Italie - Serie A - 18e journée

Eric Maggiori

La Lazio nouveau dauphin de la Juve

En s'imposant 1-0 face à la Sampdoria, et grâce au nul de l'Inter contre le Genoa (1-1), la Lazio s'empare de la deuxième place de Serie A. Derrière, la Fiorentina et le Napoli s'imposent aussi. Le peloton des poursuivants n'a jamais été aussi serré.

Note
2 votes
2 votes pour une note moyenne de 5/5
Cliquez sur une étoile pour donner la note

L'hallucinant raté de Marko Livaja (Inter), à un mètre du but vide
L'hallucinant raté de Marko Livaja (Inter), à un mètre du but vide
Ils étaient quatre. Quatre à se disputer une place de dauphin, derrière la Juventus. Finalement, c'est la Lazio qui empoche le pactole, et qui va donc passer de bien jolies fêtes de fin d'année. Les Romains, troisièmes avant cette journée, sont allés s'imposer 1-0 sur la pelouse de la Sampdoria, grâce à un but de son Prophète, Hernanes. Un lendemain de fin du monde, pouvait-il en être autrement ? Le Brésilien est d'ailleurs un sacré porte-bonheur : les 24 derniers buts qu'il a inscrits avec le maillot de la Lazio ont toujours entraîné une victoire de son équipe. Costaud. C'est d'ailleurs l'adjectif qui correspond le mieux à la prestation de la Lazio. La Sampdoria, qui vient de changer d'entraîneur (Ferrara out, Rossi in), voulait impérativement s'imposer avant la trêve. Elle débute donc le match pied au plancher, mais bute sur le gardien laziale, Marchetti.

Réalisme d'une équipe de haut de tableau oblige, la Lazio ouvre le score sur sa première occasion, par Hernanes, donc, qui reprend un centre en retrait de Lulić. Le coach de la Lazio, Petković, a déjà bien compris les rouages de la Serie A : l'important, c'est de défendre son but d'avance. C'est ce que son équipe va faire, avec une sérénité incroyable, puisqu'elle ne va pas concéder la moindre occasion à son adversaire, hormis peut-être une frappe de Pozzi en seconde période. Les Romains auraient pu doubler la mise en fin de partie par Konko et Floccari, en contre, mais se contentent finalement du 1-0. Score minimaliste, comme la semaine dernière face à l'Inter, qui permet au nouveau dauphin de la Juve d'arriver à la trêve sur une série de 11 matchs sans la moindre défaite toutes compétitions confondues. Ca vaut bien un petit cadeau du président Lotito pendant le mercato, ça, non ?

L'Inter cale, Naples relève la tête

Si la Lazio est ce soir deuxième, elle le doit en grande partie à un homme. Il s'appelle Marko Livaja. Le jeune attaquant de l'Inter (19 ans) a eu la balle de match a la 90e minute, face au Genoa. Il n'avait qu'à pousser au fond des filets un centre de Guarín, à un mètre du but, sans gardien. Mais non. Pris par l'émotion, il a trop ouvert son pied, et a trouvé le poteau. Andrea Stramaccioni, le coach de l'Inter, a failli en pleurer. Car la victoire aurait été un véritable miracle. Les Nerazzurri, avec un Palacio visiblement pas décidé à faire du mal à son ancien club, ont longtemps buté sur un Sébastien Frey impeccable. Le Genoa, relégable, a fait le dos rond, et a placé une attaque fatale à un quart d'heure du terme. Une action personnelle signée Ciro Immobile, qui laisse sur place Ranocchia et transperce Handanović. Piquée dans son orgueil, et voyant refaire surface le spectre du match face à la Lazio samedi dernier, l'Inter se rue à l'attaque, et parvient à égaliser par un coup de crâne chauve de Cambiasso. On se dit alors que, comme la Juve hier, les Nerazzurri vont renverser la vapeur, que la « Pazza Inter » va réaliser l'exploit. Elle l'aurait fait sans cet incroyable loupé de Livaja. Un loupé qui vaut deux points, et qui fait retomber l'Inter à la troisième place, à 9 points de la Juve. Autant dire que pour le Scudetto, c'est quasiment terminé. Même s'il ne faut jamais dire jamais.

Demandez donc au Napoli, tiens, s'il ne faut jamais dire jamais. Les Napolitains étaient aujourd'hui attendus dans le traquenard de Sienne, la lanterne rouge. Quatre défaites consécutives toutes compétitions confondues, les deux points de pénalité reçus en début de semaine, l'élimination en Coupe d'Italie, la suspension de Cannavaro : tout était réuni pour que le Napoli termine l'année par un match foireux. Mais lorsque tout semblait indiquer que la rencontre allait se terminer sur le score de 0-0, les joueurs de Mazzarri ont puisé dans leurs ressources, et sont allés reprendre ce qu'ils avaient laissé la semaine dernière contre Bologne. Deux buts dans les cinq dernières minutes, signés Maggio (superbe passe de Hamšík) et Cavani, sur pénalty, et voilà Naples qui relève la tête au moment où on l'attendait le moins. Les Partenopei terminent l'année 2012 à la cinquième position, même si le classement n'est, a priori, que provisoire. En effet, les deux points de pénalité seront très probablement réduits à un, en appel, et Naples serait donc virtuellement à égalité avec l'Inter et la Fiorentina. En espérant que le juge sera aussi généreux et juste que Papa Noël.

Le rêve violet de la Fiorentina

Du peloton de tête, il ne manque que la Fiorentina. Tout comme la Lazio et le Napoli, les Florentins disputaient un match compliqué sur la pelouse d'un mal classé, Palerme. Les Siciliens étaient relégables depuis hier soir, mais ce nouveau statut ne les a visiblement pas motivé pour autant. Jamais franchement dangereuse, l'équipe de Gasperini s'incline 3-0 face à une Fiorentina quasi-parfaite, qui confirme son statut de prétendant à la Ligue des champions. Les Florentins fêtent, en plus, le retour aux affaires sérieuses de Jovetić, auteur d'un doublé, lui qui était blessé et qui n'avait plus marqué depuis le 4 novembre dernier. Gonzalo Rodríguez a ponctué la fiesta, sur pénalty, en fin de rencontre. La formation de Montella ponctue de la plus belle des façons cette première partie de saison, avec une quatrième place, à égalité avec l'Inter. Reste à améliorer une chose : plus de détermination et de cynisme lors des confrontations directes. De fait, la Fiorentina n'a perdu que trois matchs cette saison, mais tous contre des concurrents directs, et toujours à l'extérieur : à Naples (2-1), à San Siro contre l'Inter (2-1) et à Rome face à la Roma (4-2). Juste pour ça, on a hâte d'être au Fiorentina-Napoli du 20 janvier prochain.

L'autre belle surprise de ce début de saison, c'est Parme. Les Parmesans ont remporté cet après-midi le derby d'Émilie-Romagne, en s'imposant 2-1 à Bologne. Ce sont pourtant les locaux qui ont ouvert le score par Sorensen, mais Valdés (péno) et Sansone se sont chargés d'inverser la tendance. Parme echaîne là une deuxième victoire consécutive pour ponctuer 2012, et se place ainsi à un point du Milan AC, septième, et à trois de l'AS Roma, sixième, les deux clubs s'affrontant ce soir au stadio Olimpico. L'équipe de Donadoni n'a peut-être pas les moyens d'aller jouer les premiers rôles, mais elle pourra certainement en emmerder plus d'un, notamment au stadio Tardini (l'Inter et la Roma peuvent en témoigner). Dans le milieu de tableau, le match entre deux équipes moyennes, l'Atalanta (11e) et l'Udinese (10é), a accouché d'un match nul moyen, 1-1. Seule note positive pour les Frioulans : le premier but du COlombien Muriel, revenu de blessure et enfin apte à devenir le partenaire idéal de Di Natale sur le front de l'attaque.

Pescara sort de la zone rouge, le Toro s'en éloigne

Si l'on avait annoncé en début de saison le nom des trois relégables à la trêve, personne n'y aurait cru. Sienne (qui ne serait toutefois pas relégable sans ses six points de pénalité), le Genoa et Palerme. Un tiercé assez dingue, surtout si l'on considère que des équipes comme Pescara ou Cagliari sont objectivement moins fortes. Pescara, tiens. Le Delfino a réussi le gros coup de la journée, en abattant Catane lors du premier match de la journée, hier. Les hommes de Bergodi ont inscrit le but de la victoire à la 94e minute, sur un coup franc de Togni. Trois points bénis, qui permettent au promu de sortir de la zone de relégation, et même de revenir à hauteur de la Sampdoria, 16e. Enfin, le Torino s'est sensiblement éloigné de cette dangereuse zone rouge. Les Turinois ont battu le Chievo, qui restait pourtant sur trois succès de rang. Une victoire 2-0, bien ficelée, avec deux buts inscrits dans la première demi-heure, d'abord par Sardo contre son camp, puis par Gazzi. Le Toro, meilleur des trois promus, compte ce soir quatre points d'avance sur la zone de relégation. Bon, après, ils ont aussi 25 points de retard sur le grand rival turinois. Mais ça, c'est l'histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine.

Les résultats :

Pescara - Catania 2-1
Celik 23', Togni 94' / Barrientos 35'
Cagliari - Juventus 1-3
Pinilla 16' / Matri 75' et 92' / Vučinić 94'
Inter - Genoa 1-1
Cambiasso 85' / Immobile 77'
Atalanta - Udinese 1-1
Denis 40' / Muriel 34'
Bologna - Parma 1-2
Sorensen 54' / Valdés 56', Sansone 66'
Palermo - Fiorentina 0-3
Jovetić 50' et 83', Rodriguez 89'
Sampdoria - Lazio 0-1
Hernanes 31'
Siena - Napoli 0-2
Maggio 87', Cavani 90'
Torino - Chievo 2-0
Sardo (csc) 12', Gazzi 26'
Roma - Milan, ce soir, 20h45


AS Roma les billets pour le prochain match à partir 145 €

Eric Maggiori

Parier sur les matchs de AS Roma

 





Votre compte sur SOFOOT.com

0 réaction ;
Poster un commentaire


0 réaction :
Poster un commentaire