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La Juve à l'épreuve City

Encore fragile dans son processus de reconstruction, l'équipe de Delneri se déplace ce soir chez les nouveaux riches de Manchester City en Europa League. Avec un gros chantier en vue : la défense.

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Ils sont nombreux, ils sont riches, ils viennent de battre Chelsea, et en plus, ils sont anglais, une nationalité qui n'a jamais vraiment réussi à leur adversaire. En un mot comme en mille, Manchester City, qui a déjà gagné il y a quinze jours face au Red Bull Salzbourg (2-0), a tout ce qu'il faut pour réduire en bouillie la Juventus, ce soir, à l'occasion de son deuxième match d'Europa League, le premier à domicile. Pour tout dire, le seul souci de Roberto Mancini à l'heure de boire son café lavasse ce matin semble être de savoir s'il va tenter le coup et aligner Jerôme Boateng d'entrée afin de le relancer tranquille contre ses sparring-partners italiens, ou s'il va se le garder sous le coude encore quelques jours. Oui, l'entraîneur de City a connu pire. Pour être honnête, il connaît pire chaque week-end, en championnat.

La Juventus a-t-elle peur? Oh. « On est la Juventus » , a lâché aux micros le gardien Marco Storari avant de prendre l'avion pour l'Angleterre. La veille, son coéquipier Marco Motta, arrivé de Rome cet été, s'était lui aussi lâché sur l'antenne de Sky Italia. « Manchester City, on les respecte, bien sûr. Mais ils sont surtout la preuve que vous pouvez bien dépenser beaucoup d'argent dans les grands noms, presque 100 millions si je ne me trompe pas, ce ne sera jamais assez pour obtenir de grands résultats » . Donc non, les Italiens, même en galère, même en reconstruction, n'ont pas peur de Carlos Tevez, Joleon Lescott, Micah Richards ou Shawn Wright-Phillips. Pas plus qu'ils ne craignent les nouveaux arrivants David Silva, Mario Balotelli, Yaya Touré, Alexander Kolarov, Jérôme Boateng et James Milner. La Juventus a déjà fort à faire à cacher son humiliation de devoir jouer le jeudi en Europa League plutôt que le mercredi en Ligue des Champions pour s'emmerder avec ses adversaires. Sans doute inférieur footballistiquement à Manchester City actuellement, le plus grand club d'Italie ne voit qu'une issue pour sortir dignement de la coupe d'Europe des modestes : remporter le trophée. « Nous voulons aller au bout de cette compétition. Comme on dit chez nous, on est au bal, alors dansons » .

N'empêche, pas sûr que les défenseurs turinois soient à la noce ce soir. Car voilà la grande nouveauté de la Juve : sans être en crise –le club est à trois points de la tête en championnat et présente la meilleure attaque d'Italie–, l'équipe de Luigi Delneri prend but sur but. Lech Poznan, Palerme, Sampdoria, tels sont les noms de ceux qui sont venus marquer trois pions aux Bianconeri depuis la rentrée. La Juve plus mauvaise défense de la Serie A ? Impensable depuis plus d'un siècle, l'hypothèse est devenue réalité durant ce mois de septembre. Pour l'heure, le staff plaide les réglages nécessaires à l'arrivée de dix nouveaux joueurs cet été. Ce n'est pas faux, et du reste Del Neri continuera ce soir ses essais dans la recherche de la formule idéale. Pas touche à la charnière Bonucci-Chiellini a priori, mais De Ceglie devrait rentrer à gauche, ce qui ferait passer Grygera de gauche à droite (Motta restant puni pour s'être fait balader par Cassano lorsque la Samp est venue à Turin). Si ces quatre de derrière donnent satisfaction, un autre bal les attend dimanche : Inter-Juve, à San Siro. Enfin un match digne de leur maillot.

Stéphane Monteverdi

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