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  2. // 17e journée

La Juve et la Roma passeront les fêtes au chaud

En s'imposant respectivement 4-1 sur la pelouse de l'Atalanta, et 4-0 à domicile contre Catane, la Juventus et la Roma ont réaffirmé leur domination sur la Serie A. Les Turinois maintiennent leurs cinq points d'avance sur les Romains, qui en ont eux-mêmes cinq d'avance sur le Napoli. Le Hellas Vérone terrasse la Lazio (4-1), et la Fiorentina s'impose 1-0 à Sassuolo.

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C'est un Noël heureux que s'apprêtent à passer la Juventus et la Roma. Les deux formations ponctuent l'année 2013 par une large victoire, et se donnent rendez-vous le 5 janvier prochain, au Juventus Stadium, pour une confrontation directe qui vaudra son pesant d'or. On n'y est pas encore. Avant cela, tout ce petit monde va avoir droit à des vacances bien méritées. Bien méritées, oui, car aujourd'hui, les deux leaders de Serie A ont tout donné pour laisser un joli souvenir de 2013 à leurs tifosi. La Juve, d'abord, est allée s'imposer 4-1 sur le terrain de l'Atalanta. Pour les Bianconeri, il s'agit là d'un neuvième succès consécutif en championnat, pour un bilan ahurissant depuis le début de la saison : 15 victoires, un nul et une défaite. Seul petit bémol de la journée : le but encaissé par Gigi Buffon au quart d'heure de jeu, qui met ainsi un terme à une belle série de 744 minutes d'invincibilité. Presque un détail, tant le succès turinois est large. Pourtant, il a fallu attendre la seconde période pour voir une Juventus souveraine. Après une première période équilibrée, terminée sur le score de 1-1, la Vieille Dame accélère dès l'entame de la deuxième mi-temps. Pogba redonne l'avantage aux Turinois, avant que Llorente et Vidal ne donnent un avantage plus conséquent à la victoire. Pas grand-chose à redire pour l'Atalanta, qui est tout simplement tombée sur plus forte qu'elle. Chapeau bas à cette Juve.

Même discours pour Catane. Les pauvres Siciliens, derniers du classement, sont venus au stadio Olimpico en spectateurs non-payants. La Roma a déroulé son jeu et a retrouvé l'efficacité offensive qui lui avait fait défaut lors des dernières journées. Quatre buts et une réussite maximale (notamment sur les buts de Destro - grosse bourde du gardien Frison - et de Gervinho, qui manque légèrement sa frappe et qui trompe ainsi le gardien grâce au rebond) : la Roma de Rudi Garcia n'a laissé que des miettes à son adversaire et demeure donc l'unique équipe invaincue en Italie, titre honorifique qu'elle ne partage dans les grands championnats européens qu'avec le Bayern Munich. C'est un véritable exploit réalisé par le coach français, qui avait récupéré une équipe déprimée et qui en a fait une formidable machine à gagner, dotée d'une rage de vaincre incroyable. Les Giallorossi, qui peuvent à nouveau compter sur leur capitaine Totti, savent qu'il sera très dur d'aller titiller la Juventus, mais sont aussi conscients qu'ils sont actuellement les seuls véritablement en mesure de faire la différence. Vivement le 5 janvier, pour une rencontre au Juventus Stadium qui sera, quoi qu'il advienne, complètement dingue.

Rossi-Toni, on se voit au Brésil ?

On l'aura compris, en attendant le derby milanais de ce soir, la mauvaise opération du week-end est pour le Napoli. Les Napolitains, tenus en échec 1-1 sur la pelouse de Cagliari hier soir, laissent donc s'envoler la Juventus et la Roma et doivent, en plus, surveiller leurs arrières. En effet, deux équipes, juste derrière, se sont imposées cet après-midi et grappillent donc deux points sur la formation de Benítez. Il s'agit de la Fiorentina et du Hellas Vérone. La Fiorentina, d'abord, a cravaché pour s'imposer sur la pelouse de Sassuolo. Le duel à distance entre Vincenzo Montella et Eusebio Di Francesco qui, dans une autre vie, ont évolué ensemble sous le maillot de la Roma, a tourné à l'avantage du coach florentin. Merci qui ? Merci Pepito, comme d'habitude. Le meilleur buteur de Serie A a ajouté un nouveau pion à son compteur, portant son total à 14. Le match a toutefois été équilibré, et Sassuolo, qui reste relégable, aurait mérité quelque chose en plus. Les Emiliani se sont créé des occasions en première période, ont développé un football plaisant, mais, au fil des minutes, la Fio est montée en puissance. Après deux miracles de Pegolo, la formation viola a fini par trouver la faille en toute fin de match par Rossi. C'est là tout le paradoxe : la Fiorentina a mérité de gagner, mais Sassuolo n'aurait pas mérité de perdre. À ce petit jeu des détails, c'est le fuoriclasse Rossi qui a fait la différence. Et qui permet à la Fiorentina de passer Noël à la quatrième place, à trois points du Napoli.

Juste derrière la Fiorentina, on trouve désormais le Hellas Vérone. L'équipe de Mandorlini termine en beauté une année 2013 à encadrer. L'année de la remontée en Serie A, et l'année, aussi, des innombrables victoires à domicile. Après avoir fait tomber au stadio Bentegodi le Milan AC, le Hellas s'offre le scalp de la Lazio. Un succès 4-1 qui ne fait pas un pli. Si les Romains ont cruellement manqué de réalisme (16 tirs, un seul but), le Hellas, lui, a été d'un cynisme effroyable. L'homme de la journée, c'est inévitablement Luca Toni. Celui qui avait déjà fait chuter le Milan AC avec un doublé lors de la première journée a récidivé face aux Laziali. Un doublé face à une Lazio méconnaissable, sans idée, sans jeu, sans âme. Il semble très probable que Vladimir Petković ait d'ailleurs disputé là son dernier match sur le banc de la Lazio. Les Biancocelesti avaient pourtant égalisé en première période par Biglia, mais une grosse erreur de placement de Marchetti sur un coup franc de 35 mètres d'Iturbe a remis le Hellas sur les bons rails. En seconde période, le portier Rafael a réalisé des miracles, empêchant le 2-2, et le Hellas est allé planter deux autres pions en contre-attaque, avec une défense laziale aux fraises. Si l'Inter ne s'impose pas ce soir, le Hellas Vérone mangera du foie gras à Noël en étant européen. Elle est là, la belle surprise de 2013.

Gran Torino

L'autre surprise de ce début de saison, c'est le Torino. Les Turinois enchaînent aujourd'hui une quatrième victoire lors des cinq derniers matchs, confortant ainsi leur septième place au classement. Face au Chievo, le succès s'est dessiné en seconde période, après une première mi-temps dans l'ensemble dominée par les visiteurs. C'est d'ailleurs le Chievo, par l'intermédiaire de Thereau, qui a pris l'avantage lors des premières minutes de jeu. Le Toro a donc dû courir après le score. Et le tournant du match a lieu dans les arrêts de jeu de la première période. Alors que le Chievo pense rentrer aux vestiaires avec cet avantage d'un but, Immobile égalise et relance totalement la formation de Ventura dans ce match. De fait, en deuxième période, c'est un monologue granata. Le Chievo disparaît peu à peu, au fur et à mesure que le Torino prend les choses en main. Puis la tornade : Immobile s'offre un doublé, avant que Vives ne tue définitivement tout suspense. En fin de rencontre, Cerci met fin à une disette de 469 minutes, et porte ainsi le score à 4-1. Magnifique Torino, que l'on n'avait pas vu avec de si belles couleurs depuis bien longtemps.

Enfin, le dimanche a été plutôt tristoune pour les deux équipes génoises. Après le nul concédé à l'ultime minute face à l'Atalanta, le Genoa avait à cœur de se rattraper sur la pelouse de Bologne. Manque de pot, les joueurs de Gasperini sont tombés sur une équipe bolognaise qui voulait impérativement sauver son coach, Stefano Pioli, qui aurait certainement sauté en cas de défaite. Après six matchs sans la moindre victoire, Bologne a ainsi réussi « l'exploit » de s'imposer 1-0, grâce à un but de Diamanti, l'homme symbole de cette équipe rossoblù. Un succès important pour le moral, puisqu'il va permettre à Bologne de passer les fêtes hors de la zone de relégation. Un vrai miracle, au vu de cette première partie de saison. De son côté, la Sampdoria n'a pas réussi à faire mieux qu'un nul, 1-1, face à Parme. L'inévitable Eder a donné l'avantage aux Génois, avant que Lucarelli, en seconde période, n'égalise. Pour Mihajlović, et malgré ce nul, le bilan est toutefois positif. Depuis son arrivée sur le banc de la Samp, il a récolté 12 points sur 18, et n'a pas encore perdu le moindre match. De bon augure pour 2014.

Les résultats :

Livorno - Udinese 1-2
Siligardi 32' / Nico López 11', Heurtaux 65'

Cagliari - Napoli 1-1
Nene 9' / Higuaín 19'

Bologna - Genoa 1-0
Diamanti 57'

Atalanta - Juventus 1-4
Maxi Moralez 15' / Tévez 6', Pogba 46', Llorente 75', Vidal 79'

Roma - Catania 4-0
Benatia 18' et 59', Destro 55', Gervinho 80'

Hellas Verona - Lazio 4-1
Toni 5' et 78', Iturbe 44', Romulo 63' / Biglia 27'

Sassuolo - Fiorentina 0-1
Rossi 83'

Sampdoria - Parma 1-1
Eder 44' / Lucarelli 64'

Torino - Chievo 4-1
Immobile 45' et 65', Vives 80', Cerci 93' / Thereau 9'

Inter - Milan, ce soir, 20h45

Eric Maggiori
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Après Sainté qui "passera l'hiver au chaud", c'est au tour de la Juve et de la Roma... On se fatigue pas trop sur les titres apparemment.
Palpo rat Niveau : DHR
La juve et la 2ème mi-temps, une belle histoire d'amour.
Cher eric maggiori, vous avez devancé ma pensée avec votre titre "rossi-toni, on se voit au brésil" car si ces deux-là reproduisent, après les fêtes, leurs prestations de cette première phase du championnat, ils rentreront dans la liste des postulants en attaque; rossi étant déjà pratiquement sûr d'y être, la bonne surprise étant la seconde jeunesse de toni à l'hellas. J'ajouterais à ce duo, celui du torino car immobile et cerci ont l'air d'avoir passé un cap cette année sous les ordres de ventura; ciro étant de plus en plus complet, alessio ayant élargi sa zone de compétence depuis que son entraîneur lui a demandé de jouer plus haut, quasi en appui direct du premier attaquant.
Je veux bien croire que la journée de serie A était trépidante au point de ne pas regarder le match de la Roma, mais écrire "quatre buts et une réussite maximale" c'est ajouter la bêtise à l'ignorance. En regardant le match, Maggiori aurait su que Garcia et Florenzi se sont tapé des barres ensemble sur le bord de touche lorsque Gervinho a marqué - d'un un tir raté - après avoir mangé la feuille trois fois au moins. Juste après que Totti a raté un but qu'il aurait marqué avant sa blessure. Une réussite maximale ça aurait donné 9-0. Soit les buts de la Roma, et ceux mis et encaissés par la Lazio.
Quelqu'un sait pourquoi avec la défense plus que moyenne qu'il a, Benitez laisse Cannavaro de côté ?
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
putain, mais quelle croqueuse ce gervinho!! Dans le jeu il est hyper bon mais niveau finition il faut faire quelque chose c'est plus possible

Votre Aaron Ramsey d'Arsenal Paul Pogba le prend par devant par derriere en levrette en soubrette avant de l'eclabousser de partout. Pareil pour wilshere.

La juventus de Turin est le plus grand club d'Italie avec le Milan.
C'est pas ce petit club de quartier perdu entre seven sisters et tottenham haile qu'est Arsenal.
Dieudoquenelle Niveau : CFA
Pourquoi tant de haine j'ai envie de te dire !!
SoulOfMischief Niveau : DHR
Message posté par Mortacci
Je veux bien croire que la journée de serie A était trépidante au point de ne pas regarder le match de la Roma, mais écrire "quatre buts et une réussite maximale" c'est ajouter la bêtise à l'ignorance. En regardant le match, Maggiori aurait su que Garcia et Florenzi se sont tapé des barres ensemble sur le bord de touche lorsque Gervinho a marqué - d'un un tir raté - après avoir mangé la feuille trois fois au moins. Juste après que Totti a raté un but qu'il aurait marqué avant sa blessure. Une réussite maximale ça aurait donné 9-0. Soit les buts de la Roma, et ceux mis et encaissés par la Lazio.


En tant que supporter romain, j'ai beau être super content et reconnaisant que Gervinho plante des buts, mais qu'est ce qu'il peut m'insupporter. Je suis quasi certain qu'une bonne partie de l'equipe ne peut pas le blairer, sans vraiment l'avouer, il suffit de voir à chaque match les reactions de ses coéquipiers à chaque fois qu'il croque. Le problème de Gervinho c'est pas tellement qu'il est perso, c'est juste qu'il a pas de cerveau (en tout cas sur le terrain), tout ses choix son simplistes... mais comme c'est un super athlete, un excellent dribbleur, il s'en sort 2 ou 3 fois par match, et comme il a une frappe de balle plutôt pas mal, parfois ça va au bout !
SoulOfMischief Niveau : DHR
Au passage, Federico Ricci il a vraiment une tête à aimer les Mister Freeze. Ou pas Freeze d'ailleurs.
Vortigern Niveau : CFA2
Message posté par juda

Votre Aaron Ramsey d'Arsenal Paul Pogba le prend par devant par derriere en levrette en soubrette avant de l'eclabousser de partout. Pareil pour wilshere.

La juventus de Turin est le plus grand club d'Italie avec le Milan.
C'est pas ce petit club de quartier perdu entre seven sisters et tottenham haile qu'est Arsenal.


Si le club de mon quartier avait le palmarès d'Arsenal, bah ca ferait de lui illico le club le plus titré en championnat de france, devant les sainté, marseille, lyon et autres ASM.

Du coup je me demande, pourquoi tant de haine?
Message posté par SoulOfMischief


En tant que supporter romain, j'ai beau être super content et reconnaisant que Gervinho plante des buts, mais qu'est ce qu'il peut m'insupporter. Je suis quasi certain qu'une bonne partie de l'equipe ne peut pas le blairer, sans vraiment l'avouer, il suffit de voir à chaque match les reactions de ses coéquipiers à chaque fois qu'il croque. Le problème de Gervinho c'est pas tellement qu'il est perso, c'est juste qu'il a pas de cerveau (en tout cas sur le terrain), tout ses choix son simplistes... mais comme c'est un super athlete, un excellent dribbleur, il s'en sort 2 ou 3 fois par match, et comme il a une frappe de balle plutôt pas mal, parfois ça va au bout !



Je n'avais pas fait attention concernant la supposée antipathie. Et je n'en suis pas certain certain. Je sais que Balzaretti lui a déjà offert un bracelet avec son numéro fétiche dessus et que Strootman l'a déjà parodié sur son compte tweeter. Et j'ai l'impression que Totti l'aime bien. Je crois plutôt que tous, joueurs, supporteurs compris, savent que c'est une croqueuse, mais que les actions qu'il se procure, personne d'autre en Italie à part peut-être Cuadrado ne peut se les procurer. Moi je l'aime bien. Même s'il m'a fait désespérer hier, surtout sur son but eheh. Il sort d'une longue période de doute, il faut lui laisser le temps de se reconstruire, mais je pense qu'il va bombarder en seconde partie de championnat. En revanche j'ai parfois du mal avec Lljajic. Pas hier mais sur les derniers matches.

Concernant Ricci et les monsieurs, sa coupe de cheveux, rasé sur les côtés et la petite houpette dessus, avec sourcils taillés, c'est le classique du gentil beauf romain. Rien de choquant pour moi. Enfin rien d'anormalement choquant. Ce qui me choque plus c'est que le mec n'a clairement pas le niveau. Ok il est jeune. Mais pour l'instant, à part foncer tout droit ce n'est pas ça. Il a foiré à chaque fois qu'il est entré.
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