mais à quelques minutes de la pause, Kozak, décidemment le plus en vue, décide de redonner le sourire à tout le monde. Idéalement servi par Lulic, le Tchèque catapulte le cuir au fond des filets d'un bon coup de casque. 1-0. La Lazio prend les devants. Mérité, va-t-on dire. Un coup d'œil vers la Suisse : Vaslui, à la pause, est tenu en échec par le FC Zurich, 0-0. A ce moment précis, la Lazio est qualifiée.

69ème, la minute plaisir

Dès le début de la seconde période, le Sporting prend les choses en mains. Le petit Carrillo, sur son aile gauche, fait des misères à Cavanda, mais ne réussit pas à trouver Bojinov au centre. L'ancien de la Fiorentina et de Parme, qui a pris la bonne habitude de toujours marquer un but contre la Lazio, quel que soit le maillot qu'il porte, est tout proche d'égaliser quelques secondes plus tard. Bénéficiant d'un une-deux involontaire avec Diego Rubio, le Bulgare canarde Bizzarri dans un angle difficile : le portier repousse des deux pieds, façon gardien de hand. Une minute plus tard, c'est au tour du Chilien Diego Rubio de tenter sa chance de loin. Au-dessus. Edy Reja se dit que ce serait con de prendre un but. Alors, il gueule un peu. Et ? Et ça marche. Diakité part de sa défense, offre une remontée de balle "à la Lucio" et sert un caviar à Sculli qui n'a plus qu'à tromper le portier du Sporting. Pan. 2-0. Le break est fait. Sculli y prend goût, et, deux minutes après son but, tente une magnifique reprise de volée que Marcelo Boeck, le gardien brésilien, détourne en corner des deux poings.

Il reste une demi-heure, et l'issue du match est déjà close. A présent, tous les tifosi présents dans les gradins de l'Olimpico allument leur radio et se connectent sur la Radio Suisse Romande (RSR). L'enjeu est là-bas. On en est toujours à 0-0. Un but de Vaslui, et la Lazio, qui n'a pas son destin entre les mains, est éliminée. Le temps devient long. Très long. Surtout qu'honnêtement, à Rome, plus personne ne joue. Et tout à coup... Le Stadio Olimpico rugit. Zurich vient d'ouvrir le score. Un but de Margairaz à la 69ème minute, plus que jamais nombre du plaisir pour les supporters romains. Reja, grand seigneur, décide de profiter de ce but venu du ciel pour offrir ses premières minutes en équipe première au tout jeune Enrico Zampa, 19 ans. Paciencia répond par Carriço à la place de Schaars. Mais en fait, tout le monde s'en fout. Ce qui compte, à ce moment là, c'est le score de Vaslui. Et ce résultat continue de sourire. Plus qu'un quart d'heure. Plus que dix minutes. Tiens, Klose rentre. Plus que cinq. Plus qu'une. Et boum. Nouvelle explosion. Zurich a doublé la mise. C'est terminé. La Lazio est en seizièmes. La fête romaine peut commencer. De Rome, jusqu'à Zurich.



Eric Maggiori
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