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La Juventus en marche pour la Botte ?

Dernier représentant italien en lice en Champions League, le Napoli ayant été éliminé dès le tour préliminaire et la Roma lors de la phase de poules, la Juventus espère passer un cap cette saison. Symbole de réussite en Italie, la Vieille Dame ne ralliera pourtant pas l'union nationale à sa cause.

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« Notre objectif en Ligue des champions cette saison est la finale. On doit viser plus haut par rapport aux dernières années. L'affrontement contre le Borussia Dortmund révèlera qui nous sommes. » Claudio Marchisio ne cachait pas ses hautes ambitions, il y a quelques jours, aux micros de Sky Sport. Incontestée en Serie A, où elle se dirige tout droit vers un quatrième Scudetto consécutif, la Juventus doit, en effet, passer un cap sur la scène européenne pour affirmer son retour au premier plan. Seulement, si la Vieille Dame règne sans partage en Italie, très peu la voient aujourd'hui comme une candidate crédible au titre suprême européen. Dernier représentant italien en lice - déjà - au coup d'envoi des huitièmes de finale de C1, le Zèbre espère quand même réussir l'exploit de porter la bannière tricolore sur le toit de l'Europe. Avec le soutien de toute l'Italie ? Pas sûr…

Je t'aime moi non plus


Si la Serie A était une équipe de championnat de district amateur, la Juventus serait ce bon joueur, perdu au milieu de bouchers, sur des pelouses champêtres, qui n'a rien à faire à ce niveau. Toute ressemblance avec la réalité est évidemment fortuite. La question est maintenant de savoir si cette équipe, autrefois imbattable, a entamé sa remontée vers les sommets, entre autres grâce au joueur en question, ou si au contraire elle continue de chuter. Logiquement, le meneur de cette formation devrait être encensé par tous. Logiquement oui, sauf que si les admirateurs sont bel et bien nombreux, les dissidents des patelins voisins ne sont pas prêts à se rallier à la cause. Trêve de métaphore : même si la Juventus est l'équipe qui possède le plus grand nombre de supporters en Italie, elle est aussi paradoxalement la plus détestée. Expliquer le soutien populaire n'est d'ailleurs pas bien compliqué si on en croit des déclarations de l'historien turinois Giovanni De Luna, en 2012 lors de l'exposition « Fare gli Italiani » dédiée aux 150 ans d'unification de l'Italie : « La Juventus a commencé à être l'équipe la plus populaire d'Italie entre 1930 et 1935 quand elle a gagné cinq Scudetti de suite. Une époque qui coïncide en Italie avec le développement des premiers moyens de communication de masse comme le cinéma et la radio. Les exploits de la Juve ont ainsi été diffusés partout, et les Italiens ont toujours eu un certain faible pour les gagnants, analysait ainsi notre homme. Il y a aussi une influence du nom "Juventus" qui ne renvoie à aucune ville et réussit ainsi à dépasser l'esprit de clocher. »

Le fort ressentiment envers la Juve est en revanche plus sujet à discussion. La différence culturelle de l'Italie vis-à-vis du concept d'unité nationale entre très certainement en compte. Comme, plus simplement, le fait que la Juventus soit l'équipe italienne la plus sacrée de l'histoire (sur le plan national), ce qui attise les jalousies et agace indéniablement ses adversaires. Un agacement renforcé par la sur-médiatisation des erreurs arbitrales lorsqu'elles sont en faveur des Bianconeri, encore plus depuis l'éclatement du Calciopoli. Ainsi, quand bien même la Vieille Dame reste le dernier représentant italien en Ligue des champions, les tifosi des autres équipes de la Botte seront – pour la très grande majorité – au mieux neutre ou à défaut supporter de… l'équipe adverse, en l'occurrence Dortmund. Un phénomène que soulignait par exemple Antonio Conte la saison dernière après la qualification contre Lyon en quart de finale de Ligue Europa : « Pas la peine de faire semblant. On sait bien que tout le monde espérait qu'on soit éliminés. » Seuls contre tous donc.

Le modèle doit donner l'exemple


L'Italie peut-elle pourtant encore se permettre cet « anti-juventinisme » ? Symbole de réussite, la Juventus incarne la marche à suivre pour beaucoup de clubs à la peine, comme les deux Milan notamment. Car moins de dix ans après sa relégation administrative en Serie B, lors de l'été 2006, la Juve domine aisément la Serie A. Une situation qui est le fruit d'une gestion du club quasiment parfaite, aussi bien sportivement qu'en coulisses. En témoigne l'inauguration du Juventus Stadium en septembre 2011, qui a considérablement accéléré le rebond turinois. Un stade de propriété que la Juve est la seule à posséder actuellement en Italie. Illustration que les autres clubs ont compris la marche à suivre, le Milan et la Roma sont désormais engagés vers le même type de projets. Le président de la Fédération italienne de football, Carlo Tavecchio, ne niait d'ailleurs pas l'importance de la Juve pour le football italien actuel, lors de l'évènement « 24 ore di idee per lo sport » , fin janvier : « Nous sommes fiers d'avoir une équipe comme la Juventus qui fournit la base de l'équipe nationale. Nous devons montrer les joyaux que nous avons à la maison comme le Juventus Stadium. Il vaut mieux jouer ici qu'ailleurs » , a aussi appuyé Tavecchio au sujet d'un match amical de l'Italie contre l'Angleterre en mars.


Enfin la Juventus défend, en filigrane de son parcours européen, la crédibilité du football italien. Après l'échec de la Nazionale au Mondial 2014 et quatre ans de disette depuis le sacre de l'Inter en 2010 – au mieux un quart depuis – le Calcio a besoin d'un résultat référence pour ouvrir la voie – ce qui vaut aussi pour les 5 équipes italiennes encore engagées en Ligue Europa. De même, la Juve doit se racheter de ses dernières campagnes plutôt décevantes et surtout laver l'affront de son élimination au premier tour la saison passée. La théorie de l'accident de parcours dans des conditions particulières à Galatasaray ayant beaucoup été avancée, il s'agit aussi de le confirmer par un bon parcours cette année. Un parcours qui passe donc d'abord par la route du Borussia Dormund, un adversaire historique de la grande Juve des années 90 – finale de Coupe de l'UEFA 93, demies de 95, ainsi que la finale de Ligue des champions 97. Sans doute pas un hasard.

Par Eric Marinelli
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