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  2. // 8es
  3. // Juventus-Bayern (2-2)

La Juventus n’est jamais morte

Menée 2 à 0 et complètement asphyxiée par le Bayern Munich, la Vieille Dame a trouvé les ressources et le cœur pour arracher le nul sur sa pelouse (2-2). Un résultat moyen dans l’optique d’une double confrontation, mais une rébellion qui fait du bien au mental de la Juve. Le Bayern, lui, l’a joué trop facile.

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Juventus FC 2-2 Bayern Munich

Buts : Dybala (63e), Sturaro (76e) pour la Juve // Müller (43e), Robben (55e) pour le Bayern

Thomas Müller a un physique à vendre des écrans plats, mais il est surtout bien placé quand il s’agit de planter des buts dans les matchs qui comptent. Et ça, sur n’importe quelle télévision du monde. Au cœur d’une domination XXL du Bayern, le champion du monde a placé son plat du pied dans les ficelles de Gianluigi Buffon. On jouait depuis 42 minutes, et la Juventus cherchait son souffle depuis… grosso modo autant de temps. Robben doublera la mise de sa spéciale après la pause. À ce moment, on se dirigeait vers une démonstration. Un K.O. qui aura pourtant le mérite de réveiller Turin et l’Argentin Dybala, auteur de la réduction du score sur un amour de combinaison avec Mandžukić. Un but en forme d’espoir. Un espoir qui va définitivement prendre les contours des tatouages de Sturaro, qui se jette sur une remise de Morata pour remettre tout le monde à égalité. Dix minutes de rébellion italienne. Deux buts. Apeuré au moment du but de Robben, Turin s’est relevé. Depuis le coup d’envoi, Allegri avait pourtant un sérieux problème à résoudre : comment gagner un match de football quand on n’a jamais le ballon et qu’on ne dépasse jamais le rond central. Rester en bloc, déjà. Bien défendre et prier. Parce que les hommes de Pep Guardiola ne sont pas du genre à prêter leurs jouets. Le Bayern a confisqué la balle d’entrée pour ne jamais la rendre. Enfin si, à 2-0. C’est con.

Turin a gagné la bataille du cœur


Pourtant, jusqu'au but de Robben, les Allemands avaient tout bon. Logiquement, l’ouverture du score est arrivée à la suite d’un débordement de Robben… repris par Douglas Costa. Dans un monde idéal, Thomas Müller aurait crucifié la Juve d’entrée sur ce caviar de Lewandowski en retrait, d’autant que Buffon avait déjà un genou à terre… Mais l’Allemand le plus sous-coté de sa génération a préféré traiter le suspense avec respect. Un peu. La Juventus a commencé par défendre à onze dans sa propre surface. Le sacrifice collectif dans toute sa splendeur. Défendre en bloc demande une discipline de tous les instants, une harmonie, une intelligence de mouvements, mais à la moindre erreur, on le paie cash. Et la Juventus ne pouvait pas courber le dos éternellement.


Rien que sur le premier acte, Buffon a dû s’employer sur des tentatives de Müller, Costa, Lewandowski ou encore Bernat. C’est beaucoup pour en sortir indemne. Et la Juve dans tout ça ? Les Turinois ont eu du mal avec les transitions, et le pauvre Dybala s’est fait manger par Vidal, en mode dalleux cinq étoiles, pendant plus de 50 minutes (les meilleurs du Bayern justement). Mais alors que le tableau d’affichage indiquait 2-0 pour les visiteurs, les locaux se sont ressaisis. Le bloc est remonté. Les coups sont tombés, et l’intensité est montée d’un cran. Surpris, le Bayern a explosé en dix minutes. La Juve a marqué deux buts avec son cœur. Et un peu avec ses couilles.

Vidal, le coup de génie de Guardiola


Au final, les problèmes d’avant-match de Guardiola, obligé de composer une défense de demi-portions (1,74m de moyenne) sans un seul central de formation, se sont quand même ressentis sur la longueur. La Juventus aura attendu d’être au bord du fossé pour relever la tête. À 0-2, on se disait que le match était plié. Surtout que Pep semblait inspiré dans ses choix. C’était encore une fois le cas avec l’option Vidal, privilégiée à celle de Xabi Alonso. Un choix payant. Le Chilien n’a rien oublié de Turin, il est reparti du Juventus Stadium avec le scalp de Dybala. Son pressing frôlait le harcèlement. Que le Bayern soit au-dessus de la Juve, au fond, ce n’est pas une surprise, mais la révolte italienne est une bouffée d’oxygène malgré une entame ratée.


La Juve restait quand même sur un seul but encaissé en onze matchs depuis le 1er janvier. Ce soir, la Vieille Dame a cédé deux fois en moins de 50 minutes. À côté de ça, la Juventus pourra toujours se dire que l’arbitre s’est oublié sur une main de Vidal dans la surface quand le score était encore de 0-0. Qui sait comment le match aurait tourné… La machine bavaroise va trop vite pour le commun des mortels. Mais elle a aussi des failles humaines dans lesquelles la Juve s’est enfoncée. Avec brio. Cela étant dit, le Bayern rentre à la maison avec deux buts inscrits à l’extérieur. Le genre de détails qui fait souvent la différence sur la scène européenne. D’ici là, Thomas Müller traînera son physique de quidam sur toutes les télés du monde.

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    Par Mathieu Faure
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    Dans cet article

    Noël Mammaire Niveau : Loisir
    Ehi mihi !

    Face à une quasi-demie équipe titulaire germaine, je ne peux que pleurer sur les mânes d'une grandeur envolée.

    Que c'est triste de voir une civilisation chuter ! Comme il y a quelque chose de déchirant dans ces derniers soubresauts. Quelque chose qui a à voir avec le pathétique tragique. La finitude qui se débat de toutes ses dernières forces face à l'Irrémédiable.

    Mais ce qui me cisaille encore plus profondément les entrailles, c'est le choeur des vestales du "meilleur-des-plus-mauvais-championnats-européens", qui ne manquera pas de continuer à nous chanter son autiste mélopée.

    Oui, que c'est triste; mon coeur !
    Et le départ prochain de Buffon, le dernier empereur, sonnera comme la conversion de Constantin sur son lit de mort : La fin d'une immense civilisation.

    Car tout doit mourir.

    Et tout le reste est silence.
    Note : 1
    Ça reste un excellent résultat pour le Bayern ne l'oublions pas.Et puis ils vont récupérer pas mal de blessés d'ici au match retour.
    On voit ce soir que tous ceux qui prédisaient la qualification facile d'une des deux équipes auront sûrement tort.
    La Juventus s'est réveillée trop tard pour nos beaux yeux et le match pris une toute autre envergure après la fin du sommeil turinois.

    Mandzukic semblait sous amphétamines tant il paru excité, aussi bien sur le plan du jeu, où il fut étincelant, que sur celui du "Je pète les plombs". Il sort sans jaune, belle chance.
    Quel second but turinois !

    Un vrai beau magtch de football, deux belles équipes et deux beaux entraîneurs... Ca fait du bien !

    Ps : la "spéciale Robben", c'est comme une belle femme : on peut la voir mille fois sans se lasser.
    La Juve, quelle équipe ! Mon slip est tel un chapiteau après ce match. Absolument énorme !
    Putain de match, putain d'intensité, C'EST CA LA C1!
    Leçon du jour: avec un seul geste parfaitement maitrisé, on peut devenir le top de son domaine!
    Sinon Dybala est un futur grand, passer de Palerme a la C1 sans que ca se voit c'est tres fort!
    Claude le Gentil Niveau : CFA
    Les mecs, prochain match, vous nous ressortez ces dix dernières minutes.

    Et Alvaro dés le début du match.
    Robben's sexy left foot Niveau : Loisir
    Extraordinaire Robben, un match pour lui, un grand match quoi!

    Par contre, pas du tout un match pour Costa.
    Robben's sexy left foot Niveau : Loisir
    En tout cas, ce match est un putain de chef d'oeuvre!
    Je veux bien manger mon chapeau concernant Guardiola mais la fin de match m'en empèche un peu.
    On attendra le retour.
    Quel putain de joueur Alaba.

    Il y en a pas deux comme lui
     //  22:57  //  Aficionado du Togo
    l'erreur de casting de ces 1/8eme finale quand tu vois wolfbourg gantoise un match de très haut niveau
    Rakamlerouge Niveau : National
    Quel match!

    Boateng a manqué en seconde période... le petit kimmich s'est fait bouger comme un bleu sur l'égalisation. Mais bon, pas la meme juve en 2de période. Quelqu'un a lancé une alerte enlevement pour Sami Khedira ?
    Mandzukic c'est pas forcément beau, mais quel guerrier.
    Robben's sexy left foot Niveau : Loisir
    Message posté par Two-Face
    Quel putain de joueur Alaba.

    Il y en a pas deux comme lui


    Et encore, pas très à son aise, ce soir!
    A votre avis, ce qu'a montré Ribéry en à peine dix minutes va calmer le lobby pro-Payet de So Foot pendant combien de temps ?
    Allegri est un putain de coach quand même.
    Rakamlerouge Niveau : National
    @TwoFace d'ici le match retour au mieux ils récupèrent un Benatia en bonne condition. Parce que Javi Martinez ne reviendrait pas avant un éventuel quart, Boateng peut etre pour des demies si le Bayern y est, quand à Holger, c'est l'année prochaine!
    Robben il sait marquer que d'une manière ais de quelle manière ! il met le même depuis 10ans.
    Message posté par .Pelusa.
    A votre avis, ce qu'a montré Ribéry en à peine dix minutes va calmer le lobby pro-Payet de So Foot pendant combien de temps ?


    J'osais pas en parler mais il a été très bon, il a encore son coup de rein le bougre
    Message posté par Noël Mammaire
    Ehi mihi !

    Face à une quasi-demie équipe titulaire germaine, je ne peux que pleurer sur les mânes d'une grandeur envolée.

    Que c'est triste de voir une civilisation chuter ! Comme il y a quelque chose de déchirant dans ces derniers soubresauts. Quelque chose qui a à voir avec le pathétique tragique. La finitude qui se débat de toutes ses dernières forces face à l'Irrémédiable.

    Mais ce qui me cisaille encore plus profondément les entrailles, c'est le choeur des vestales du "meilleur-des-plus-mauvais-championnats-européens", qui ne manquera pas de continuer à nous chanter son autiste mélopée.

    Oui, que c'est triste; mon coeur !
    Et le départ prochain de Buffon, le dernier empereur, sonnera comme la conversion de Constantin sur son lit de mort : La fin d'une immense civilisation.

    Car tout doit mourir.

    Et tout le reste est silence.


    J'aurais du garder mon vote pour ce soir fallait bien s'imaginer que de grosses conneries aller être sortie.
    Robben's sexy left foot Niveau : Loisir
    Message posté par .Pelusa.
    A votre avis, ce qu'a montré Ribéry en à peine dix minutes va calmer le lobby pro-Payet de So Foot pendant combien de temps ?


    Sauf que Payet ou pas, il ne reviendra pas en EDF et tant mieux!
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