La Lazio rame
La Lazio rame
AS Roma Calcio Equipe d’Argentine Lazio Rome
1999. La Lazio de Rome met l’Europe à sa botte (Coupe des Vainqueurs de Coupes, Supercoupe) et impose son diktat : l’avenir nous appartient. Vice-champions d’Italie en titre, les hommes de Sven-Göran Eriksson s’apprêtent à boucler la saison avec un doublé en poche. C’était le temps de l’opulence, des orgies de buts et des coïts dominicaux. Une époque où les Crespo, Salas, Nesta, Mihajlovic, Veron et autre Nedved enflammaient la Curva Nord. Dix ans plus tard, le club est en ruine et le stade sent la pisse.
Quinzièmes de Serie A, avec un seul misérable point d’avance sur le premier relégable, les Romains survivent plus qu’ils ne vivent. Pis, depuis la victoire contre le Chievo Vérone le 30 août dernier, les Laziales ont enchaîné onze matches sans la moindre victoire en championnat. Une misère. Davide Ballardini, l’entraîneur arrivé cet été en provenance de Palerme, est en permanence sur un siège éjectable. Le costume semble trop grand pour lui.
Mais celui qui représente tous les problèmes du club porte un nom : Mauro Zarate. Inconnu à son arrivée dans la capitale italienne l’an dernier, l’ancien tueur de Velez a conquis le pays en une année, à coup de buts et d’accélérations. Cette saison, l’Argentin se noie. 2 petits pions seulement. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer, chaque semaine, de remuer les défenses adverses. Mais le numéro 10 romain est seul, trop seul. La faute, notamment, à un recrutement foireux (Cruz, Eliseu, Bizarri).
Le malaise Pandev
L’an dernier, l’attaque romaine s’appuyait sur un formidable trio : Zaraté – Rocchi – Pandev. Rocchi (pourtant sixième buteur du club de tous les temps) est revenu de ses vacances avec un corps indigne, et peine depuis à retrouver un niveau correct. Chaque semaine, il se fait huer par les Ultras locaux. Quant à Pandev, le génial macédonien, il n’a plus les faveurs des feuilles de matches cette saison. En fin de contrat en juin prochain, le numéro 19 Biancocelesti souhaite aller voir ailleurs. Pour services rendus en quelque sorte. Une demande qui a profondément irrité le président local, Claudio Lotito, qui déclarait à l’époque que « la Lazio n’est pas un taxi que l’on siffle dans la rue ». Moralité : Pandev et Ledesma (qui avait embrayé le pas pour obtenir un bon de sortie), n’ont pas le droit de jouer en équipe première. Ordre du patron.
Sans ses deux piliers, force est de constater que le jeu proposé est proche du néant. La défense centrale Siviglia – Cribari est affligeante, Baronio a la capacité pulmonaire d’un môme de dix ans, rédhibitoire pour un milieu défensif. Pourtant les trois lascars font partie des meubles sur lesquels Ballardini s’appuie chaque semaine. A l’exception de Zarate, Kolarov, voire de Matuzalem, l’équipe type de Ballardini n’a plus de carrure. Histoire de se relancer en beauté, la Lazio affronte la Roma ce dimanche soir.
Un derby en forme de rédemption. L’Histoire retiendra que le 21 novembre 1999, la Roma en avait collé quatre aux Laziales All Star. Quid de l’équipe discount de 2009 ?






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