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La L1 perd toujours à la fin

Rarement le championnat de France aura offert autant de suspense ces dernières années. Pas moins de quatre équipes continuent de lutter pour le titre, et une dizaine ou presque peinent à éloigner le spectre de la relégation. L'exceptionnelle homogénéité de cet exercice 2010-2011, à dix journées de son terme, fait de la Ligue 1 le championnat le plus passionnant au monde... Nan, on déconne.

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C'est bien simple : la Ligue 1, cette année, ressemble à une étape de montagne sur la grande boucle, avec une échappée en bonne et due forme, composée de quatre prétendants au titre suprême, un coureur intercalé, largué dès les premiers cols aux pourcentages affolants (oui, le PSG), un peloton resserré où chacun lutte pour ne pas être décroché, et pour finir, une voiture-balai, avec Arles-Avignon dedans. Ceux qui aiment à critiquer le championnat gaulois pourront toujours pointer du doigt la moyenne de 2,33 buts/match – pourtant pas dégueulasse, mais bien loin des moyennes espagnole (2,68), anglaise (2,76) ou allemande (2,98) – mais ne pourront pas se plaindre du manque de suspense, de buteurs (Sow, Gameiro, El Arabi) ou de matches dingues (remember Lille-Lorient, et le 6-3 au tableau d'affichage).

Toujours est-il que sept points seulement séparent le 6e, Saint-Étienne (39 points), du 17e, Auxerre (32 points). Mieux (ou pire) : neuf équipes se tiennent en quatre points, de Sainté à Nancy. Soit à peu près autant d'équipes toujours concernées à la fois par la course à l'Europe, même si Paris paraît toujours hors de portée à l'heure actuelle, et la course au maintien. Cette foire d'empoigne, si elle rend le classement de la Ligue 1 à peu près illisible et sans grande valeur, a au moins le mérite de tenir toutes les équipes du championnat concernées par la suite des événements, et de donner davantage de valeur aux points mis en jeu à chaque journée, puisque la moindre petite série de victoires permettrait de faire bond au classement... Mais ce n'est pas un hasard si cette phrase est au conditionnel.

La loi des séries

On ne va pas se mentir : la Ligue 1 est beaucoup plus intéressante à suivre aujourd'hui qu'il y a quelques années. La fin de l'hégémonie lyonnaise y est sans doute pour beaucoup, mais les ambitions de jeu, surtout, ne sont plus les mêmes que le passé. Lille n'est pas la seule équipe à proposer un jeu plutôt alléchant : Lorient, Brest ou Sochaux, par exemple, sont capables de produire un jeu de qualité, quand le temps le permet. Mais tout le mal de notre championnat est là : le manque de régularité de la majorité des équipes de Ligue 1 est proprement effrayant, et se traduit par une capacité à peu près totale des équipes du milieu de tableau à amorcer la moindre dynamique positive, ou à enchaîner quelques victoires : il ne reste rien de l'enthousiasmante réussite brestoise du début de saison, ni de la jolie série stéphanoise et l'entame canon de Toulouse – quatre victoires lors des quatre premières journées – n'est plus qu'un lointain souvenir, et le TFC est aujourd'hui vautré dans le ventre mou, à peine conscient que sans son fulguro-départ, il serait aujourd'hui relégable. En Ligue 1, la crédibilité des challengers n'est qu'éphémère, et les longues séries inexistantes.

Comment expliquer alors cette homogénéisation qui s'apparente à un nivellement par le bas pour une quinzaine d'équipes de notre championnat ? Les transferts peuvent apporter un élément de réponse, déjà. Les équipes du milieu de tableau, comme d'hab, ont été pillées par les grosses cylindrées. Nice a perdu Rémy, Toulouse a vu s'envoler Gignac, Bordeaux ne se remet pas du départ de Gourcuff (lui non plus, notez)... C'est intéressant, mais pas suffisant. On peut aussi avancer l'éternel argument des cadors ne Ligue 1 qui n'arrivent pas à jouer le rôle de locomotives pour le reste des équipes du championnat, mais le nombre de points des Lillois n'est pas si loin des autres leaders européens (Barça mis à part, bien sûr). Après un début de parcours assez désastreux, les favoris répondent présents, surtout depuis le début des matchs retours, et les sempiternels insatisfaits n'auront pas manqué de noter que le Big Four à la française semble enfin se dessiner. Deschamps ne semble pas convaincu, mais soulignait lui aussi cette homogénéisation particulière : «  Il y a un nivellement et je ne suis pas persuadé que cela soit une bonne chose pour le foot français. [...] La particularité de la Ligue 1, c'est que le dernier peut battre le premier » . Difficile de lui donner tort : Lyon s'est incliné contre Caen, Valenciennes et Lorient, Marseille contre Caen, Valenciennes et Nice, Rennes contre Caen, Auxerre et Sochaux.

Manque d'ambition coupable


S'il y a un particularisme bien français, qui dépasse la faillibilité des cadors contre les équipes moyennes, c'est bien celui du manque d'ambitions. Qu'y a-t-il de plus impardonnable que le manque d'ambitions ? Il faut voir les Lillois se paraphraser et répéter des formules apprises par cœur pour éviter de prononcer un objectif pourtant bien légitime, Rudi Garcia allant jusqu'à affirmer début mars que « Lille n'est pas programmé pour être champion » . Rennes non plus, dixit Antonetti. Il ne faudra pas s'étonner de voir l'OM planter tout le monde en fin de parcours.

Le pire, c'est que ce syndrome bien français – également appelé syndrome Guy Roux – est extensible à la quasi-totalité des équipes du championnat. En Liguorange, il y a 15 équipes qui jouent officiellement le maintien. That's it. Le refus absolu d'assumer un statut d'outsider et la tendance à avancer avec un œil rivé sur le rétro sont peut-être des méthodes secrètes pour y aller au bluff, mais on voudrait bien savoir quand cela a réellement fait ses preuves – à part pour Auxerre, une fois de temps en temps. Le football français n'est donc pas moins intéressant, ni moins passionnant. Un peu moins spectaculaire, peut-être. Et surtout, beaucoup moins ambitieux. Et si c'était qu'il y a de pire ?

Julien Mahieu

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