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  3. // AS Roma/Lazio (1-2)

La Lazio fait le doublé

Après un début de match fou, la Lazio a profité de sa supériorité numérique pour emporter calmement son deuxième derby de la saison, face à une Roma volontaire mais limité. Bye bye Luis Enrique ?

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AS Roma / Lazio Rome: 1-2

Buts : Borini pour la Roma. Hernanes et Mauri pour la Lazio.

La faute à une Lazio qui n’était plus vraiment flambante, à une série A sur le déclin, les derbys de Rome n’avaient plus la saveur ces derniers temps du début des années 2000, des volées aussi lointaines que tardives de Castroman et de la folie qui s’en suit. Mais en début de saison, Miroslav Klose a relancé la machine avec une manche aller remportée à la dernière minute. Au moment de la revanche, les deux équipes se bagarrent pour la qualif en coupe d’Europe. La Lazio pour la grande compétition, la Roma pour la petite. L’espace de 90 minutes, ça va pourtant se jouer entre eux.

Les coachs comprennent d’ailleurs bien comment se joue un derby. Luis Enrique sort un système à deux pointes avec Totti juste derrière le duo Borini-Lamela. Reja, quant à lui, met Garrido et Scaloni comme latéraux. Les deux ont beau être passés par la Premier League, ce n’est pas vraiment leur poste. Dans un match comme ça, tout passe donc dans l’axe, à coup de duel physique, comme dans un choc de l’ovalie en Pro D2. Quoi qu’il reste aussi la profondeur; et Klose, pourtant loin d’être à 100%, va s’en servir à merveille. A la septième minute, l’Allemand touché mercredi contre la France prend de vitesse Heinze, sans doute encore trop occupé à cracher sa bille dans L’Equipe, et devance in extremis Stekelenburg. L’arbitre se précipite, expulse le gardien et permet à Hernanes d’ouvrir le score. La multiple-sanction fait sourire le président Lotito en tribunes. Ca ne vas pas être le cas longtemps. Même s’ils sont aidés par un arbitre décidé à compenser la rigueur de sa première grosse décision, les Romanista vont revenir par l’intermédiaire de Borini. Sur un ballon balancé au second, Juan frappe d’instinct en angle fermé. Bien vu, ça tape la barre et atterrit de l’autre côté pour le petit nouveau de la squadra qui reprend plat du pied. La tête derrière la ligne de Biava n’y change rien, l’Olimpico exulte. Bordel, ça fait 20 minutes de jeu et ce match peut devenir fou. Bon, ça ne sera pas le cas : tout passe par l’axe, par des coups, par des simulations. Les éclairs techniques de joueurs style Pjanic servent juste à sortir d’une charge groupée. Les attaquants misent tout sur les mauvaises relances des défenses adverses. A voir la qualité de contrôle de Taddei, c’est pas si bête. Mais ça ne suffit pas à ajouter une belle action au film du match. En attendant, Klose fait le sale boulot, mettant des coups à Juan et De Rossi, qui joue quasiment défenseur central.

A la mi-temps, il y a de quoi se poser des questions sur cette équipe de la Lazio. Pourquoi ne pas attaquer ? Pourquoi ne pas prendre des risques alors qu’ils ne sont que 10 en face ? Pour mieux les endormir. Après tout, c’est la Roma qui reçoit, et il vaut mieux éviter une deuxième révolte. Le match reprend donc sur le même rythme, et les Laziales prennent l’avantage à l’heure de jeu comme si de rien n’était sur coup de pieds arrêtés. Mauri s’allonge dans la surface pour mieux tacler à la réception d’un coup franc lointain dans le but de Lobont. Hernanes a l’occasion de creuser l’écart juste derrière mais il finit son rush plein axe de la pire des manières. Luis Enrique y voit un signe tente un coup en faisant sortir Juan pour Bojan. Mais c’est encore Totti qui est le plus apte à sonner la charge, notamment d’une tête rageuse au-dessus de la mêlée à la 85e. La Lazio subit, Scaloni se fait expulser et ça doit aussi être le cas de Biava. Mais l’arbitre juge sur le coup que Bojan a simulé et préfère mettre une biscotte au petit attaquant catalan. Peut-être un message pour lui et son coach Luis Enrique. Ils ne sont plus vraiment les bienvenus à Rome.


Par Mario Durante
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Défaite logique somme toute.

Mais Matuzalem et Scaloni ont vraiment salopé le match, et je parle pas de l'action incroyable entre Bojan et Biava. Incroyable. Mais ça arrive. Tant pis.

A noter aussi, des cris de singe et des saluts nazis en direction de Juan, toujours aussi classes nos "amis" biancocelesti.

Tant pis pour la LDC cette année, mais on a une équipe jeune et avec du potentiel, on sera là l'an prochain ! FORZA ROMA.
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