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La Juventus attend Zeman

Ce soir, la Juventus, co-leader de Serie A, reçoit l’AS Roma. Plus qu’un club, c’est surtout un entraîneur que le Juventus Stadium attend. Zdeněk Zeman, le coach des Giallorossi, est en effet l’ennemi public numéro 1 de la Juventus.

Le coup d’envoi du match entre la Juventus et la Roma a été donné mercredi soir. La Roma reçoit la Sampdoria au stadio Olimpico. L’entraîneur de la Samp, c’est Ciro Ferrara, un joueur qui a passé plus d’une décennie avec le maillot bianconero sur les épaules. Au début du match, Ferrara et Zeman se retrouvent à quelques mètres l’un de l’autre, mais ne se saluent pas. Ciro avait prévenu : « Zeman a détérioré mon image pendant des années » . En fait, lorsqu’il dit « mon image » , l’ancien Turinois sous-entend « mon image et celle de la Juventus  » . On ne va pas refaire l’histoire. Voilà des années et des années que l’entraîneur tchèque, passé par Naples, Lecce ou encore Foggia, s’acharne sur la Vieille Dame. Son objectif ? Prouver par A et par Z que la Juventus a utilisé des produits dopants. Ces accusations, vieilles de plus de dix ans, ont entraîné des procès auxquels ont participé d’illustres joueurs turinois, parmi lesquels Conte, Zidane, Del Piero, Vialli, Peruzzi et… Ciro Ferrara. Personne n’a finalement été condamné, et l’absolution a été prononcée pour tout le monde, médecins du club compris, en décembre 2005. Mais à Turin, personne n’a oublié. Ce soir, le Juventus Stadium ne veut pas seulement la victoire de la Juventus face à la Roma. Il veut l’humiliation de Zdeněk Zeman. Rien que ça.

Les black-out de la Roma

D’autant que Zeman n’a jamais rien fait pour apaiser les tensions. Il y a quelques mois, lorsque la Juve remporte le Scudetto, une petite polémique éclate en Italie. La Juve se vante d’avoir remporté son 30e titre, tandis que les instances du football italien ne lui attribuent que 28. Zeman, alors coach de Pescara, sort de nulle part et mitraille. « S’ils ont envie d’en avoir gagné 30, tant mieux. Pour moi, ils en ont vraiment gagné 22 ou 23  » , affirme-t-il, faisant évidemment référence au Calciopoli et aux autres suspicions de dopage. Voilà pourquoi, ce soir, les joueurs d’Antonio Conte vont avoir une double, voire une triple motivation pour s’imposer. L’an passé, ils avaient déjà écrasé les Romains, sur le score sans appel de 4-0. Le coach s’appelait alors Luis Enrique. Aujourd’hui, c’est bien Zeman qui est sur le banc de la Louve. Un Zeman dont on attendait beaucoup et qui, pour le moment, n’arrive pas à imprimer sa patte sur l’équipe giallorossa. De fait, si la Roma est actuellement sixième, le classement est légèrement trompeur. En cinq journées, la formation romaine ne s’est imposée qu’une seule fois (sur la pelouse de l’Inter). Son autre « victoire » a été obtenue sur tapis vert, après l’annulation du match contre Cagliari.

Lors des trois autres tours, l’équipe a toujours été victime de black-out incompréhensibles, exactement comme l’an dernier avec Luis Enrique. Face à Bologne, par exemple, la Roma menait 2-0 à domicile avant d’encaisser trois buts dans les 20 dernières minutes. Contre la Sampdoria, mercredi, presque la même histoire. Après avoir outrageusement dominé pendant une heure (but de Totti à la demi-heure), les joueurs de la capitale se sont relâchés et ont encaissé un but-casquette suite à une bourde du gardien Stekelenburg. Depuis le début du championnat, la Roma a donc déjà laissé filer sept points (sur quinze possibles), ce qui est beaucoup pour une équipe qui vise le Scudetto, selon les dires de son propre entraîneur. Évidemment, ce soir, il y a un énorme coup à faire. Zeman rêverait d’être le premier entraîneur à venir s’imposer au Juventus Stadium (la Juve n’y a jamais perdu en 24 rencontres officielles depuis son inauguration), permettant ainsi à la Roma de revenir à deux points de la Juve. Parce que venir lutter pour le Scudetto, aux côtés de la Juve et du Napoli, cela se mérite.

Ils ont osé remplacer Pirlo


Or, la Juventus doit se méfier. De la Roma, oui, mais aussi d’elle-même. Mardi soir, sur la pelouse de la Fiorentina, le champion d’Italie a semblé, pour la première fois depuis bien longtemps, en difficulté. À vrai dire, depuis l’arrivée d’Antonio Conte, les fois où la Juve a été à la peine se comptent sur les doigts de la main (première mi-temps contre le Milan AC l’an dernier, une demi-heure contre le Chievo en mars, à peu près pareil en début de saison à Catane…). Mais là, contre la Fiorentina, il y a eu quelque chose en plus. Jamais, au cours des 90 minutes, la Juve n’a semblé pouvoir reprendre en mains la partie. Les Bianconeri ont subi, remerciant simplement leur bonne étoile (la barre de Jovetić) et la maladresse des attaquants florentins. Plusieurs explications à ce petit moins bien. Déjà, la Juve découvre là le gros rythme de jouer tous les trois jours. L’an passé, elle ne participait pas à la Coupe d’Europe, et hormis quelques fois dans l’année pour la Coupe d’Italie, elle pouvait se reposer toute la semaine pour être fraîche le week-end. Le banc est plus fourni que l’an dernier, certes, mais il faut peut-être un peu de temps pour que l’équipe assimile ce turn-over permanent.

Ensuite, il y a la petite baisse de forme d’Andrea Pirlo. Monstrueux la saison dernière, christique pendant l’Euro, Pirlo est un peu en dessous depuis qu’il porte la barbe. Souvent, lors du dernier exercice, les clefs de la maison lui étaient remises lorsque la Juve n’arrivait pas à faire sauter le verrou. Mais depuis le début du championnat, il est moins décisif (un but sur coup franc et une passe décisive), à tel point que mardi soir, pour la première fois depuis le 18 décembre dernier, Pirlo a été remplacé en cours de match (et c’est la première fois depuis son arrivée à la Juve qu’il sort alors que son équipe ne mène pas au score). À noter d’ailleurs que son remplaçant, le Français Paul Pogba, fait de jolis débuts avec la Vieille Dame. Bon, après, il faut relativiser. Certes, la Juve connaît une petite baisse, mais elle est tout de même en tête du championnat avec treize points sur quinze. L’an passé, au même stade de la compétition, elle affichait onze points au compteur. Pas de quoi s’alarmer, donc. La série d’invincibilité monte désormais à 44 rencontres. Mais pour ce match face à la Roma, la motivation première ne sera pas de s’approcher un peu plus du record du Milan AC. Non. Ce soir, la motivation principale des joueurs turinois fume des cigarettes.

Eric Maggiori
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