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  2. // 6ème journée

La Juve fait le show

Vainqueur 2-0 du Milan AC, la Juve reste sur le trône de la Serie A. Elle le partage avec l'Udinese, et devance d'un point l'étincelant Napoli. Les Romaines gagnent aussi.

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Un joli parfum d'années 80 flotte ce soir sur l'Italie. Non pas parce que Desireless est en concert à Rome. Non. Mais parce que le classement de la Serie A sent bon le vintage. Udinese, Juventus, Napoli, Cagliari. Le nouveau wagon de tête est en effet composé d'équipes qui ont longtemps flambé entre 1970 et 1990. Les années 80, tiens. L'époque où les Maradona, Careca, Platini, Zico, Pruzzo et autres Falcao enchantaient la Botte. "La plus belle époque du football italien", disent même certains. Les voilà donc satisfaits. Le vieillot est à la mode, et c'est tant mieux. En tête de cette Serie A, donc, la Juventus. Les bianconeri ont, ce soir, frappé un grand coup en battant le Milan AC (2-0). La victoire a été longue a se dessiner, et le score n'a été débloqué qu'à la 87ème par Claudio Marchisio, qui s'est même permis de doubler la mise, tout seul comme un grand, dans les arrêts de jeu. Une victoire symbolique pour la Vieille Dame, qui abat ainsi le Champion d'Italie, et espère bien ouvrir, dans son nouveau stade, une nouvelle ère. Une ère aussi belle que celle des années 80, mais aussi des années 90 et du tout début des années 2000. La Juve n'a peut-être pas encore l'étoffe d'un Champion, mais elle a un coach qui a les pieds sur terre. Et puis, elle a Pirlo.

Ce rêve bleu

Ce soir, les Turinois ne sont pas seuls en tête de la Serie A. La faute à l'Udinese. Les Frioulans, qui avaient connu pour leur part une jolie période au début des années 80 (vers 82-83), séduisent par leur jeu, et demeurent les seuls invaincus du championnat avec les autres bianconeri. Zico s'est transformé en Di Natale, Enzo Ferrari en Francesco Guidolin, et hop, tout roule. Le double capocannoniere de la Serie A continue d'enquiller les buts, comme aujourd'hui, face à Bologne (2-0, avec également un but de Benatia) et transcende les siens vers des sommets qui ne sont que la continuité des belles choses montrées l'an dernier. Si les tifosi craignaient les départs de Sanchez et Inler, ils sont désormais rassurés. L'Udinese n'a pas pour ambition de lutter pour le titre, mais elle sera là, dans le haut du classement. Et probablement jusqu'au bout.

Une autre équipe qui sera là jusqu'au bout, c'est évidemment le Napoli. Samedi soir, les Napolitains ont fait chavirer toute une ville, en allant s'imposer 3-0 à San Siro, face à l'Inter. 3-0 contre l'Inter. C'est simple : pour retrouver un tel score, il faut remonter à la fin des années 70. Football vintage, encore et toujours. Hier, ce ne sont pas Maradona et Alemao qui ont fait des misères aux nerazzurri, mais Campagnaro, Maggio et Hamsik. Une nouvelle génération de Napolitains fous, qui n'a désormais plus peur de personne. Le Milan AC en a pris trois, l'Inter aussi. Oui : ce Napoli-là peut aller le chercher le Scudetto, c'est une certitude. En revanche, les problèmes de l'Inter sont loin d'être résolus. Si Ranieri avait fait forte impression lors de ses deux premières sorties, il s'est écroulé dès son premier test important. L'Inter ne compte que 4 points au bout de 5 journées, du jamais vu depuis... les années 80. Tiens donc. Problème : Massimo Moratti, le président interiste, préfère les années 2000. Celles où l'Inter a tout raflé.

Toutes les victoires mènent à Rome

Si le ciel se couvre à Milan, à Rome, tout va bien. Toutes deux parties au ralenti, les Romane semblent enfin avoir trouvé leur rythme de croisière. Elles sont ce soir à égalité de points, et ont chacune offerte une prestation digne de ce nom. Et comme les choses sont bien faites, le calendrier a prévu un certain Lazio-Roma pour la prochaine journée. Samedi, la Roma a obtenu sa première victoire de la saison à domicile, en battant l'Atalanta (3-1). Très en jambes, les giallorossi ont offert une première période de très haut niveau, débloquant la situation par Bojan et doublant la mise par Osvaldo. Luis Enrique voulait du beau jeu? En voilà. Vexée, l'Atalanta revient dans le match en début de seconde période par Denis, avant que Simplicio n'assomme définitivement la rencontre. 3-1. Première défaite bergamasque, et un succès qui fait beaucoup de bien à la Roma, devant ses supporters. Seule note négative : la blessure de Totti. Le capitaine, touché à la cuisse droite, pourrait ne pas récupérer à temps pour le derby.

Un derby que la Lazio va également pouvoir préparer en ayant fait le plein de confiance. Battus jeudi par le Sporting Lisbonne, les biancocelesti se sont ressaisis sur la pelouse de la Fiorentina. Rapidement menée au score par un but de l'ancien romain Cerci, l'équipe de Reja a su réagir grâce à un exploit personnel d'Hernanes. En seconde période, la Fiorentina aurait pu prendre les devants mais s'est heurtée à un super Marchetti. « Nous aurions dû tuer le match à ce moment-là » regrette Mihajlovic à la fin de la partie. Oui. Car à 7 minutes du terme, l'inévitable Klose donne l'avantage aux Romains. 2-1. Curiosité : sur ses 8 points au classement, la Lazio en a pris 7 à l'extérieur. « Pas grave, nous obtiendrons notre première victoire à domicile contre vous savez qui » sourit Edy Reja. Non, qui ?

On dirait le sud

L'été n'est pas prêt de finir non plus sur les îles. La Sicile chante et la Sardaigne enchante. A l'image de Cagliari. La formation coachée par Ficcadenti est allée s'imposer sur la pelouse de Lecce, grâce à des buts de Ribeiro et Biondini. Les Sardes ont déjà dix points, honorable, sachant que l'objectif affiché du club est le maintien. Mais avec un calendrier favorable (trois matches à domicile dans les quatre prochaines journées), les rossoblù peuvent se permettre de rêver un peu. Après tout, le Scudetto de 1970, avec les Riva, Albertosi et Domenghini, personne ne l'aurait envisagé. Tout comme personne n'aurait imaginé un si bon début de championnat de Palerme après un mois d'août pourri (élimination en Europa League, entraîneur viré). Et pourtant, les Siciliens, sans Pastore et Sirigu, y mettent le cœur. Aujourd'hui, ils sont tranquillement venus à bout de Siena (2-0) et grimpent donc dans le wagon des équipes à 10 points. Mangia, l'entraîneur que personne ne connaissait il y a encore un mois, surfe sur l'euphorie : « Je veux gagner à San Siro contre le Milan AC » . Du calme, du calme.

Et quoi d'autre ? Novara, l'équipe la plus "à l'ancienne" du championnat, a offert au stade Silvio Piola (la classe) un match splendide face à Catane. Evolution du score : 0-1, 1-1, 1-2, 2-2, 3-2, 3-3. A la 92ème minute. Giovinco, lui, n'a eu besoin que de 42 minutes pour faire plier le Genoa (3-1). La fourmi atomique a planté un nouveau doublé, qui le lance en tête du classement des buteurs. Enfin, Cesena a pris son premier point de la saison, en se contentant d'un petit 0-0 contre le Chievo. A ce rythme-là, la Serie B va rapidement lui ouvrir ses bras. Et ça, ce ne sera pas vintage.

Eric Maggiori

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l'Inter en a effectivement pris 3 et à San Siro (et le Milan avec qd mm sauvé l'honneur)! sauf que l'Inter s'est pris une expulsion assez sévère... ca a facilité la tâche qd mm ^^
Mais que la juve est chiante à mater! quelle horreur! dans la tradition quoi!
Ila Krasic et Elia et te fait jouer des bourrins mais bon,tant que ça gagne...
Chiante la Juve ? Je trouve qu'il y a un gros mieux par rapport aux deux dernières saisons, sur ce plan-là aussi. D'ailleurs il aurait suffi que les trois ou quatre frappes qui ont frôlé le poteau d'Abbiati soient un peu plus à gauche ou à droite pour que la vision du match change du tout au tout. Mais apparemment Vidal fait les vendanges, ça doit être la période au Chili.

Elia n'a pas joué, mais c'est vrai que Krasic est chiant : grand pont sur le défenseur et centre sur le gardien ou dans le petit filet, ça devient lourd.
Au passage, très grand match de Chiellini, ça fait plaisir vu ce qu'on a pu entendre ces derniers temps sur Giorgione.

Niveau spectacle, je retiendrai les 40 premières minutes d'Inter-Napoli qui partait pour être un match d'anthologie jusqu'à ce que l'arbitre le saccage en expulsant Obi et en donnant un péno absurde.
Ouais mais c'est caractéristique du foot italien, tu mets un grand joueur sur le banc, tu le titularises une fois de temps en temps d'pù une pression terriuble sur lui et là, il rate son match parce qu'il joue sa saison sur chaque ballon et t'as l'entraineur qui fait: je vous l'avais dit, il est nul.
C'est sure ce plan là que je trouve que Mourinho est un grand entraineur , il arrive à mettre tout son groupe en confiance
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