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  2. // 12e journée

La Juve ne rigole pas

Large vainqueur de Palerme (3-0), la Juve a une nouvelle fois prouvé que cette saison, il va falloir compter sur elle. Les Bianconeri sont en tête, à égalité avec la Lazio. Fa tombe bien, la semaine prochaine, les deux équipes s’affrontent au Stadio Olimpico.

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Les visages sont souriants. Les écharpes brandies. Dans les tribunes du Juventus Stadium, on entend même quelques tifosi prononcer le mot interdit. Oui. Cela faisait longtemps que les supporters de la Juventus attendaient ça. Une Juve séduisante, belle à voir jouer, cynique, réaliste et surtout, donnant une véritable impression de puissance. A vrai dire, jamais, depuis son retour en Serie A, la Vieille Dame n’avait transmis une telle sensation. Une sensation qui, il faut bien le dire, rappelle la belle époque des Nedved, Trezeguet et autres Zidane. Cet après-midi, la Juve a littéralement atomisé Palerme. 3-0. Une punition pour les Siciliens, qui auraient d’ailleurs pu en prendre cinq ou six sans sourciller. Alors certes, Palerme n’est pas forcément le client référence loin de ses bases. A l’extérieur, les Siciliens comptaient, avant ce match, quatre défaites et un nul, pour aucun but marqué. Bon. Bah, toujours pas le moindre but inscrit, et une défaite de plus.

Mais quand même. Pour la Juve, c’est une preuve de force de plus, après les victoires contre le Milan AC et l’Inter. L’équipe de Conte semble jouer ensemble depuis des années tant les joueurs se connaissent et se trouvent à merveille. Pirlo et Marchisio, au milieu de terrain, assurent un rendement exceptionnel, tandis que devant, Matri est en train de trouver son rythme de croisière. Aujourd’hui, l’avant-centre a scoré son cinquième but en championnat, tout comme Marchisio. Une équipe équilibrée, un danger omniprésent qui peut venir des ailes (Lichtsteiner, super aujourd’hui) comme du centre : oui, la Juve a, pour le moment, tous les atouts pour jouer les premiers rôles. Elle est ce soir en tête du classement, à égalité avec la Lazio (mais avec un match en retard), qui, hier soir, est allée accrocher le nul (0-0) sur la pelouse du Napoli. Samedi prochain, les deux leaders s’affronteront à Rome, pour un match qui vaudra très certainement le déplacement. On a déjà hâte d’y être.

L’Udinese tombe du fauteuil

S’il y en a bien un qui peut se mordre les doigts (et autre chose s’il le souhaite), c’est Francesco Guidolin. Avec le nul de la Lazio, l’Udinese aurait pu être seule leader en cas de succès sur la pelouse de Parme. Raté. Beaucoup moins efficace loin du Frioul, l’équipe bianconera a disputé le match le plus terne de sa saison (si l’on exclut la rouste sur la pelouse de l’Atletico Madrid) et repart d’Emilie-Romagne avec une défaite qui pèse lourd dans la balance. Biabiany et Giovinco signent le succès parmesan. Un succès mérité, car Parme a montré de bien belles dispositions, confirmant qu’elle est soit l’équipe qui gagne, soit celle qui perd. Aucun match nul. Pour l’Udinese, c’est peut-être la redescente sur terre. Après ce revers qui les fait tomber à la troisième position, les Frioulans voient se profiler des rendez-vous face à la Roma, l’Inter, le Chievo, la Lazio et la Juventus. C’est maintenant que l’on va voir ce qu’ils ont dans le ventre.

L’Udinese est ce soir à égalité avec le Milan AC. Les Rossoneri n’ont pas pu faire mieux qu’un match nul (0-0), hier soir, sur la pelouse de la Fiorentina. Les joueurs d’Allegri ont de quoi avoir des regrets : entre les poteaux, les arbitres et la malchance, ils ne sont pas parvenus à tirer leur épingle du jeu. Cette même stérilité a bien failli frapper aussi le Genoa. Mais les joueurs d’Alberto Malesani ont réussi à sauver in-extremis les meubles, avec un but de Veloso à quatre minutes du terme. Mine de rien, et malgré des prestations peu convaincantes depuis le début de la saison, les Génois sont désormais huitièmes, à deux points, seulement, de la « zone Europa League » .

La Roma fait son nid

Cette zone Europa League, elle est campée par le Milan AC, mais aussi par l’AS Roma. Les Giallorossi parviennent enfin à donner de la continuité à leurs résultats. Après la victoire face à Novara lors du dernier tour, les joueurs de Luis Enrique profitent d’un calendrier favorable pour battre Lecce (2-1), fêtant par la même occasion les premiers buts en Serie A de Pjanic et Gago, même si le plus beau de la soirée, inscrit par Osvaldo, a été injustement annulé. La méthode Luis Enrique semble petit à petit porter ses fruits. Les Romains développent un jeu parfois plaisant, même s'ils ont, ce soir, manqué de réalisme au vu des nombreuses occasions créées. Cette équipe-là n’est pas encore armée pour lutter pour le Scudetto (la phase défensive est encore trop fébrile, parfois, et la blessure de Burdisso ne va pas aider), mais en continuant sur cette voie-là, elle pourra certainement réaliser de belles choses dans cette Serie A.

Si la Roma est, au terme de cette 12ème journée, cinquième, elle peut remercier la Justice Sportive. En effet, sans ses six points de pénalité, c’est l’Atalanta qui camperait aujourd’hui cette cinquième position. Les joueurs de Colantuono sont allés faire 2-2 sur la pelouse d’une équipe de Siena qui continue de surprendre. L’Atalanta a mené deux fois au score par l’intenable Denis, qui occupe ce soir la première place du classement des buteurs, avec 9 unités, une de plus que Di Natale. Mais, par deux fois, les locaux sont parvenus à revenir dans le match, égalisant à trois minutes du coup de sifflet final. Dommage pour les Bergamaschi. Du spectacle, il y en a eu aussi entre Catania et le Chievo. Dans ce match de milieu de tableau, c’est le club de Vérone qui a eu le dessus, avec une victoire 2-1, étriquée, tant les Siciliens ont poussé en fin de rencontre. A priori, et pour ce que l’on a vu jusqu’ici, pas de soucis à avoir : ces quatre clubs devraient tranquillement se diriger vers le maintien.

Oui, car il y a vraiment pire qu’eux. Bologne, par exemple. Les Rossoblù ont réussi l’exploit de s’incliner à domicile contre Cesena, dernier du classement, et qui n’avait pas encore gagné cette saison. C’est Marco Parolo qui a redonné un peu d’espoir à son club, toujours lanterne rouge, malgré ce succès. Bologne perd une place au classement, aux dépens de l’Inter, qui s’est imposée hier soir face à Cagliari (2-1). Les Nerazzurri ont toujours 11 points de retard sur les deux leaders. Le chemin, pour Ranieri, s’annonce pentu. Très pentu.

Les résultats :

Inter - Cagliari 2-1
Thiago Motta 54', Coutinho 61' / Larrivet 88'
Napoli - Lazio 0-0
Fiorentina - Milan 0-0
Bologna - Cesena 0-1
Parolo 84'
Catania - Chievo 1-2
Almiron 78' / Pellissier 45', Sanmarco 73'
Genoa - Novara 1-0
Miguel Veloso 86'
Juventus - Palermo 3-0
Pepe 19', Matri 48', Marchisio 65'
Parma - Udinese 2-0
Biabiany 58', Giovinco 76'
Siena - Atalanta 2-2
D'Agostino 44', Gazzi 87' / Denis 15' et 53'
Roma - Lecce 2-1
Pjanic 25', Gago 54'/ Bertolacci 61'

Eric Maggiori
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Pour la Roma, outre le but refusé d'Osvaldo, on peut aussi retenir un festival de Bojan, qui a loupé au moins deux buts vraiment tout faits. Ca me fait presque de la peine pour lui...

Le gros souci de la Magica, à mon avis, c'est de vouloir jouer avec une ligne défensive haute avec deux défenseurs centraux pas particulièrement rapides (Kjaer et Heinze...). Et sinon, Taddei arrière gauche, je veux bien contre Lecce (il a d'ailleurs été excellent) mais contre la Juve, bon, voilà quoi.
pazzzo_bianconero Niveau : District
quel plaisir de revoir la juve jouer de cette façon, les 4 dernières ont été cauchemardesques et aujourd’hui on a de nouveau le sourire... mais bon pour le scudetto c'est pas gagné, vu que milan reste un ton au dessus, mais si marchisio,pirlo,lichteisner et vidal reste a ce niveau, que vucinic soit un peu plus efficace et que l'equipe garde cet esprit combattif, rien ne pourra arréter notre marche vers l'avant...mais pour l'instant on profites de l'euphorie, ca nous avait manqué
Bon, réellement, on ne voit pas encore les Zidane, Nedved et Trezeguet de 2011/2012, mais au vu des résultats on peut pour l'instant se contenter de Pirlo et Marchisio (Matri n'a pas du tout le standing à mon avis).
Et puis on va espérer que l'infirmerie reste vide, parce que l'année dernière, à la même époque, tout roulait à Turin et on a vu comment ça s'est fini.
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