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  2. // 33e journée
  3. // Juventus/Fiorentina (3-2)

La Juve s'impose, mais doit encore patienter

La Vieille Dame devait absolument s'imposer sur sa pelouse face à la Fiorentina et espérer, dans le même temps, un faux pas de la Lazio contre la lanterne rouge parmesane. Les hommes de Max Allegri ont rempli leur mission en s'imposant 3 buts à 2, manque de pot, les Romains n'étaient pas décidés à lâcher le morceau.

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Juve - Fiorentina
(3-2)

F. Llorente (35'), C. Tévez (45'), C. Tévez (70') pour Juventus Turin , G. Rodríguez (33'), J. Iličić (90') pour Fiorentina.


Son nom : Tévez. Son prénom : Carlos. D'un coup de casque malicieux et d'une frappe croisée millimétrée, le meilleur attaquant de la Serie A a fait plier une Fiorentina qui avait pourtant bien débuté la rencontre. En ouvrant le score sur penalty dès la demi-heure de jeu, les hommes de Vicenzo Montella pensaient sans doute refaire le coup du 5 mars dernier où ils étaient venus s'imposer en demi-finale aller de Coupe d'Italie. Malheureusement pour eux, ce soir, l'avant-garde bianconera avait décidé de revêtir son costume des grands soirs. Malgré le coup franc somptueux d'Iličić dans les ultimes instants de la partie, la formation viola concède sa quatrième défaite d'affilée en championnat. À l'évidence, les Florentins devront tout donner en Ligue Europa pour sauver leur saison. Quant à la Juve, le sacre n'est pas encore pour ce soir à cause de la victoire de la Lazio. Mais il se rapproche de plus en plus.

Action, double réaction


Première période de grande intensité au Juventus Stadium. Piqués au vif après leur premier Derby della Mole perdu depuis 1995, la Juve de Max Allegri décide, comme à son habitude, de prendre les cartes en main. Après un round d'observation d'une douzaine de minutes, Stefano Sturaro (15e) puis Fernando Llorente (21e) donnent ses premières sueurs froides à l'arrière-garde florentine. Ce à quoi répondent Matías Fernández et Mario Gómez quelques instants plus tard, sans toutefois inquiéter un Gigi Buffon qui veille au grain. À la demi-heure, la Vieille Dame a nettement pris le jeu à son compte, mais se fait surprendre par le petit Joaquín qui zigzague dans la défense turinoise. Pirlo laisse traîner sa jambe, l'Espagnol s'effondre, penalty pour la Fio.

Gonzalo Rodríguez bombarde Buffon pourtant parti du bon côté. Montella respire, ses ouailles mènent 1-0. Mais pas pour longtemps. À peine trois minutes plus tard, Fernando Llorente répond à son homologue uruguayen en reprenant de la tête un corner admirablement botté par Pirlo. Poussée par ses tifosi, la Juve reprend peu à peu le dessus. Évra butte une première fois sur un Neto impeccable avant d'adresser six minutes plus tard un centre parfait à Carlitos Tévez qui lobe le portier brésilien d'un amour de tête piquée. L'arbitre siffle sur l'engagement, le timing est parfait pour la Juve.

Tévez, l'Apache intraitable


Menée pour la première fois de la partie, la Viola se retrouve dans l'obligation de faire le jeu. Emmenée par son duo d'attaque parfaitement complémentaire (Salah/Gómez), la formation de Vicenzo Montella fait courir la défense turinoise privée de Leonardo Bonucci, suspendu. Mohamed Salah passe la seconde, multiplie les accélérations et finit par créer le danger. 65e minute, on prend les mêmes et on recommence. De nouveau bousculé dans la zone de vérité, mais cette fois par Chiellini, Joaquín obtient un second penalty logiquement sifflé par M. Banti. Gonzalo Rodríguez s'élance pour le doublé... et rate la cible.

Frayeur de courte durée puisque, dans la foulée, la défense florentine se fait manger par la vitesse de l'inarrêtable Tévez qui crucifie Neto d'une belle frappe croisée. Et de 20 pour l'Apache qui s'offre son huitième doublé de la saison. Cette fois, Montella comprend qu'il aura du mal à refaire le coup du 5 mars. Désormais à l'abri, Allegri passe en « mode gestion » . Padoin et Ogbonna font leur entrée à quinze et vingt minutes du terme, histoire de verrouiller derrière. Malgré la beauté du geste, le coup franc magistral du Slovène Iličić ne change rien à l'issue du match. La Juve devait s'imposer ce soir pour décrocher le titre, le pari est tenu. Sauf que dans la capitale italienne, Parme se fait gentiment cuisiner à la sauce laziale, 4-0. Le sacre attendra. Ce n'est plus qu'une question de jours.

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Par Morgan Henry
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