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  2. // Juventus/Inter (1-0)

La Juve fait de la résistance

Dominer son adversaire, puis se mettre toute seule en danger : la Vieille Dame aime toujours autant souffrir. Elle peut être ravie, ce n'est pas fini.

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Premier frisson pour la Juve sur une passe de Sneijder, heureusement déviée par Sorensen.Premier frisson pour l'Inter sur une mauvaise relance de Ranocchia, mais c'est au tour de la passe de Matri d'être déviée. Le match est lancé, sa physionomie limpide. L'Inter fait le jeu et cherche à construire ; la Juve est dans la percussion, le jeu vertical, le contre. C'est d'abord un peu brouillon, comme sur ce décalage d'Aquilani où Chiellini met trop de temps pour contrôler la balle avant de centrer. Puis c'est un peu plus précis avec, sur un nouveau contre, une montée de Marchisio dans le dos de Maicon, une talonnade de Toni pour Chiellini, mais la défense de l'Inter repousse. Latéral gauche, Chiellini, comme Sorensen à droite, monte beaucoup, profitant de l'absence d'adversaire direct. La Juve fait tout pour attaquer le plus vite possible. Sur jeu placé, elle joue long, saute le milieu et cherche directement Toni ou Krasic à droite, en espérant qu'il prenne Zanetti de vitesse.


Les joueurs de Leonardo, eux, ont du mal à trouver leurs attaquants. La construction est trop scolaire. Le ballon arrive tranquillement jusqu'à Thiago Motta, qui combine alors avec soit Cambiasso, soit Kharja, puis plus rien ne se passe. Malgré les appels d'Eto'o, qui écarte beaucoup à gauche ou le placement de Sneijder, qui se balade entre les lignes, l'Inter n'y arrive pas. Mais chaque tentative est un petit peu mieux articulée que la précédente et ça pourrait bien se préciser. Ce ne serait d'ailleurs pas une mauvaise idée, puisque la Juve vient d'ouvrir la marque. Nouvelle ouverture vers Krasic, remise pour Sorensen, centre en première intention, tête de Matri, but.


En tribune, des bombes agricoles pètent et des sièges volent ; ça sent la poudre, la rivalité et le fait divers. Le speaker appelle au calme, il est difficile de savoir qui de Matri ou Toni a mis le plus de Pento, et malgré tout son talent, Ranocchia, le jeune central de l'Inter, souffre. Ses erreurs de placement ou de relance pourraient coûter cher à son équipe. L'Inter n'en finit plus de ne pas trouver ses attaquants, la Juve de contrer, les bombes d'exploser. Buffon a les mains sur le visage, les yeux qui piquent, puis carrément la tête dans le maillot. C'est la mi-temps.

D'une manchette, Gigi détourne la tête de Pazzini. L'Inter se montre d'entrée plus dangereuse : un centre de Maicon, un coup-franc de Sneijder, des transmissions plus tranchantes, des interventions plus brutales... Ce réveil a pour effet de motiver Felipe Melo. Le milieu défensif monte aider ses avants. La Juve donne tout pour faire le break, ses quatre milieux de terrain se projettent vers le but de Julio César. Krasic centre pour Matri, qui manque de mettre la copie conforme du premier but. Un instant plus tard, magnifiquement servi par Aquilani, l'ancien de Cagliari est cette fois repris de justesse par Maicon.

L'Inter n'y arrive toujours pas. Son milieu à trois est bien bloqué par celui de la Juve tandis que Sneijder est victime d'un marquage à la culotte collectif : dès qu'il vient dans la zone d'un joueur de la Juve, celui-ci ne le lâche pas d'un pas. Aussi, le danger ne vient que des centres de Maicon. C'est trop peu, Gigi Del Neri peut être serein. Il nettoie ses lunettes, remplace Toni par Iaquinta, juste avant de voir deux de ses joueurs réclamer un changement : Matri, qui se tient les côtes, et Felipe Melo, qui souffre de crampes. Assez étrangement, Gigi choisit de sortir Marchisio, qui avait pourtant l'air en pleine forme, puis Melo. Matri, alors qu'il n'arrête visiblement pas de souffrir, est donc obligé de faire avec, de se faire soigner sur le côté, de gober des médocs et de serrer les dents. La Juve joue de fait à dix, et il reste un quart d'heure. La décision de Del Neri parait si stupide que c'en est surréaliste. C'est simple, entre l'état de Matri et l'entrée en jeu de Iaquinta, son équipe n'a plus d'attaque.


Leonardo, lui, a fait entrer Nagamoto et demandé à Sneijder et Eto'o de jouer plus vite, plus simple, plus mieux. La Vieille Dame salive, elle est prête à souffrir. Pour le geste, elle commence par rater de peu le deuxième but, qui plus est sur une reprise de Matri... Puis elle passe tout près de se faire rejoindre. Centre à ras de terre de Maicon pour Eto'o et, alors que tout le monde voyait déjà la balle dedans, le Camerounais la fout sur la barre. Et comme il adore donner du plaisir à la Dame, à peine deux secondes après, Fils manque totalement la balle alors qu'il n'avait plus qu'à fusiller Buffon à bout pourtant. La Juve souffre, souffle et souffre, comme s'il lui fallait passer par là pour savourer cette victoire à sa juste valeur. Grâce à elle, sa saison n'est pas encore morte. La Juve est remontée à la sixième place, à quatre points de la Lazio et de sa troisième place. Surtout, elle freine dans sa remontée l'Inter, bloquée à la place du con, la quatrième, mais à un seul point du podium...

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Je rentre à la baraque et que vois je? Alessandro Matri , milaniste, élève de Franco Baresi à Milanello punit méchamment l'Inter. Oui je l'avoue j'ai joui! Un match brutal, à la vaille que vaille! Le programme : il est simple: sueur, tampons, semellles et intimidations. Only the strong survive! Et puis en guest star: un monstre nommé Giorgio Chiellini , un défenseur dans l'ame; se faire passer , très peu pour lui. Poète à ses heures perdues, la semelle c'est sa prose. Une sorte de Paolo Montero italien. Mais lui a une gueule; une ganache défiant toutes les lois de la géométrie: des pommettes saillantes et un tarin aussi droit que l'épingle de la Rascasse. Un corps bien abimé et un faciès à la Balboa post Appolo Creed fight. Salement amoché. Mais le Chiello s'en tamponne, il est possédé; le duel c'est sa vie , l'attaquant sa proie. Only the strong survive comme chantait le grand Jerry Butler. L'hommage ultime nous provient d'un autre artiste sévissant en Serie A et formé à l'école du Taekwondo, j'ai nommé Zlatan; garçon pourtant peu enclin aux louanges, qui déclarait récemment :" Giorgio Chiellini est pour moi le marqueur le plus dur sur l'homme, c'est celui qui me fait souffrir le plus. C'est toujours difficile de jouer contre lui, il ne te laisse pas d'espace, il ne te laisse pas respirer... Mais ‘Chiello' me plaît, il est loyal, c'est un vrai combattant sur le terrain." Chiellini alias "le Jean Pierre Rives du Piémont". Only the strong survive!!!
DEALERDEFUNK MDRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR là j'avoue c'est toi qui me fait rêver magnifique description du monstre chiello meilleur def du monde
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