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La Juve, un tour après

Il y a cinq mois, la Juventus s’incline à Florence sur le score retentissant de 4-2, après avoir mené 2-0. À l’époque, on pense qu’il s’agit peut-être du début du déclin pour l’équipe d’Antonio Conte. 19 matchs plus tard, les Turinois, plus forts que jamais, semblent lancés vers un troisième Scudetto.

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Ce jour-là, les défenseurs de la Juventus ont bien cru que le ciel leur était tombé sur la tête. On joue la 65e minute d’un Fiorentina-Juventus dont l’issue semble déjà toute tracée. La Juve mène 2-0, grâce à deux pions inscrits juste avant la pause par Tévez et Pogba. Fastoche. Mais les Florentins obtiennent un pénalty. Giuseppe Rossi le transforme. C’est le début de la tornade violette. La défense de la Juve va connaître, pendant vingt minutes, le seul vrai black-out de toute la gestion d’Antonio Conte. Elle encaisse en tout quatre buts, dont trois du même Pepito Rossi, ce qui offre à la Fiorentina sa première victoire face à l’ennemi bianconero depuis 1999. À la fin de la rencontre, les mines sont grises, du côté de la Juve. Le début de saison est moins convaincant que lors des années précédentes, les victoires sont poussives, et cette défaite en terre florentine est finalement la juste conséquence de ces premières semaines, qui voient déjà les Turinois relégués à cinq points du leader, l’invincible Roma de Rudi Garcia. Après deux années de suprématie en Italie, pour la première fois, le leadership de la Juve semble remis en question par des équipes comme la Roma, justement, le Napoli et la Fiorentina. On commence même à remettre en question le système tactique (3-5-2) qui a fait la force de la Vieille Dame lors des deux saisons précédentes. Bref, cela aurait pu être le début d’un déclin. Oui, cela aurait pu…

Gifle et électrochoc

Mais à la tête de la Juve, il y a un certain Antonio Conte. Un homme qui n’aime pas franchement se faire marcher sur les pieds. Le coach admet d’abord ne pas franchement comprendre cette défaite. « Nous avions parfaitement préparé ce match et nous l’avons dominé pendant 70 minutes. Et puis, une situation dans la surface a tout changé. Ces 15 minutes qui ont suivi sont quelque chose d’anormal, d’inexplicable et de cauchemardesque » , affirme-t-il au terme de la rencontre. De fait, lors de ce match, ce sont de nombreux fondamentaux de l’équipe turinoise qui sont remis en cause. La défense, d’abord, qui a pris l’eau malgré la présence sur la pelouse des trois ténors, Barzagli, Bonucci et Chiellini. Le gardien, ensuite. L’insurmontable Gigi Buffon n’a pas semblé irréprochable sur certains buts. Le caractère, enfin. La force de la Juve, c’est son caractère : être capable de revenir au score lorsqu’elle est menée, comme c’était arrivé lors des semaines précédentes face à l’Inter, le Hellas Vérone, le Chievo ou le Milan AC. Là, c’est l’inverse qui s’est produit, avec un écroulement mental incroyable. Et puis, il y a d’autres problèmes qui fâchent : Llorente semble déjà être un objet mystérieux, Lichtsteiner ne se remet pas d’une blessure, et Pirlo est loin de son meilleur niveau.

Pour remettre de l’ordre dans tout ça, il faut un grand coach, et de grands joueurs. Ça tombe bien, la Juve a les deux. Conte remotive immédiatement les troupes. D’abord dépité par la défaite face à la Fiorentina, et la façon dont elle s’est dessinée, le coach comprend qu’il peut finalement s’agir d’une aubaine. Car elle peut permettre de remettre les choses à plat, et de repartir à zéro. Au mois d’août, la Juve a débuté la Serie A avec un statut d’ultra-favori. Or, lors des premières journées, les Turinois sont parvenus à engranger des points sans briller. Et si les doubles champions d’Italie s’étaient habitués à gagner « facile » et que, du coup, ils n’avaient pas réellement donné le meilleur d’eux-mêmes depuis le début de la saison ? C’est en tout cas le raisonnement de Conte, qui décide de transformer cette gifle florentine en électrochoc. Et il ne laisse pas le temps à ses troupes de douter : le week-end suivant, son équipe s’impose 2-0 face au Genoa, avec une première période jouée à un niveau ahurissant. La machine est relancée.

L’explosion de Llorente

Derrière, les résultats s’enchaînent. Du 27 octobre au 25 janvier, la Vieille Dame enchaîne douze victoires consécutives, balayant ainsi les dix victoires initiales de la Roma. Surtout, pendant cette période, les Turinois écrasent tour à tour le Napoli (3-0) et la Roma (3-0), ses deux principaux poursuivants dans la course au titre. Et lorsque son équipe a la mauvaise idée de faire match nul sur la pelouse du Hellas Vérone (2-2 après avoir mené 2-0), Conte passe une soufflante mémorable et emmène tout le monde en stage punitif. Alors que son équipe est première de Serie A avec huit points d’avance sur le deuxième. Le monde à l’envers ? Non, juste le monde de l’excellence selon Conte. Mais l’entraîneur est-il le seul responsable de cette marche triomphale blanche et noire ? Non, bien entendu. Les joueurs y sont évidemment pour quelque chose.

Force est de constater que la formation turinoise, après la défaite à l’Artemio Franchi, a su immédiatement trouver un équilibre. Conte a insisté avec le 3-5-2, en donnant les clefs de son attaque au duo Tévez-Llorente. Après des premières semaines italiennes compliquées, l’Espagnol a fini par s’acclimater. Et lorsqu’il a enfin débloqué son compteur, il ne s’est plus arrêté. Il en est désormais à onze, soit quatre de moins que son compère Tévez, désormais meilleur buteur de Serie A. Au milieu de terrain, Vidal a franchi cette saison un nouveau palier, le plaçant clairement dans le top 5 des meilleurs milieux de terrain au monde. Quant à Pogba, après quatre premiers mois de feu, il connaît une petite baisse physique logique, si l’on considère qu’il a pratiquement joué tous les matchs et qu’il a eu des vacances d’été réduites à cause du Mondial des moins de 20 ans.

De quatre à vingt-quatre

Lors d’une récente interview à Cadena Ser, Fernando Llorente racontait que l’un des hommes forts de la Vieille Dame n’est ni sur la pelouse, ni même sur le banc. « Notre nutritionniste est un phénomène, il prépare notre corps de la meilleure des façons » , explique-t-il. En effet, l’homme en question est un consultant nutritionniste, qui fait le lien entre les demandes nutritives d’Antonio Conte et le chef cuistot du centre d’entraînement de Vinovo. Ainsi, les Turinois suivent un régime tout particulier qui leur permet d’exprimer au mieux leurs capacités les jours de match. « Si nous courons plus que tous nos adversaires, c’est aussi parce que notre corps est mieux préparé. Il est mieux préparé athlétiquement, mais aussi d’un point de vue nutritionnel » , précise l’attaquant espagnol.

Les secrets de la réussite sont donc nombreux. De la remise en question à l’explosion de Llorente, du menu diététique aux magies de Tévez, du niveau de Vidal à l’assurance retrouvée de l’arrière-garde, des soufflantes de Conte aux frappes de poney de Pogba. La Juve est aujourd’hui sûre de sa force, plus que jamais. Et le classement est là pour le confirmer : les Piémontais comptent actuellement onze points d’avance sur la Roma (qui compte toutefois un match en moins). Largement suffisant pour aborder ce match retour face à la Fiorentina. Une Fiorentina pas franchement en grande forme, qui n’a pris qu’un point sur les trois dernières journées (défaites à domicile contre l’Inter et la Lazio), et qui affiche un gouffre de 24 points de retard sur la Juventus. Le 20 octobre dernier, après le succès 4-2 des Viola face aux Bianconeri, l’écart entre les deux formations n’était que de quatre petites unités. Comme quoi, en cinq mois, tout peut aller très vite. Dans les deux sens.

Eric Maggiori
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anigolemagicien
Et dire que Llorente et Tevez ne feront pas la coupe du monde ! Dégoûté tout ça à cause de egos mal placé je sais pas ce que Del Bosque à contre Fernando mais c'est juste un joueur de classe international, et il prend le putain* d'apatride de l'atletico ! Et maintenant il va mettre remplaçant alors qu'il lui avait promis qu'il sera titulaire a la copa mundial ! Sombre girouette

Du côté argentin le second apatride messi le petit dopé aux hormes de Dr Fuentes rejette l'enfant du peuple par la jalousie et le coach baisse son froc ! Sombre buse
anigolemagicien
Fuerto apache el niño del pueblo
« Notre nutritionniste est un phénomène, il prépare notre corps de la meilleure des façons »

"Nutritionniste", oui oui... ^^
Message posté par anigolemagicien


Du côté argentin le second apatride messi le petit dopé aux hormes de Dr Fuentes rejette l'enfant du peuple par la jalousie et le coach baisse son froc ! Sombre buse


L'horme, c'est une herbe médicinale qui ne se trouve qu'en Provence, c'est ça ?
Note : 1
Ma che rete di Asamoah !!!
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