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La Lazio a-t-elle récupéré le mojo de la Roma ?

Actuellement à la lutte pour la troisième place de Serie A, la Lazio réalise une saison bien au-delà des attentes. De quoi rappeler à certains le magnifique parcours réalisé par sa rivale romaine la saison dernière.

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En football, les analyses sont souvent une question de semaines, voire de mois. Le 25 septembre 2014, un lundi soir de début d'automne, la Lazio s'incline 1-0 à domicile face à l'Udinese de Stramaccioni. Le bilan est quasiment catastrophique : trois points récoltés en quatre journées, déjà trois défaites, et le spectre d'une bien triste saison qui s'annonce. Pendant ce temps, le grand rival, la Roma, s'éclate. Quatre matchs, autant de victoires, une première place au classement, et déjà neuf points d'avance sur sa cousine. Deux équipes qui ne combattent plus dans la même catégorie. Le 9 février, soit un peu plus de quatre mois plus tard, le gouffre est encore plus abyssal. Après une nouvelle défaite à domicile contre le Genoa, les Laziali pointent à la sixième place du classement, à douze points de la Roma, deuxième. Si la saison s'était arrêtée là, on aurait encore pu parler d'une suprématie sans partage dans la capitale italienne. Oui, sauf qu'entre le 9 février et le 16 mars, il y a eu quatre matchs. Et quatre matchs, en football, c'est beaucoup. Car lors de ces quatre matchs, la Lazio a régalé, en raflant quatre succès. Tout cela pendant que l'équipe de Rudi Garcia avançait au ralenti, avec quatre matchs nuls de rang. Bilan comptable, l'écart a fondu : des douze points qui séparaient les deux équipes il y a un mois, il n'en reste plus que quatre. Mais surtout, c'est la dynamique et l'état d'esprit qui semblent avoir changé de rive du Tibre.

Départ canon, puis le Bayern


Que s'est-il passé ? Comment la tendance a-t-elle pu à ce point s'inverser ? Si elle s'est véritablement concrétisée au mois de février, puis en mars, cette inversion des rôles a commencé à se développer il y a plusieurs mois déjà. Et elle s'est faite petit à petit. Le premier point d'ancrage a lieu lors de l'été 2014. Edy Reja, pompier de service de la Lazio, désormais sur le banc de l'Atalanta, fait ses adieux au club romain. C'est Stefano Pioli, ancien de Bologne, qui est intronisé sur le banc. Dès son arrivée, le coach prévient : il veut rompre avec l'austérité du jeu développé sous Reja (sympa, le type) et promet du spectacle. De son côté, Rudi Garcia est encore plus direct : si la première année était une année d'adaptation, la deuxième sera celle du Scudetto. Première erreur. Si le début de saison semble effectivement donner raison au coach français, la réalité va rapidement le rattraper. Il y a d'abord cette défaite face à la Juventus en championnat, suivie du désormais célèbre : « Cette défaite m'a fait comprendre quelque chose : cette année, nous allons gagner le championnat » , puis cette rouste 7-1 encaissée à domicile face au Bayern Munich. Une défaite qui, sans nul doute, a cassé quelque chose dans le groupe romain, qui s'était peut-être vu trop beau, trop tôt.

À l'inverse, la Lazio travaille dans l'ombre. La triste saison 2013/14, terminée à la neuvième position, a douché l'enthousiasme des tifosi qui, désormais, veulent des résultats plutôt que des promesses. Et ces résultats sont plutôt en dents de scie : capable de résultats probants (4-0 face à Palerme, 2-0 à Florence), la Lazio prend aussi quelques claques, comme ce 3-0 encaissé à Rome contre la Juve, ou cette défaite 2-1 contre le promu Empoli. Mais Pioli ne se démonte pas. Il assure qu'il faut du temps pour que ses concepts de jeu soient parfaitement assimilés par les joueurs. Des concepts que l'on commence à entrevoir lors des premiers jours de l'année 2015. Le 5 janvier, au stadio Olimpico, les Laziali sont en démonstration face à un concurrent direct pour l'Europe, la Sampdoria. Succès 3-0, avec le Brésilien Felipe Anderson en chef d'orchestre. Une semaine plus tard, la Lazio est même à deux doigts de faire tomber la Roma lors du derby. Menée 2-0 après une demi-heure, la Louve s'en sort grâce à deux prouesses de Totti, et avec l'aide du poteau, qui repousse une tentative de Mauri. Mais en conférence de presse d'après-match, Pioli résume ce que tout le monde a vu : « Vous avez vu neuf points d'écart entre les deux équipes qui se sont affrontées ? Parce que moi, je ne les ai pas vus…  »

Capital sympathie


Depuis, la Roma n'y arrive plus, frappée par ce que Rudi Garcia appelle lui-même la « pareggite » , soit « la maladie du match nul » . Après le derby, les Romanisti ont disputé huit matchs de championnat. Bilan ? Une victoire (face à Cagliari) et… sept matchs nuls. Tout ça pendant que la Lazio, elle, engrange quinze points. De quoi revenir à quatre points, seulement, de sa rivale. Surtout, elle monte en puissance. Pendant que la Roma galère avec un nul tout nul (0-0) sur la pelouse du Chievo, la Lazio, elle, étrille la Fiorentina, 4-0. Une prestation de haut vol, qui a évidemment rappelé certaines démonstrations de la Roma la saison dernière, comme ce 4-0 contre le Genoa le 12 janvier 2014, ou le 4-2 contre Parme le 2 avril. Le mojo aurait-il changé de camp ? Quelque part, oui. L'an passé, Rudi Garcia avait à disposition un groupe qui ne disputait pas la Coupe d'Europe. Il a donc pu se focaliser sur le championnat, et la fraîcheur de son groupe avait conquis toute l'Italie. La Lazio, elle, se fatiguait tous les jeudis en Ligue Europa, laissant des énergies à Chypre, en Pologne, en Turquie ou en Bulgarie. Résultat : en championnat, les joueurs tiraient la langue (à cause, aussi, du manque de banc et des blessures), et les résultats s'en ressentaient.

Cette saison, c'est l'inverse. Les Giallorossi ont disputé la Ligue des champions, et continuent désormais leur parcours en Ligue Europa. Beaucoup de matchs, beaucoup de blessés, des départs à la CAN qui ont fait mal (Gervinho et Keita, le premier étant le meilleur joueur de la Roma de septembre à décembre et le second le meilleur joueur romain en 2015)… Tout ça pendant que les Biancocelesti ont toujours une semaine pour préparer leurs rencontres de championnat, avec un effectif désormais quasiment au complet et quelques joueurs en feu, comme Stefano Mauri, Felipe Anderson, Antonio Candreva ou Lucas Biglia. Idem pour la cote de sympathie : l'an dernier, Rudi Garcia débarquait de France et s'est tout de suite attiré un capital sympathie important. Cette saison, ses positions de victime envers la Juve ont fait chuter la courbe, alors que Stefano Pioli, jamais un mot de travers, jouit pour sa part d'une image de coach franchement sympathique. Le mojo ne fait pas gagner de titres, c'est sûr, mais il peut parfois emmener une équipe bien au-delà des espérances. Rudi Garcia peut en témoigner après son exercice 2013/14. Stefano Pioli espèrera en témoigner après son exercice 2014/15.

Par Éric Maggiori
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Maggiori sort de sa léthargie pour parler de la Lazio. Et si la mauvaise passe de la Roma coïncidait avec un retour de M. Maggiori aux platines?
Donc quand la Roma, Naples, l'inter et l'AC s'écroulent, c'est la Lazio qui joue comme des dieux ? Putain d'article partisan. Donc non, la Lazio joue comme d'hab', sans âme (un peu comme la Roma en ce moment quoi) mais elle fait des bons résultats contre des équipe du top 7 au bon moment. ça s'appelle des résultats et ça n'a rien d'exceptionnel. Le foot, quoi...
Message posté par rokprog
Donc quand la Roma, Naples, l'inter et l'AC s'écroulent, c'est la Lazio qui joue comme des dieux ? Putain d'article partisan. Donc non, la Lazio joue comme d'hab', sans âme (un peu comme la Roma en ce moment quoi) mais elle fait des bons résultats contre des équipe du top 7 au bon moment. ça s'appelle des résultats et ça n'a rien d'exceptionnel. Le foot, quoi...


Sans âme, vraiment? Tu peux développer? Justement depuis quelque temps, la Lazio joue enfin comme une vraie équipe, ce qui n'était pas arrivé depuis un moment (époque D. Rossi voire même avant). On ne peut que saluer le travail de Pioli qui a réussi à monter un vrai groupe (honnêtement j'étais sceptique). Ces derniers temps il n'y a rien de comparable avec la Roma, même s'il faut saluer le travail abattu par Garcia depuis près de 2 ans.
les pepperones qui "rosiKent"(en francais c bizarre lol) que c'est bon..
maggiori cuore laziale :)..
Ian Curtis
De Vrij et Anderson, que c'est fort!!!!
Sans doute le club italien le plus cohérent niveau recrutement.
L'aigle est bien imposant sur le maillot quand même.
gaiusbaltar Niveau : DHR
c'est ce gros aigle qui leur permet de s'envoler surement...
Klose l'immortel. Dans 10 ans il est encore là à ce rythme.
ConnardLeBarbant Niveau : Ligue 1
Note : 4
Superbe équipe cette Lazio ! Franchement on peut ne pas aimer Lotito et Tare, mais ils ont fait un sacré boulot et ont vraiment construit un bel effectif.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Rockprog, impressionant de mauvaise fois.
Ne serait ce que la façon dont ils ont littéralement bouffé la Roma lors du derby suffit à montrer que tu as tort.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Sinon la Lazio est clairement la puissance montante du foot italien.

Leur effectif est excellent, alliant d'excellents jeunes (De Vriij, Anderson, Castaldi, Onazi, Keita sont à mon avis parmi les meilleurs espoirs mondiaux), des joueurs d'un très bon niveau (Basta, Cana, Marcheti, Biglia, Lulic et surtout l'exceptionnel Candreva) et des vieux briscards expérimentés qui ont encore un gros niveau (Mauri et Klose).

Ils sont tactiquement très bon également, en sachant alterner les moments de grosse pression et de possession avec les moment de repli, comme face à la Fio par exemple, puis voilà quoi ça joue, c'est complémentaire et intelligent... J'aime beaucoup cette équipe.
Message posté par halfcab
L'aigle est bien imposant sur le maillot quand même.


En mode vintage! C'est la réédition du maillot créé en 1982 puis réutilisé en 1986, année symbolique pour les laziali qui sauvent leur place en serie B malgré 9 points de pénalité et qui marque le renouveau du club (EM: un petit article sur cette épopée aussi marquante que 1974 pour les fans?). Ce modèle est considéré comme le plus beau de leur histoire.

En tout cas, les deux clubs romains vendent du rêve niveau maillot cette année.
Claude le Gentil Niveau : CFA
Note : 1
J'étais le premier à me foutre de la seconde partie de saison à venir de la lazio, force est de constater qu'ils me donnent tord.

Chaque année, les joueurs ne "passaient pas l'hiver", quel que soit les compétitions engagées. Visiblement, Pioli a trouvé la parade.
Message posté par ConnardLeBarbant
Superbe équipe cette Lazio ! Franchement on peut ne pas aimer Lotito et Tare, mais ils ont fait un sacré boulot et ont vraiment construit un bel effectif.


Lotito est une plaie pour le calcio dans son ensemble mais en tant que président de la Lazio il a fait du bon boulot quand on se rappelle les finances du club.

En tous cas le derby à l'avant dernière journée risque de valoir le déplacement...
Equipe pas trop deg mais avec un gros manque d' homogénéité dans leur effectif! Anderson, biglia, de vrij, candreva, balde keita sont de bons joueurs avec une belle marge de progression pour certains mais à côté de cela les konko, basta, cana, marchetti, onazi, ledesma ils sont trop juste! Je parle de haut niveau bien évidemment et pas d un lazio Cesena d un samedi a 18h!
Rakamlerouge Niveau : National
La Lazio a le plus beau maillot de tout le foot européen, déjà.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Après celui de la Samp et du Toro à mon avis.
En parlant de maillot, mon voisin vient de s'en procurer un pas mal du tout :

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/imag … U46uB5GLew
MacchiaGobbo Niveau : CFA2
perso je ne croyais pas en pioli au debut de saison mais forcer de constater que je me suis tromper,

Il a vraiment mis en place une equipe bien solide et cohérente, capable selon moins de jouer la 3éme place jusqu'au bout et quel maillot!!!

Forza LAZIO! forza e.m
Eric Maggiori Niveau : District
Message posté par Ubriacone


En mode vintage! C'est la réédition du maillot créé en 1982 puis réutilisé en 1986, année symbolique pour les laziali qui sauvent leur place en serie B malgré 9 points de pénalité et qui marque le renouveau du club (EM: un petit article sur cette épopée aussi marquante que 1974 pour les fans?). Ce modèle est considéré comme le plus beau de leur histoire.

En tout cas, les deux clubs romains vendent du rêve niveau maillot cette année.


Y'a qu'à demander, j'avais écrit ça il y a deux mois quand ils ont réédité le maillot.

http://www.sofoot.com/la-lazio-fait-un- … 95106.html
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