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La Juventus peut-elle vraiment se faire éliminer ?

Ce soir, la Juventus se déplace au stadio Artemio pour le huitième de finale retour de l’Europa League contre la Fiorentina. Après le 1-1 du match aller, les Turinois ne sont pas en position de force. Mais ont-ils réellement des chances de se faire sortir ?

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Tous les tifosi de la Juve ont déjà coché la date. 14 mai 2014. Jour de la finale de l’Europa League, qui se disputera au Juventus Stadium de Turin. Évidemment, après l’immense déception de l’élimination en Ligue des champions, la C3 est devenue le lot de consolation de tout le clan turinois. Et cette finale prévue à Turin semble être un message divin pour faire comprendre aux joueurs qu’il faut la jouer à fond, cette compétition. Or, sur le papier, la Juve se place clairement parmi les favoris du tournoi. Ultra-dominateur en Serie A, le club turinois attend un trophée européen depuis trop longtemps pour laisser filer celui dont la finale se disputera à la maison. Mais ce huitième de finale 100% italien face à la Fiorentina risque de se révéler plus compliqué que prévu. De fait, au match aller, il y a une semaine à Turin, la formation viola est venue réaliser un coup, en arrachant le nul, 1-1. Un coup de maître signé Mario Gómez, à quelques minutes du terme, alors que la Juve avait rapidement ouvert le score par Vidal, et aurait dû dérouler. Cela n’a pas été le cas, et la Fiorentina en a profité. Du coup, avec 90 minutes à disputer à domicile, les Florentins se retrouvent en position favorable. Pourtant, à Turin, personne ne semble croire que la Vieille Dame puisse se faire sortir. Ah, vraiment ?

La Fiorentina indigeste au diner

C’est pourtant une réalité : depuis le début de la saison, la Juventus est bien plus brillante en Italie qu’en Europe. Les statistiques ne font que le confirmer. En Serie A, le double champion a remporté 24 des 28 matchs disputés jusqu’ici, soit un joli total de 85% de victoires. En Europe, en revanche, la Juve a disputé neuf rencontres (six en Ligue des champions, trois en Europa League), avec seulement trois victoires à la clef, soit 33% de victoires. Un contraste saisissant. Les mauvaises langues s’amusent à dire qu’en Europe, la Juve n’a pas les arbitres de son côté, contrairement à la Serie A. La vérité est malheureusement un peu plus complexe que cela. En Italie, la Vecchia Signora est parvenue à imposer un règne sur le long terme, presque une terreur qui fait que, bien souvent, les adversaires déjouent et savent que, de toute façon, même s’ils parviennent à accrocher un point, elle sera tout de même championne au bout du compte. Preuve ultime de ce règne : depuis son arrivée sur le banc de la Juve en juillet 2011, Antonio Conte n’a perdu que cinq matchs de Serie A (sur 104 rencontres). En Europe, en revanche, la musique n’est pas la même. Les échéances sont plus réduites, et un match nul peut rapidement devenir décisif.

C’est d’ailleurs cela qui a provoqué la chute des Turinois en Ligue des champions. Après le premier nul contre Copenhague, ces derniers se sont dit : « Peu importe, on se qualifiera quand même. » Après le nul contre Galatasaray, pareil. Après la défaite et le nul contre le Real, pareil. Et au final, plouf ! Élimination sous la neige d’Istanbul. Et c’est bien cela qui a de quoi faire espérer les supporters de la Fiorentina. Et si, finalement, la vraie faille de cette Juventus, c’était sa trop grande force ? À force de gagner chaque week-end, même lorsqu’elle ne joue pas forcément bien, la Vieille Dame aurait presque tendance à penser que tous les matchs sont gagnés d’avance. Surtout s’il s’agit d’une équipe italienne en face. La preuve avec ce tweet lâché par le Twitter officiel de la Juve après la victoire 1-0 des Bianconeri face à la Fiorentina en championnat, à quatre jours du match aller de C3 : « La Fiorentina a été délicieuse au déjeuner. On se voit jeudi pour le dîner. » Sauf que le dîner a été indigeste. À cause de la choucroute de Mario Gómez.

Gómez, l’arme fatale


Alors, concrètement, la Juventus peut-elle se faire sortir de l’Europa League ce soir, aux alentours de 21h ? Soyons clairs : oui. Que le leader du championnat d’Italie soit supérieur au quatrième ne fait pas un pli, et les 27 points d’écart (!) entre les deux formations sont là pour le rappeler et le confirmer. Mais là, ce n’est pas la Serie A. C’est l’Europe. C’est une élimination directe. Un 0-0 ne rapporte pas un point. Un 0-0, ce soir, est éliminatoire. La Juve va devoir en être bien consciente au coup d’envoi : pendant 90 minutes, il va falloir dicter sa loi sur un terrain hostile, très hostile, avec un public qui n’aura qu’une seule motivation : couper la tête du zèbre. D’autant que ce terrain a de quoi évoquer un moment douloureux pour les joueurs d’Antonio Conte. Leur seule défaite cette saison en Serie A a justement été concédée au stadio Artemio Franchi. Une gifle 4-2 qui avait laissé penser que la Vieille Dame n’était plus maîtresse en son royaume. Au final, cette défaite a été un détonateur positif, puisqu'elle n’a plus perdu depuis, et a enchaîné une série (en cours) de vingt matchs sans défaite. Mais quand même. On n’oublie jamais les terres d’une défaite.

Et ça, la Fiorentina en est consciente. La formation de Montella sait qu’elle a 90 minutes à disposition pour réaliser un exploit. Pour faire tomber le favori. Pour entretenir un rêve interdit : celui d’aller soulever un trophée européen sur la pelouse de son meilleur ennemi en mai prochain. Le retour de Mario Gómez est évidemment une bénédiction pour le coach florentin. Buteur jeudi dernier à Turin, l’Allemand a encore planté ce week-end face au Chievo, et est gonflé à bloc pour la rencontre face aux Turinois. Son dernier but européen remonte au 23 avril dernier. C’était une demi-finale de Ligue des champions, un certain 4-0 contre le FC Barcelone. Au tour précédent, Gómez et son Bayern avaient justement éliminé la Juve, 2-0 à l’aller, 2-0 au retour. Autant dire que la formation piémontaise a toutes les raisons de devoir se méfier de ce rendez-vous au stadio Artemio Franchi. Oui, elle demeure favorite. Non, elle n’est pas en position pour se pavaner et pour prendre cette confrontation à la légère. Et qu’on se le dise : aucune autre équipe encore en lice dans cette Europa League ne serait plus heureuse d’éliminer la Juve que la Fiorentina. Hormis peut-être le Napoli.

Par Eric Maggiori
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