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La Juve, le septième ciel et le plafond de verre

Insatiable, imperturbable et imperméable à la lassitude que sa domination sans partage engendre parfois dans la Botte, la Juve a décroché son septième Scudetto consécutif. Une performance exceptionnelle, teintée néanmoins par un arrière goût d'inachevé, puisque la Vieille Dame continue de voir ses ambitions contrariées au plus haut niveau européen.

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Avant toute chose, il convient de saluer la performance. De baisser les yeux et d'applaudir des deux mains. Parce que la Juve est un cran au-dessus de la sphère dans laquelle évoluent les autres équipes de Serie A. Elle l'a démontré en décrochant son septième Scudetto de rang, au terme d'une saison irréprochable. Du moins sur le plan national. Car, au niveau continental, les Juventini, orphelins d'une victoire en C1 depuis 1996, attendent encore de remonter sur le toit de l'Europe.

La Botte à leurs pieds


À l'heure de faire le bilan, Massimiliano Allegri et ses poulains n'ont pas à rougir. Le Mister bianconero a géré cette saison dans la continuité de la précédente. L'année dernière, il avait laissé du temps à certaines de ses recrues du mercato estival, Miralem Pjanić et Daniel Alves, pour qu'elles trouvent leurs marques au sein du collectif turinois. Cette saison, il a intégré progressivement Douglas Costa au onze type, tout en distribuant un temps de jeu raisonnable aux nouveaux arrivants, Federico Bernardeschi, Mattia De Sciglio et Wojciech Szczęsny, qui a suppléé Gigi Buffon (seize titularisations en Serie A) avec succès. Ciblé par la Vieille Dame depuis plusieurs saisons, Blaise Matuidi a immédiatement gagné la confiance d'Allegri, alignant 27 titularisations en Serie A. Le temps de digérer le mercato estival, la Juve a dû s'en remettre à un grand Paulo Dybala pour rester, avec le Napoli, au sommet de la Serie A. Au soir de la 6e journée, l'Argentin facture déjà 10 buts en championnat. Et, quand Dybala redescend de son nuage, ses coéquipiers prennent le relais. Notamment Mehdi Benatia, qui remplace avec brio Leonardo Bonucci en défense, mais aussi Douglas Costa, qui pointe régulièrement son museau dans l'équipe type vers la mi-octobre.




À l'automne, Allegri décide d'abandonner régulièrement la formation en 4-2-3-1 qu'il avait adoptée la saison passée, pour un 4-3-3 plus classique avec Higuaín en pointe, accompagné sur les ailes de Cuadrado, Costa ou Mandžukić. Dybala, en nette baisse de régime, s'assoit plus souvent sur le banc, en étant relégué à un rôle de joker de luxe. De quoi alimenter les critiques. Mais la machine turinoise tourne à plein régime. La Juve ne cesse alors de coller aux fesses du Napoli de Sarri. Le tournant s'opère lors des 27e et 28e journées : quand Naples perd face à la Roma, puis concède un nul face à l'Inter, la Vieille Dame l'emporte en toute fin de match face à la Lazio, puis balaie l'Udinese, pour reprendre cinq unités d'avance. La victoire des Napolitains à Turin le 22 avril n'y changera rien. Menée par l'Inter, la Juve s'en sort en fin de match à Giuseppe-Meazza et ne lâche pas un championnat qui lui appartient depuis la saison 2011-2012. Du jamais-vu en Serie A, tout simplement.

L'histoire sans fin


L'histoire est belle, mais répétitive. Cette saison encore, la Juve a prouvé qu'aucun club italien n'avait les épaules pour lui opposer une concurrence digne de ce nom : ni le Milan et l'Inter, toujours en phase de transition économique et sportive, ni le Napoli et la Roma qui, selon les mots d'Arrigo Sacchi n'ont « pas d'histoire » comparé aux clubs milanais. Alors la Juve se tourne vers ce qui constitue son « obsession » , comme le reconnaît David Trezeguet : la Ligue des champions. Une compétition où les Bianconeri semblent tout au plus stagner. Finalistes l'an dernier, les Juventini ont livré une phase de groupes solide, mais entachée d'une défaite 3-0 face au FC Barcelone, avant de se qualifier contre le cours du jeu, face à une équipe de Tottenham bien plus enthousiasmante collectivement en huitième de finale. Les Bianconeri n'ont été alors sauvés que par leur duo Higuaín-Dybala, dans une double confrontation qui mettait en exergue le manque de créativité offensif du bloc turinois au plus haut niveau européen. Si le match héroïque que les Piémontais ont livré en quarts de finale retour de C1 contre le Real Madrid nuance ce bilan, il ne doit pas faire oublier la confrontation aller, où ils ont parfois semblé dépassés face au talent individuel des joueurs madrilènes. Cette saison, la Juve n'a aussi jamais fait démonstration en C1 d'une virtuosité technique et collective comme celle du Bayern Munich, qui, avec un peu plus de réussite, aurait sans doute pu éliminer la Maison-Blanche, en demi-finales de la compétition.




De quoi se demander si la Juventus et la méthode d'Allegri ne se heurtent pas à un solide plafond de verre européen. Tacticien d'élite, capable de faire déjouer des adversaires a priori supérieurs sur le papier, Allegri assume en revanche de ne pas être un grand théoricien du jeu offensif, contrairement à des entraîneurs comme Pep Guardiola ou Maurizio Sarri : « Le rôle de l'entraîneur, c'est de mettre en place une organisation défensive. Au basket, par exemple, des schémas sont mis en place. Mais à la fin, à qui donnes-tu la balle ? Au plus fort, qui joue le un-contre-un. » Cette philosophie de jeu a fait ses preuves en Italie, mais n'a pas permis à la Vieille Dame de décrocher le Graal tant attendu : une victoire en C1. La saison prochaine, elle pourrait disputer la compétition sans sa légende, Gigi Buffon, qui vit probablement sa dernière saison en noir et blanc. Mais peut-être avec Massimiliano Allegri, qui, en homme averti, sait que l’efficacité de sa méthode et de ses choix ne pourront probablement plus être jugés seulement au regard de la conquête d'un huitième Scudetto de rang. Car désormais, la Juve ne peut plus se satisfaire d'avoir l'Italie à sa botte. Mais se doit de lorgner sur l'Europe toute entière.

Par Adrien Candau
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