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La Juve et sa phobie européenne

En perdant en Grèce, mercredi, face à l'Olympiakos, la Juve a réitéré l'exploit de l'an dernier : se mettre en danger dans un groupe où elle semblait presque favorite. Brillant en championnat, désolant en C1, le triple champion d'Italie se pose aujourd'hui comme l'anti-Dortmund. Un drôle de mal qui mérite qu'on s'y attarde.

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« Je crois que l'histoire de la Juve a toujours été un peu comme ça, elle fait de bonnes choses en championnat et elle a plus de mal en Europe, mais je suis convaincu qu'avec les joueurs que nous avons, nous pouvons changer cette tendance. Nous avons la mentalité pour la changer. Si nous voulons devenir une grande équipe, nous devons à présent tourner la page. Nous ne devions pas perdre ce match, mais à Athènes, nous n'avons pas vu la vraie Juventus. » Cette tirade revancharde et criante de vérité appartient à Carlos Tévez, prononcée mercredi soir à l'issue de la rencontre perdue par la Vieille Dame sur la pelouse de l'Olympiakos. Car oui, après sa victoire poussive face aux Suédois de Malmö lors de la première journée de Ligue des champions (2-0), la Juve a retrouvé ses vieux démons européens en s'inclinant successivement à Madrid et au Pirée. À chaque fois sur ce score bête et méchant de 1-0. Et à chaque fois sur une erreur de marquage ou d'appréciation de la défense. Comme l'année dernière, puis celle d'avant, puis celle d'encore encore avant, le champion d'Italie se retrouve dans l'inconfort le plus total au terme d'une phase aller maîtrisée par les Grecs et les Espagnols. Impériale en championnat où elle pourrait décrocher cet après-midi sa septième victoire en huit rencontres, la Juve n'est que l'ombre d'elle-même en Europe, en atteste ces deux micro-buts inscrits en trois matchs de C1. Une rengaine qui commence à sérieusement gonfler les tifosi.

Une nation malade


À Turin, les années se suivent et se ressemblent. Un peu trop, même. Vainqueur étincelant en Serie A l'an passé avec un total fou de 102 points qu'on ne se lasse pas de commenter, la Juventus pensait profiter de sa nette domination en Italie pour se refaire une santé (et une réputation) sur la scène européenne. Héritière d'un groupe a priori à sa portée (Atlético Madrid, Olympiakos, Malmö), l'écurie de la famille Agnelli vient de montrer, en l'espace de trois semaines et deux matchs, qu'elle allait de nouveau en baver pour arracher sa qualif en huitièmes. Avec trois points en trois rencontres, deux défaites dans la besace et une différence bloquée à zéro, la Vieille Dame a déjà grillé ses jokers. À charge, maintenant, de faire le taf correctement à la maison pour ne pas sombrer dans les abysses de la médiocrité.

Médiocre, le mot peut sembler fort, pourtant, c'est l'Italie toute entière qui a volé en éclats lors de cette troisième journée européenne. Si le Toro et la Fiorentina n'avaient pas été là pour sauver les apparences en Ligue Europa, le pays aurait pu connaître une semaine cataclysmique, débutée mardi soir par cette volée grandiose du Bayern sur la Roma (7-1). Pour tenter de trouver l'origine de cette malédiction turinoise en Ligue des champions, il faut déjà commencer par se poser les bonnes questions. Et donc, arrêter de se voiler la face. C'est un fait, l'Italie du football a perdu de sa superbe et joue désormais à un niveau nettement inférieur que ses rivaux anglais, espagnols, allemands, voire français. L'indice UEFA des clubs italiens se casse la gueule, les bons joueurs décampent et les finances, elles, restent maigres. Preuve en est ce pessimisme latent échappé de la bouche d'Andrea Agnelli, pas plus tard que vendredi : « Le football italien sera bientôt moribond s'il ne relève pas un double défi. La Serie A générait il y a dix ans les mêmes recettes que la Bundesliga, à peine moins que la Liga et un tiers de la Premier League. Nous étions alors déjà une tortue, nous sommes devenus une écrevisse. Mais personne ne s'est aperçu de la maladie. »

Vers un changement de système ?


Si la Juventus reste prophète en son pays (on a beau dire, 19 points sur 21, ça pèse), on ne peut pas dire qu'elle effraye grand monde à l'échelle européenne. N'en déplaise à ses supporters, ce tout petit départ en C1 n'a malheureusement rien de très étonnant. L'année dernière, déjà, la Juve de Conte avait concédé le nul face à Copenhague et Galatasaray avant de se faire sortir en Turquie (1-0, tiens donc !) au terme d'un match englué dans des conditions météorologiques déplorables. Et déjà, sous Conte, le 3-5-2 qui faisait tant de mal en championnat commençait à être critiqué dès lors que les matchs avaient lieu le mardi et le mercredi soir, et qu'ils débouchaient sur autre chose que des victoires. En reprenant à l'identique le travail entrepris par son prédécesseur, Massimiliano Allegri a également conservé ce schéma tactique qui continue de faire des ravages dans le Calcio... et des craquages en Coupe d'Europe. Qu'on se le dise, face à des équipes comme l'Atlético Madrid, ce module de jeu à trois défenseurs ne fait pas le poids. En prenant les rênes du club au milieu de l'été, Allegri avait déclaré qu'il travaillait sur deux systèmes, dont l'un reposait sur une défense à quatre. Sauf que depuis, Barzagli, Cáceres, Rômulo et maintenant Patrice Évra ont garni les bancs de l'infirmerie sans laisser d'autres choix au coach que de conserver sa défense à trois.


Au-delà de l'aspect tactique, la Juve souffre également d'un gros manque de confiance en Ligue des champions qui se transforme fatalement en un manque de réalisme. À l'image d'un Tévez qui affole les compteurs en championnat (6 buts en 6 matchs) et hiberne en Coupe d'Europe, la Vieille Dame se crispe et change de visage dès qu'il faut s'éloigner des contrées italiennes. Récemment tombée à Madrid (face au Real, puis l'Atlético), Athènes, Istanbul et Lisbonne, la Juventus est devenue une équipe qui ne sait plus voyager et gérer la pression des grandes rencontres européennes. En témoignent les confrontations face à l'Atlético et l'Olympiakos où rien ne fonctionnait, où personne ne se trouvait. Avant de se focaliser sur le Scudetto et, peut-être, de ramener un quatrième titre consécutif dans le Piémont, la Juve doit exorciser ses vieux démons et croire de nouveau en son potentiel. Quitte à jouer à quatre derrière. Quitte à prendre des risques ou un bon coup de pied au cul. Car dans le fond, ne vaut-il mieux pas perdre une fois 7 à 1, que sept fois 1-0 ?

Par Morgan Henry
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