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  2. // 29e journée

La Juve patronne, Lazio et Milan se neutralisent

Grâce à un but de Carlos Tévez, la Juve s'impose 1-0 sur la pelouse de Catane et reprend 14 points d'avance sur la Roma. Le Scudetto est de plus en plus proche. Dans l'autre match, 1-1 entre la Lazio et le Milan AC, au terme d'un match entre deux équipes bien loin de leur gloire d'antan.

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C'est la nouvelle mode à Turin. La mode printemps-été 2014. La mode minimaliste. Gagner 1-0. Basta. Pas un de plus, pas un de moins. Fini les raclées, les 4-0, les matchs à rebondissement. Maintenant, le leader du championnat d'Italie gagne petit, mais gagne quand même. Quel que soit l'adversaire. 1-0 contre la Fiorentina, 1-0 contre le Genoa, et désormais 1-0 contre Catane. Les trois derniers matchs de championnat se sont soldés sur le même score, et l'on peut même ajouter le 1-0 face au Torino il y a un mois. Et les buteurs, eux aussi, sont peu variés. Quand ce n'est pas Tévez, c'est Pirlo. Quand ce n'est pas Pirlo, c'est Tévez. Plouf, plouf, ce soir ce sera... Tévez. Un coup de butoir de l'attaquant argentin, son seizième de la saison en Serie A, et voilà la Juve qui ramène les trois points de Sicile. Un succès capital, qui lui permet de reprendre 14 points d'avance sur la Roma. Une Roma qui fait de son mieux, mais qui ne peut pas courir après une équipe qui gagne tous ses matchs et qui, depuis le début de la saison, n'a laissé filer que neuf points. Hallucinant.

Ce soir, pourtant, la Juve aurait pu flancher. Le match de jeudi en Europa League a retiré de l'énergie aux joueurs turinois. L'adversaire du soir, Catane, est dernier au classement. C'est clairement le genre de match où l'on peut se faire surprendre. De fait, en première période, la Juve n'est pas très inspirée. En 45 minutes, il ne se passe pratiquement rien, hormis une tentative de talonnade improbable d'Osvaldo. Finalement, les meilleures émotions arrivent des bancs de touche : Maran et Conte, les deux entraîneurs, sont tous les deux exclus pour contestation. En début de seconde période, la Juve se dit qu'il serait temps d'accélérer. Lors des deux dernières rencontres, c'est Pirlo qui avait fini par débloquer la situation sur coup franc. Cette fois-ci, c'est Tévez qui s'en charge. Après une nouvelle occasion ratée par Osvaldo, l'Apache prend les choses en main, en contrôlant le ballon à l'entrée de la surface et en fusillant Andujar, profitant d'une belle remise de la tête du même Osvaldo. À 1-0, évidemment, tout devient plus facile, d'autant que Catane se retrouve à dix suite à l'expulsion de Bergessio. Fin de match tranquille, Tévez passe proche du doublé, mais n'avait pas envie de chambouler la nouvelle mode minimaliste de la Juve. 1-0, c'est suffisant. Suffisant pour foncer à toute allure vers la troisième étoile.

Piètre spectacle dans un stade à moitié vide

Les étoiles, en revanche, la Lazio et le Milan AC risquent de ne plus les voir pendant un petit bout de temps. Les deux équipes, qui s'affrontaient ce soir au stadio Olimpico, ont offert un spectacle que l'on pourrait qualifier de soporifique. On est loin, très loin, des grandes oppositions entre les deux clubs d'il y a quelques années. Comme au match aller, les deux formations se quittent sur le score de 1-1. Le score le plus logique. Car aujourd'hui, aucune des deux ne méritait de perdre, mais surtout, aucune des deux ne méritait de gagner. Seule bonne nouvelle de la soirée, Clarence Seedorf sauve sa tête. Les dirigeants milanais lui avaient fait comprendre qu'une défaite à Rome lui serait fatale. Le coach néerlandais, à défaut de gagner et de faire briller son équipe, a au moins évité ça. Mais le classement est dramatique : Milan est ce soir douzième de Serie A, à 11 points de la zone Europe. La Lazio, pour sa part, avait l'occasion de profiter des faux pas de l'Inter et de Parme, et de se rapprocher de la sixième place. Raté. Le nul ne lui permet que de grappiller un petit point sur l'Inter, mais l'Europe reste à cinq longueurs. Trop, pour une équipe qui ne joue que par intermittence.

Alors qu'à Santiago Bernabéu, au même moment, le Real Madrid et le FC Barcelone offraient au monde entier l'un des plus beaux spectacles de l'année, Laziali et Milanisti ont prouvé que le temps où ils figuraient parmi les meilleurs clubs du monde est révolu. La première période entre les deux formations est d'une tristesse absolue. Milan, dominé pendant pratiquement toutes les 45 premières minutes, rentre aux vestiaires avec un improbable avantage d'un but. Le pion est inscrit contre son camp par Konko, qui dévie dans ses propres filets un centre de Kaká. Lose. Au retour, la Lazio, privée de Klose, ne sait pas trop comment mettre le feu. Sur un centre de Candreva, elle finit pourtant par égaliser. La déviation de Biglia permet à Gonzalez de marquer de la tête. 1-1. Derrière, les Laziali se créent des occasions, mais c'est Balotelli, à dix minutes du terme, qui fait trembler le stade : son missile du droit trouve le poteau droit de Berisha. En toute fin de rencontre, la Lazio se crée deux grosses opportunités par Onazi (qui tire au-dessus), puis par Candreva, sur coup franc. Cela aurait été cruel pour Milan et pour Seedorf. On en reste là, au terme d'un piètre spectacle, qui, de plus, s'est déroulé dans une drôle d'ambiance. La Curva Nord de la Lazio, toujours en guerre contre le président, a en effet annoncé juste avant la rencontre qu'elle ne pénètrerait plus dans le stade jusqu'à la fin de la saison, pour protester contre le sieur Lotito. Ça s'annonce gai, tout ça.

Eric Maggiori
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McMilkshake Niveau : CFA2
Quand je dis que Maggiori est pro-Juve et anti-Milan...
McMilkshake Niveau : CFA2
Quand je dis que Maggiori est pro-Juve et anti-Milan...
"Laziali et Milanisti ont prouvé que le temps où ils figuraient parmi les meilleurs clubs du monde est révolu"

Ca fait déjà un certain temps concernant la Lazio.
Parce que la Lazio a déjà fait parti des meilleurs clubs du monde?

Comparer le Milan a l'éphémère Lazio c'est drôle.

Et blabla Milan Mexes Rami Constant, plus ce que c'était etc, etc.

Le foot n'est pas fait d'éphémère. Et sur les 25 dernières années Milan a créé deux générations qui ont balladées l'Europe.

Bref, bref.
La lazio a connu du bon temps il faut avouer. Ici on ne compare pas la Lazio au Milan, les gars restez tranquille. Meme moi qui suit Romanista je ne l'ai pas mal pris.
Et en plus si ca fait Plaisir au laziale de Maggiori

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