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La Juve dans la douleur, Milan dans le money time

Pas franchement brillants, la Juve et le Milan ont salement galéré pour venir respectivement à bout du Chievo et de Palerme. L'Atalanta, séduisante, s'est offert un succès face à Sassuolo, tandis que le Genoa et l'Udinese se sont neutralisés.

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AC Chievo Vérone 1-2 Juventus FC

Buts : Pellissier(66e, sp) pour le Chievo // Mandžukić (53e), Pjanić (75e) pour la Juventus

Bousculée face à Lyon en C1 cette semaine, la Juve se doit de réagir face au Chievo, qui est pour sa part solidement installé dans le ventre mou de la Serie A. Tout commence pourtant mal pour la Vieille Dame, qui doit se passer de Barzagli dès la troisième minute, sorti après être mal retombé à la suite d'un contact avec un joueur du Chievo. Bonucci, initialement laissé au repos, fait donc son apparition sur le pré. Sinon, la Juve patine collectivement lors du premier acte, face à un Chievo qui ne se gêne pas pour casser les pattes des attaquants bianconeri. Pas de quoi intimider Mario Mandžukić, qui n'est pas du genre à baisser la tête quand vient l'heure de se bastonner. Le Croate se crée la première grosse occasion des 45 premières minutes, en plaçant un sombrero délicieux à la suite d'une belle ouverture de Pjanić... mais expédie son tir enchaîné au-dessus de la barre.

La Vieille Dame se met enfin dans le bon sens au début du second acte. Cuadrado sert subtilement Mandžukić, qui confirme son retour en forme en plaçant un enchaînement contrôle-frappe croisée impeccable qui trompe Sorrentino. Du coup, le Chievo fait entrer son buteur maison, Sergio Pellissier, qui ne joue rien de moins que sa quatorzième saison sous le maillot des Mussi Volanti. Coaching gagnant. Pellissier pousse Lichtsteiner à la faute, obtient un penalty et le transforme. Le tout seulement cinq minutes après son entrée sur le pré. Du travail de pro. Malheureusement pour le Chievo, la Juve dispose aussi d'un artilleur professionnel en la présence de Miralem Pjanić. Coup franc merveilleux dans la lulu, merci, au revoir. La Juve l'emporte dans la douleur et continue de régner sur la Serie A.


Delfino Pescara 1936 0-4 Empoli FC

Buts : Maccarone (13e, 44e), Pucciarelli (23e), Saponara (89e) pour Empoli

On aurait pu avoir droit à un match de pétochards, entre deux équipes de bas de tableau désireuses d'éviter à tout prix la défaite. On a assisté à la place à une rencontre illuminée par les coups de pattes d'un Massimo Maccarone de gala. L'attaquant, du haut de ses trente-sept piges bien tassées, a martyrisé la défense de Pescara en plaçant deux frappes croisées dans les filets adverses, sans oublier de délivrer un caviar en première intention à son compère d'attaque, Manuel Pucciarelli. Saponara n'a plus qu'a finir le travail en toute fin de match, après un beau mouvement collectif dans la surface. Premier succès depuis près de deux mois pour Empoli, qui met fin à une série irrespirable de huit matchs sans victoire.


Genoa CFC 1-1 Udinese Calcio

Buts : Ocampos (24e) pour le Genoa // Théréau (11e) pour l'Udinese

Neuf matchs, cinq buts. À trente-trois ans, Cyril Théréau pourrait bien effectuer la saison la plus prolifique de sa carrière, au sein d'un championnat italien qu'il a appris à connaître sur le bout des doigts. Le Français a ainsi crucifié Mattia Perin, le portier du Genoa, d'une patate imparable dans les seize mètres adverses. Mais les Génois ne courbent pas l'échine et réagissent rapidement par Lucas Ocampos, qui plante une tête victorieuse dans la surface. Premier but en Serie A pour l'ancien Marseillais. Le restant de la rencontre sera nettement plus terne, même si le Genoa monopolise le cuir avec 65% de possession. Génois et Frioulans se quittent finalement bons amis.


US Palerme 1-2 AC Milan

Buts : Nestorovski (72e) pour Palerme// Suso (15e), Lapadula (82e) pour Milan

Avec un seul succès en onze journées, Palerme est en plein doute. Comme pour illustrer le manque de sérénité des Rosanero, Posavec, le portier des Palermitains, foire complètement sa sortie en repoussant le ballon dans les pieds de Suso, qui conclut d'une frappe à ras de terre. Pourtant, Milan est loin d’être impérial et abandonne même la possession aux Siciliens. Une domination néanmoins stérile, qui vaut aux hommes de Roberto De Zerbi de revenir aux vestiaires avec un but de retard sur les Lombards.

Le Milan, minimaliste, ne fait que tenter de garder son avantage en seconde période. Et est logiquement puni par l'homme-but du Palermo, Ilija Nestorovski, qui place un pointard des familles dans la surface à la suite d'un joli service de Diamanti. Sixième pion en Serie A pour le Macédonien, qui a marqué à lui seul plus de 60% des buts des siens cette saison en championnat. Seulement, les Rossoneri vont s'en sortir grâce à un exploit personnel de Gianluca Lapadula. L'attaquant place une sublime déviation derrière son pied d'appui dans les filets adverses à la 82e minute. Cruel pour les Siciliens, mais salvateur pour Milan qui reste dans le top 3 de la Serie A.



US Sassuolo 0-3 Atalanta Bergame

Buts : Gómez (20e), Caldara (24e), Conti (43e) pour l'Atalanta

Sans faire de bruit, l'Atalanta continue son début de saison bluffant. Les hommes de Gian Piero Gasperini se sont déjà payé l'Inter, Naples et le Torino lors des journées précédentes, avant de rouler sur Sassuolo cet après-midi. D'abord en s'appuyant sur la roublardise de leur meneur de jeu, Alejandro Gómez, qui vient tromper en deux temps Consigli dans la surface. Puis en misant sur la qualité de leur collectif : Roberto Gagliardini envoie ainsi un caviar à mi-hauteur pour Mattia Caldara, qui claque une reprise de volée limpide. Dépassé, Sassuolo encaisse même un troisième but d'Andrea Conti peu avant la mi-temps. Les Neroverdi ne seront pas plus inspirés lors du second acte, qui voit Bergame contrôler son large avantage, sans s'affoler. L'Atalanta se retrouve donc cinquième de la Serie A après douze journées disputées. Une sacrée performance.

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    Par Adrien Candau
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    Dans cet article

    Un match pas vilain dans le contenu. Des soucis de finition néanmoins. Mandzukic précieux comme d'hab, bien aimé Sturaro aussi. Par contre Higuain a tout raté (même s'il aurait pu bénéficier d'un peno, vu ce qu'on siffle à Lichtsteiner), Pjanic avant son coup franc j'avais même pas remarqué qu'il jouait, et Lichsteiner avait décidé vers la 60eme de nous faire perdre avec un combo relance dans l'axe -> occase, puis peno concédé -> but

    A noter le coaching assez indigne (à mon humble avis) d'Allegri, Evra pour Higuain a la 70eme (la 70eme !!!! Pas la 88eme...), même a FM j'ai honte de ce genre de tactique d'épicier.

    Et sinon Sassuolo, ca se casse méchamment la gueule en ce moment non ? Berardi est toujours blessé ?
    Oui et il n'est pas le seul; d'où une baisse normale de la cohésion et de la qualité de l'impact offensif, accentuée par le fait que, pour la première fois, cette équipe doit également se farcir les nombreuses et dispendieuses joutes de l'Europa league.
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    Suso a survolé la rencontre. Heureusement. Gérer son 1/0 comme ça c'est prendre le risque de se faire égaliser, la preuve.
    Content que Suso prenne les rênes d'une attaque toute molle à l'image de Bacca clairement dans le dur.
    Coaching gagnant pour Montella qui continue son bon travail.
    Typiquement le genre de match qui se serait fini à 1/1 voire 2/1 ces dernières années.
    Je pense même que les saisons précédentes, on aurait été bien plus proche du 2-1 pour Palerme.

    Il manque pas grand chose au Milan, juste un grand milieu relayeur et un grand n°10.
    Avec deux top player à ces postes, la maitrise du ballon serait supérieur.
    Car on sent que les joueurs font de leur mieux pour garder le ballon mais qu'un bon pressing arrive à les contre-carrer.

    Sinon, c'est presque HS mais en regardant jouer Bonaventura, je me disais que ce joueur était plutôt bon mais qu'il n'avait pas encor fait ce qu'on appèle le salta di qualita.

    Et de manière général, c'est là que les joueurs Italiens pêchent ces dernières années.
    Parcequ'à part la défense et De Rossi qui se font vieux, aucun joueur n'a franchi le cap décisif.
    Super-Pippo Niveau : CFA
    Oui ce match on l'aurait perdu l'année dernière ou il y a deux ans, je me rappelle de match contre Parma par exemple ou on souffrait et on perdait dans les dernières secondes. Même en début de saison contre l'Udinese mais clairement ces victoires en jouant mal prouvent qu'on commence à passer un palier.
    2 réponses à ce commentaire.
    Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
    Kikette
    Y a quand même Candreva qui est systématiquement bon lors des gros tournois.
    Et Marchisio et Verratti.
    Mais sincèrement, est-ce que tu mettrais Marchisio ou Candreva au même rang que Giannini, Donadoni, Mancini, D. Baggio, DI Biagio, Albertini, Camoranesi ou même Ambrosini !

    Tu vois ce que je veux dire ?

    Même Verratti que j'adore, il ne s'impose pas en Nazionale.
    Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
    Déjà, c'est difficilement comparable mais je vois pas pourquoi on peut pas placer Marchisio au rang de grand joueur italien. Pour Candreva je te l'accorde c'est plus compliqué.
    Puis à l'inverse, tu places vraiment DDR à la hauteur des Albertini, Evani, ou Pirlo ? Moi pas.
    Et tu mettrais Chiellini, Barzagli ou Bonucci à la hauteur de Baresi, Bergomi et autres Nesta ? Bon.

    Tout ça pour te dire qu'il faut pas raisonner par comparaison d'époque, sinon, hormis Buffon, l'Italie n'a que dalle. Et c'est applicable à toutes les équipes. Tu mets Pogba à la hauteur de Zidane, Umtiti à celle de Thuram, Martial à celle de Henry, etc ?
    Après je suis d'accord pour dire qu'on a pas une grande génération italienne. Mais raisonner de la sorte n'est pas une bonne idée.
    2 réponses à ce commentaire.
    Verratti bon lors des gros tournois ?

    Avec l'équipe d'Italie ?

    J'ai du louper ça ces cinq dernières années.

    En plus sa dernière prestation avec l'équipe d'Italie était cataclysmique.

    Même au PSG on commence à le contester.
    Ravière Pastauré Niveau : National
    Ah non non.

    Personne n'a osé imaginer le voir sortir du 11 ici, t'inquiètes pas.

    Avec la Nazionale, je l'ai trouvé plutôt bon à la CDM.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Verratti contesté au PSG ??? Euh non, moins souverain que les dernières saisons peut-être, mais je pense qu'aucun supporter parisien digne de ce nom ne songe à le mettre sur le banc (ou alors faut vraiment avoir de la merde dans les yeux)...
    Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
    En l'occurrence, pour Verratti, je visais plutôt ses performances en LDC qui, du peu qu'on en a vu, étaient très bonnes.
    Encore que le seul match qu'il a joué en tournoi international, il la très bien joué.
    3 réponses à ce commentaire.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Note : 1
    L'Atalanta Bergame continue son petit bonhomme de chemin, sans faire trop de bruit. Pour l'instant, c'est vraiment la révélation de la saison en Serie A, avec le Toro (même si on parle davantage des Granata, à l'effectif un peu plus "clinquant").
    Gasperini fait du super boulot, confirmant qu'il fait partie des très bons coachs de Serie A (son passage à l'Inter l'a desservi mais il ne faut pas oublier ce qu'il a fait au Genoa). Et Papu Gomez s'est encore montré décisif et très influent : lui aussi est plutôt sous-coté et méconnu hors d'Italie mais enchaîne régulièrement les belles performances.
    Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
    Note : 1
    Pour l'Atalanta, je pense que ça va être comme chaque année, ils vont emmerder leur monde mais terminer dans le ventre mou. Peut être que ce sera l'exception cette année, mais je vois pas d'énormes différences avec les autres saisons.
    Après, c'est déjà très bien.
    Comme tu le dis, une équipe joueuse, stable tactiquement, mêlant jeunes italiens et très bons joueurs expérimentés, notamment Gomez qui est un super joueur.
    je regrette d'ailleurs le départ de Morales, son alter ego de l'autre côté, parti il y a de ça un an.
    La différence tient peut-être dans le parcours de l'Atalanta depuis que Gasperini en a pris les commandes. Les premiers matches au cours desquels les joueurs n'avaient visiblement pas encore assimilé les conceptions tactiques et mentales de leur nouveau coach, se sont avérés poussifs et les résultats catastrophiques.Mais depuis lors, on constate que l'équipe a clairement compris ce que le coach attendait et les derniers résultats où l'on ne compte pratiquement que des victoires, laissent présager un parcours plus intéressant que celui auquel ce club nous avait habitué. D'ici là, envisager, comme certains le font déjà, une prochaine qualification probable en Europa league me semble quelque peu prématuré.
    P.S. Toujours à propos de l'Atalanta, à signaler que son meilleur joueur en ce début de saison, l'ailier d'origine Argentine, Gomez, s'est vu interdire (définitivement?) par la FIFA la possibilité d'évoluer avec la sélection Italienne comme il en avait fait la demande.
    3 réponses à ce commentaire.
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