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La Juve réécrit son histoire

A la fois belle et antipathique, comme l'avait exigé son coach, la Juventus frappe un grand coup en allant s'imposer sur la pelouse de l'Inter (1-2). La Vieille Dame conserve la tête de la Serie A, mais voit, dans son rétroviseur, le Milan AC, vainqueur 3-2 de la Roma, tenter le dépassement.

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Ce soir, Luciano Moggi va pouvoir dormir tranquille. L'ancien président de la Juventus, juste avant la rencontre, avait espéré « un 10-0 pour la Juve » . Bon. Étant donné que l'on n'est pas en Liga, ce n'est pas encore possible. Mais l'important, ce n'est pas le score. Mais bien la victoire. Oui. Après tant d'années de souffrance, au cours desquelles elle a regardé l'Inter accumuler les trophées pendant qu'elle tentait vainement de se reconstruire, la Juve gagne. Elle gagne à San Siro, face à une Inter redevenue soudainement commune. Calciopoli, au moins ce soir, semble loin derrière. « Un juste retour à la normale » , se félicitent les tifosi bianconeri. Et leur rêve se matérialise au classement. La Juventus est en tête, avec 19 points, et le restera jusqu'à la semaine prochaine, indépendamment des résultats du dimanche. L'Inter, quant à elle, ne bouge pas de sa 16ème place. En revanche, si Bologne et Novara s'imposent demain (respectivement face à l'Atalanta et Lecce), le champion d'Europe 2010 sera relégable. Une situation aussi incompréhensible qu'inadmissible. Ranieri va devoir revoir sa copie.

Car ce soir, la Juventus n'a rien volé. Bien au contraire. Patronne du terrain dès les premières minutes, comme à la belle époque, elle n'a pas tardé à prendre l'avantage, grâce à un but de renard de Vucinic. Cueillie à froid, l'Inter est toute proche de sombrer, mais les attaquants turinois sont cléments et la gracie. Mauvaise idée. Car une Inter blessée est une Inter dangereuse. Petit à petit, les nerazzurri reprennent du poil de la bête, et égalisent à la demi-heure de jeu par Maicon. La Juve souffre. Pazzini est à deux doigts de doubler la mise, mais heurte la barre. C'est le tournant de la rencontre. Deux minutes plus tard, Marchisio crucifie Castellazzi, après un une-deux avec Matri. Le milieu de terrain turinois aurait d'ailleurs dû obtenir un pénalty quelques minutes plus tard. Mais l'arbitre a jugé que 5 pénaltys sifflés contre l'Inter en 8 journées, c'était déjà suffisant. En seconde période, on attend évidemment la furie interista. Alors, tout le monde à l'abordage? Non. Personne. Une équipe sans idée et pétrifiée, comme son président, dans les tribunes. La Juve doit juste gérer. Et elle gère. Tutto facile. La victoire est là, tout comme la première place. Sacrée revanche sur le passé.

Le champion reste champion

Une fois n'est pas coutume, ce soir, le Milan AC était à fond derrière son cousin nerazzurro. De fait, si l'Inter était parvenue à tenir en échec ou à battre la Juve, le Milan AC aurait pu goûter, pour la première fois de la saison, à la première place du classement. Une première place dont les rossoneri ont finalement profité pendant quelques minutes. Le temps d'aller se doucher, de fêter la victoire face à l'AS Roma, et d'assister, impuissants, au succès bianconero en terre milanaise. Mais ce n'est que partie remise. Car c'est officiel : le Milan AC est bien de retour. Après trois victoires consécutives en Serie A, le champion d'Italie devait confirmer face à un gros. Plus qu'une confirmation, c'est une démonstration de force. Face à la Roma, l'équipe d'Allegri a semblé être redevenue celle de l'an dernier. Puissante, cynique, donnant toujours l'impression de n'être qu'à 50% de ses capacités et de frapper lorsqu'elle le décide. Et puis, il y a ce diable de Zlatan.

La Roma a pourtant tout tenté. Mais avec tout le respect pour les giallorossi, il y a une division d'écart entre les deux formations. La Louve a du cœur, de l'orgueil, des bonnes phases de jeu, mais il manque cette agressivité qui permet de remporter des matches comme celui-ci. L'exemple le plus frappant est arrivé à la demi-heure de jeu. Burdisso répond au but d'Ibrahimovic. L'Olimpico explose et le Milan doute. Mais une minute plus tard, la défense romaine s'endort et laisse Nesta scorer de la tête. L'ancien capitaine de la Lazio aurait même eu le temps de prendre un café, tant personne ne l'a attaqué en plein cœur de la surface. Milan triplera plus tard la mise par Ibra, encore, et encore pu alourdir le score si Nocerino n'avait pas eu le pied carré. Bojan sauve les apparences en fin de rencontre, mais les constats sont déjà tirés. Allegri (exclu en fin de match) reprend sa marche triomphale, interrompue cet été. Luis Enrique, avec trois défaites dans les quatre dernières journées, va bientôt devoir rendre des comptes à son président. Et aux tifosi. Et à Totti.

Naples chez le psy

De son côté, Walter Mazzarri, après avoir été chez le coiffeur pendant l'été, va désormais devoir consulter un psychanalyste. Son Napoli est atteint d'un drôle de mal : le dédoublement de la personnalité. Un trouble mental, notamment défini par Freud comme un "trouble dissociatif de l'identité". Des mots qui collent parfaitement aux maux du Napoli. Brillants mercredi face à l'Udinese, les Napolitains se sont aujourd'hui inclinés sur la pelouse de Catane. Alors certes, Catane n'est pas le dernier des nuls. Bien au contraire. La formation emmenée par Vincenzo Montella n'a plus perdu depuis six rencontres, et pointe ce soir à la sixième place. Mais tout de même. Comment expliquer qu'une équipe comme Naples soit capable, tour à tour, de battre le Milan AC, l'Inter et l'Udinese, et de s'incliner contre le Chievo, Parme et Catane? Un véritable mystère, que même son coach a du mal à déceler.

Aujourd'hui, le Napoli avait pourtant tout pour s'imposer. Cavani a ouvert le score dès la première minute. Scénario idéal. Mais Naples fait ensuite hara-kiri. Marchese égalise, puis Santana a la bonne inspiration de se prendre deux cartons jaunes en 25 minutes, et de se faire exclure juste avant la pause. Une offrande pour les Siciliens, qui prennent l'avantage dès le début de la seconde période par l'inévitable Bergessio, déjà buteur mercredi face à la Lazio. Mazzarri, qui avait préservé Maggio et Hamsik en vue du match retour de C1 contre le Bayern, fait rentrer son crêté et son ailier. Mais son équipe n'a plus les jambes pour aller chercher le nul, malgré un forcing final et quelques occasions ratées. Ce n'est pas comme ça que Naples ira titiller le Milan AC et la Juve. Malheureusement pour le spectacle.

Les résultats :


Catania - Napoli 2-1
Marchese 25', Bergessio 48' / Cavani 1'
Roma - Milan 2-3
Burdisso 28', Bojan 87' / Ibrahimovic 17' et 78', Nesta 30'
Inter - Juventus 1-2
Maicon 28' / Vucinic 13', Marchisio 33'

Eric Maggiori
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