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  2. // 16è journée

La Juve, enfin seule

Vainqueur de Novara (2-0), la Juve est enfin seule en tête du championnat. En effet, ce soir, l'Udinese n'a pas pu faire mieux qu'un match nul (2-2) sur la pelouse de la Lazio. Frioulans et Piémontais se retrouveront mercredi, tandis que le Milan AC, désormais deuxième, tentera d'en profiter.

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Des émotions. Des frissons. Des retournements de situation. Des injustices. Ainsi s'achève la seizième journée de Serie A, peut-être la plus belle et la plus intense depuis le début de la saison. Une journée qui a permis à la Juventus de prendre seule la tête de la Serie A. Les Turinois ont disposé du promu Novara (2-0), sans forcer, mais sans souffrir non plus. Un succès pas vraiment surprenant, grâce à des buts de Pepe et de Quagliarella, qui n'avait plus marqué depuis un an, mais qui va permettre à la Vieille Dame d'aborder le grand match de mercredi soir avec deux points d'avance sur l'Udinese. Oui, car les Frioulans, co-leaders avant cette journée, ont été accrochés au stadio Olimpico par la Lazio. Qu'on se le dise, le match a été tout simplement splendide. Les deux formations se sont affrontées à visage découvert, toutes les deux avec la ferme intention de gagner. L'Udinese a ouvert le score en première période par Floro Flores, mais la Lazio a égalisé juste avant la pause par Lulic. En seconde période, les Romains ont pris l'avantage par l'inévitable Klose. L'Allemand a raté peu après la balle du break. But raté, but encaissé. Quelques minutes plus tard, l'équipe de Guidolin a remis tout le monde d'accord par le biais de Pinzi. 2-2. Score final. Mais la Lazio peut s'en mordre les doigts : à l'ultime seconde, Libor Kozak a raté la balle de la victoire, qui aurait permis aux biancocelesti de prendre la deuxième place du classement.

Finalement, cette deuxième place, elle est pour le Milan AC. Les rossoneri se sont imposés hier soir face à Siena (2-0). Si le score laisse penser à une victoire facile, il n'en est rien. De fait, avant d'ouvrir le score, Milan avait concédé quelques belles occasions à ses adversaires. Plus réalistes, les Milanais ont finalement fait sauter le verrou par Nocerino. Quant au second but, il fait polémique. Le pénalty transformé par Ibra a été provoqué par une superbe simulation de Boateng. L'arbitre, plutôt que de mettre un jaune au Ghanéen, a accordé le péno. Bon. Ce n'est pas comme si c'était déjà arrivé la semaine dernière… D'un pénalty à une belle bourde. Celle de Morgan De Sanctis. Le portier du Napoli, après deux minutes, a totalement faussé le début du match contre la Roma, avec un csc digne d'un gardien débutant. Son défenseur, Aronica, y est aussi pour quelque chose. Galvanisée par cette ouverture du score, la Roma de Totti a réussi à contrôler le match, à repousser les assauts napolitains, et à frapper en seconde période par Osvaldo. A 2-0, Naples s'est rué à l'attaque, et a réduit l'écart à dix minutes du terme par Hamsik. Match relancé? Presque. Pandev se voit annuler l'égalisation à cause d'un hors-jeu de Cavani. Juste. Que disait-on? But raté, but encaissé? Bah ouais. Deux minutes plus tard, les giallorossi tuent le match par Simplicio. Un succès 3-1 au San Paolo : la Roma réalise la grosse opération de la journée, et bondit à la septième position, à égalité avec Naples. Un Napoli qui est, ce soir, à 12 points du leader. Beaucoup trop.

Gagner petit, mais gagner quand même

L'autre grand bénéficiaire de la journée, c'est l'Inter. La formation nerazzurra continue de jouer plutôt mal, et il parait que les Marseillais ont même été contents de les tirer en Ligue des Champions. D'accord, mais en attendant, l'équipe de Claudio Ranieri vient d'enchainer un troisième succès consécutif en Serie A, cette fois-ci sur la pelouse de Cesena. 2-0. 1-0. 1-0. Les scores de ces trois victoires sont l'explication parfaite du minimalisme. L'Inter gagne petit, mais gagne quand même. C'est tout de même mieux que lorsqu'elle jouait mal et qu'elle perdait. A Cesena, il aura fallu attendre l'heure de jeu et un but du défenseur Ranocchia pour débloquer la situation. Ensuite, stratégie simple : tous derrière pour défendre les trois points. A l'ancienne, mais ça marche. Et l'Inter, sans faire de bruit, remonte à la cinquième place du classement. Et comme, lors de la dernière journée avant la trêve, le club de Massimo Moratti recevra Lecce, tout laisse à penser que les fêtes seront plus joyeuses que l'automne ne l'a été.

Idem pour le Genoa. Après la défaite en pleine semaine contre l'Inter, les Génois se sont ressaisis, et sont parvenus à battre au finish Bologne. L'équipe d'Alberto Malesani s'est imposée dans les toutes dernières minutes, grâce à un but de Pratto. Or, Bologne peut avoir des regrets. Après avoir égalisé en début de deuxième mi-temps par Ramirez, les joueurs de Pioli ont eu les occasions pour repartir de Luigi Ferraris avec trois petits cadeaux de Noël. Mais le manque d'efficacité devant le but leur a été fatale (poteau de Di Vaio), contrairement au Genoa, qui ne s'est pas fait prier pour la foutre au fond à cinq minutes du coup de sifflet final. Un petit bon au classement : Gênes passe devant Palerme et se retrouve huitième. Oui, car Palerme a pris une grosse baffe en pleine poire. Les rosaneri ont perdu le grand derby sicilien contre Catane, pour la deuxième fois d'affilée après le 4-0 de l'an dernier. Cette fois-ci, ce ne sont pas quatre, mais deux buts, qui ont permis à Catane de s'imposer (2-0). Une victoire méritée, tant les Palermitains n'ont rien montré. Devis Mangia, le coach de Palerme, va devoir commencer à surveiller ses arrières : il en est à sa troisième défaite consécutive et, en général, c'est le quota maximal toléré par Zamparini. Pas le droit à l'erreur, mercredi, contre Novara. Sinon, il n'y aura pas de cadeaux sous le sapin à Noël. Ah si, un formulaire pour le Pôle Emploi.

La Fiorentina, toujours plus bas

Le Pôle Emploi, Serse Cosmi connaît bien. Lors de ces dernières années, il y a passé un bon bout de temps, à tel point qu'il est prêt à relever n'importe quel défi qu'on lui propose. Dernier en date : relancer l'équipe de Lecce. Et autant dire que l'apprentissage est dur. La semaine dernière, Cosmi avait réussi à dominer Lazio, mais s'était finalement incliné à quelques minutes du terme. Cette semaine, l'entraîneur au béret a fait pire. Sur la pelouse de Parme, son équipe menait 3-1 à cinq minutes de la fin du match. Son premier succès était là. Mais non. Parme est parvenu à réduire l'écart à la 86ème minute par Pelle', puis à égaliser à la 93ème minute par Galloppa. Cosmi a failli en bouffer son béret. Lecce reste bon dernier, et le restera certainement pendant la trêve, à moins d'un exploit contre l'Inter.

Enfin, le Chievo et l'Atalanta avaient profité de leur samedi pour s'offrir de bien jolis résultats. Les joueurs de Vérone ont battu Cagliari (2-0), retrouvant la victoire après trois matches où ils n'y avaient plus gouté. Et hop, revoilà les jaunes qui squattent la première partie de tableau, en passant devant son adversaire du jour. Quant à l'Atalanta, elle est allée chercher un nul (2-2) sur la pelouse de la Fiorentina. Elle aurait même pu réaliser un gros coup, puisqu'elle a cru inscrire le but de la victoire à quatre minutes du terme par Denis, meilleur buteur du championnat avec sa onzième réalisation. Mais la Viola a trouvé les ressources pour égaliser, grâce à la rock star Jovetic. Delio Rossi a tout de même du pain et du saucisson sur la planche : sa Viola est ce soir quinzième du classement. Dommage : Babbo Natale ne va pas pouvoir lui apporter des points dans sa hotte. Il va falloir les décrocher tout seul.

ChievoCagliari 2-0
Thereau 35', Sardo 57'
FiorentinaAtalanta 2-2
Gilardino 9', Jovetic 89' / Masiello 81', Denis 86'
Milan – Siena 2-0
Nocerino 54', Ibrahimovic 63'
Catania – Palermo 2-0
Lodi 32', Maxi Lopez 61'
Cesena – Inter 0-1
Ranocchia 63'
Genoa – Bologna 2-1
Rossi 39', Pratto 85' / Ramirez 51'
Juventus – Novara 2-0
Pepe 4', Quagliarella 75'
Parma – Lecce 3-3
Floccari 18', Pelle' 86', Galloppa 93' / Di Michele 58' et 61', Cuadrado 77'
LazioUdinese 2-2
Lucic 42', Klose 50' / Flore Flores 27', Pinzi 73'
Napoli – Roma 1-3
Hamsik 81' / De Sanctis (csc) 2', Osvaldo 59', Simplicio 89'


Eric Maggiori
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Tb article, comme d'hab Mister Maggiori.

Si ce n'est que la bourde de De Sanctis est compréhensible, le ballon est dévié par son défenseur avant qu'il ne se rate. Je ne trouve pas que ce soit une grosse erreur du gardien.

Sinon, on sent bien dans l'article que le pénalty sifflé pour Milan vous reste en travers de la gorge. Je rappelle encore une fois celui non-sifflé de la semaine dernière, pour amoindrir ces deux horribles (géniales -quoi, comment ça je suis de mauvaise foi?-) simulations.

Bref, on est parti pour vivre une très bonne fin de saison en Serie A. Impecc'
Dendecuba Niveau : CFA
Il faut vraiment faire quelque chose pour ce maillot rose bonbon parce que là... ;)
Marrant de voir que tu titilles souvent EM quant à sa prétendue non-allégeance à ton équipe de coeur Diavolo, surtout que là, y a rien à redire.

Compensation ou pas d'injustices précédentes, les erreurs d'arbitrage sont toujours à relever, surtout lorsqu'elles sont disproportionnées, cf. la simulation de Boateng. Et puis l'enchaînement de ces penaltys sifflés par erreur sur 2 semaines de suite font forcément jazzer, et feraient tilt chez n'importe quel amateur de football ;)


Et si je dis tout ça, c'est parce que je parle en connaissance de cause, Bianconero dans l'âme :)

En tout cas, d'accord avec toi, belle saison et pour la Série A, et pour la Juve, et on ne peut pas rêver mieux pour un retour au premier plan de ce championnat clairement sous-évalué - et je dis ça d'un point de vue objectif, juré -.
J'avais crié au scandale sur la simulation de Xavi contre Milan. Je l'ai moins fait sur celles d'Ibra et Boateng. Subjectivité, quand tu nous tiens...

Mais j'aime rappeler tous les faits. Certes ces deux pénos ont de quoi faire jazzer les amateurs de foot. Mais j'aime rappeler que cela ne va pas que dans un sens. Il ne faudrait pas sous-entendre qu'une seule équipe est privilégiée. Bologne aussi a eu une faveur arbitrale et ça n'a pas été rappelé dans l'article. D'où mon post ^^

Ce genre de décision arrive quasi tous les week-end, des fois favorisant certaines équipes, des fois d'autres. L'arbitrage humain en est la cause. Et tant mieux, il faut que ça reste ainsi. Pour moi, ça fait partie de la beauté de ce sport.

Je rejoins Dendecuba, votre maillot rose, il est dégueu. (smile)

Longue vie au Calcio, clairement sous-évalué.
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