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  2. // 14e journée
  3. // Lazio/Udinese (3-0)

Dans un match à sens unique, la Lazio est sereinement venue à bout de l’Udinese (3-0). Grâce à ce succès, les joueurs de Petković restent cinquièmes, mais reviennent à deux points de l’Inter et de la Fiorentina.

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Lazio - Udinese 3-0
Buts : Gonzalez 17', Klose 31', Hernanes 59'


La Lazio n’avait pas vraiment le choix. Après les résultats du week-end (et du lundi soir), elle devait impérativement gagner pour recoller au peloton de tête. Mission accomplie. Et plutôt facilement. Les Biancocelesti ont disposé de l’Udinese, sèchement abattue 3-0 par des buts de Gonzalez, Klose et Hernanes. Une victoire qui intervient cinq jours après la qualification du club pour les seizièmes de finale de l’Europa League, mais aussi cinq jours après l’élimination de l’Udinese de cette même C3. Surtout, ce succès permet à la Lazio de se rapprocher du groupe de tête. La Fiorentina et l’Inter ne sont plus qu’à deux points, le Napoli à quatre, et la Juve, leader, à six longueurs. Tout le contraire de l’Udinese, qui pointe ce soir à la 13e position, à cinq points, seulement, de la zone de relégation. Il faut dire que les Biancocelesti avaient un compte en suspens avec l’Udinese. Cela fait en effet deux ans que les Frioulans chipent la qualification en Ligue des champions aux Romains. L’an dernier, pour deux points. La saison précédente, carrément pour une question de différence de buts. De plus, l’an passé, la rencontre entre les deux clubs avait été ternie par cet épisode du coup de sifflet fantôme*, qui avait rendu dingue les joueurs laziali. Bref, la Lazio avait des choses à venger. Et elle n’a pas fait dans le détail. Même si cette Udinese a semblé très en dessous de ses réelles capacités.

Un péno, une lucarne et un Miro

Ce que l’on remarque, dès l’entame de la rencontre, ce sont les absents. Côté Lazio, Petković laisse sur le banc Hernanes, Konko et Lulić, en plus du blessé André Dias. Guidolin, pour sa part, ne peut compter sur Basta, Pinzi, Lazzari, Beñatia et le Colombien Muriel. Qu’importe. Ceux qui sont sur la pelouse s’occuperont de faire le spectacle. Et le match ne met pas longtemps à s’animer. Dès les premières minutes, la Lazio impose une grosse pression sur les joueurs frioulans, qui se retrouvent acculés dans leur surface. Une pression qui contraint Willians à la faute. Le Brésilien touche le ballon de la main dans sa surface sur un corner romain. Pénalty. Hernanes, le spécialiste, n’est pas là. C’est donc Ledesma qui s’en charge. Et qui foire. Brkić se détend sur sa droite et repousse le pénalty du vice-capitaine. On connaît la maxime : but raté, but encaissé. C’est presque le cas. Di Natale, dans une position quasiment impossible, expédie un superbe coup franc sur la barre de Marchetti, tout heureux de voir ce ballon ne pas se loger dans sa lucarne.

Mais la tentative du capitaine-buteur de l’Udinese est un éclair dans cette première période. Après cela, on ne voit plus que du bleu ciel. C’est d’abord Gonzalez, l’Uruguayen, qui ouvre le score du gauche sur un amour de passe de Mauri. Dans la foulée, Candreva, Ederson et Mauri ont tous l’occasion de doubler la mise, mais manquent de réalisme. Le réalisme : voilà un mot qui colle à la peau de Miro Klose. Encore servi par Mauri, l’Allemand s’en va seul battre Brkić d’un plat du pied bien efficace. 2-0 à la demi-heure de jeu. L’Udinese est absente. Et les Frioulans ne sont pas aidés par la blessure de Domizzi, pilier de la défense. Mais étrangement, dans les dernières minutes de la première période, l’équipe de Guidolin se réveille enfin. Une seule opportunité : sur un nouveau coup franc de Di Natale mal capté par Marchetti, Coda est tout proche de propulser le ballon au fond des filets. Trop peu, toutefois, pour faire trembler les Romains.

3-0 et tous au dodo

Pas vraiment de changement de physionomie à l’entame de la seconde période. Petković décide seulement de faire entrer Hernanes à la place d’Ederson. Un changement qui va porter ses fruits peut avant le quart d’heure de jeu. Après une première occasion ratée par Klose, la Lazio tue définitivement tout suspense. Le Brésilien, à l’entrée de la surface, enveloppe un superbe coup franc qui vient se loger dans le petit filet d’un Brkić impuissant. 3-0, la messe est dite. La dernière demi-heure ne réserve, du coup, que peu d’émotions. La Lazio fait tourner, offre quelques fulgurances, tandis que l’Udinese ne s’agrippe qu’à une maigre occasion de Ranégie, entré en jeu à la pause. Guidolin, accroupi sur le bord de la touche, a le regard perdu dans le vide. Peut-être en train de se demander s’il ne dispute pas là la saison de trop, après deux championnats exceptionnels. Rien de plus à signaler jusqu’au coup de sifflet final. La Lazio s’impose 3-0 et a désormais quelques jours pour préparer la réception de Parme, tombeur de l’Inter hier soir. L’Udinese, qui n’a plus désormais plus gagné depuis le 28 octobre (et une autre venue à Rome, amère ironie), recevra Cagliari. Il s’agira là d’un match à haute tension, pour enfin sortir des sables mouvants du bas de classement. Dur à dire, mais c’est visiblement ça, la nouvelle réalité du club frioulan.



* En fin de match, alors que la Lazio faisait le forcing pour tenter d’égaliser, un coup de sifflet retentit dans le stade. Tout le monde s’arrête de jouer, sauf Pereyra, le joueur de l’Udinese, qui s’en va marquer un deuxième but. En réalité, ce n’était pas l’arbitre qui avait sifflé, mais bien un petit malin dans les tribunes. Les Romains ont demandé l’annulation du but, mais l’arbitre, M. Bergonzi, l’a validé, pour un score final de 2-0.

Eric Maggiori
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Ouep, cette équipe de la Lazio me paraît assez solide pour une place en champion's league mais pour aller chercher la Juventus, je n'en suis pas si sûr ..
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