1. //
  2. // 12e journée

La grande messe

Soirée prometteuse, en Ligue 2, avec un paquet de belles affiches à se mettre sous la dent. Bon, évidemment, quand les cadors se mettent sur la tronche, ça veut dire que les cancres s’amusent entre eux dans des matchs dont tout le monde se fout.

Modififié
0 4
Les affiches

Duel au sommet, entre le leader angevin et son dauphin messin, deux équipes dont on commence à se dire qu’elles ne sont pas seulement en surrégime. Les Grenats se montrent plus en jambes dans le premier quart d’heure, portés par un public assez épatant, avant que le rythme ne retombe clairement, confrontant deux formations finalement assez prudentes. Fauvergue se voit refuser un but juste avant la mi-temps pour une faute, Malicki sort un corner rentrant, et claque une parade exceptionnelle au retour des vestiaires qui maintient le SCO à flots. Sakho et les Messins continuent d’allumer des feux aux quatre coins de la surface angevine. Comme souvent, l’enthousiasme des Lorrains finit par payer, et Sakho place une tête autoritaire et décroisée qui décante la situation. Impressionnants de maîtrise et de sérénité, les Messins continuent de se procurer des occasions et de se montrer plus dangereux que leurs adversaires. Sakho, notamment, est à deux doigts d’aggraver le score à plusieurs reprises. Les hommes de Stéphane Moulin s’affolent un peu dans les dernières minutes, mais se font surprendre comme des lapins de trois semaines. Metz est seul au monde.

Début de rencontre enlevé, entre le chef-lieu de l’Aube, Troyes, et celui de l’Yonne, Auxerre (hop, vous révisez votre géo). Troyes balance la première salve, Auxerre réplique aussitôt sans plus de réussite, loupant le cadre ou se heurtant au montant. Du coup, comme personne n’arrive à se mettre d’accord, Gimbert fête son 250e match en Ligue 2 avec un joli passement de jambe, histoire d’éliminer Sorín avant de claquer son 8e but de la saison. L’autre maître d’œuvre de l’ESTAC, il porte une cape qui flotte au vent et un numéro dans le dos, il a 36 ans, et il n’en peut plus d’éclabousser la L2 de son talent. Son 5e but de la saison, inscrit en seconde période, est un poil chanceux, mais Troyes s’en fout et fait le break, avant de fermer la boutique. L’AJA n’avance pas, Troyes se porte à merveille.

Les David contre Goliath

Si ça continue comme ça, vous allez voir que Fabien Onteniente va finir par faire un film de l’aventure de ces valeureux Bastiais, qui n’en finissent plus de parcourir la France pour se faire chahuter par plus costauds qu’eux. On imagine d’ici Dany Boon dans le rôle de l’entraîneur Stéphane Rossi, éternel optimiste malgré les quatre malheureux points récoltés par ses ouailles au cours des onze premiers matchs. Le CA Bastia répand le bonheur dans toute la Ligue 2, telle une Amélie Poulain du football. Quand tu joues Bastia, tu repars avec un sourire grand comme ça. Andriatsima ne fait même pas semblant de créer du suspense, il tranche dans le vif dans le premier quart d’heure. Le même Andriatsima passe la deuxième couche juste après la pause. Puis vient le chef-d'œuvre de la soirée, quand Otman Djellilahine voit le portier bastiais avancé et réussit un lob de plus de 40 mètres. Décidément, on inflige tout et n’importe quoi au CA Bastia. Qui n’a pas fini de souffrir.

Les Tourangeaux, une seule défaite au cours des dix dernières journées, avaient de quoi se goinfrer face à des Lavallois qui vivotent au fin fond du classement. Il aura fallu attendre la seconde période pour que l’autre Téfécé fasse enfin la différence, par Kouakou. La ville palindrome cherche à se venger, pousse Tours dans ses derniers retranchements, mais l’inévitable Delort, déjà passeur décisif sur le premier but, règle l’addition une fois pour toutes, d’un subtil lob en bout de course. Tours est temporairement 2e. Et c’est diablement mérité.

L’Arles-Avignon de Franck Dumas marque actuellement le pas et reste sur quatre matchs sans victoire, au moment de recevoir le DFCO. Rencontre allègrement dominée par les Bourguignons, sans réel coup d’éclat toutefois. Match nul et vierge. Surtout nul, en fait.

Les matchs qui sentent le soufre

Le 13e contre le 14e, Le Havre contre Brest, les prétendants à la montée déjà déçus contre d’autres prétendants à la montée déjà déçus. Du coup, même en tribune, c’est rapidement devenu un peu désespérant. Entre ennui et insomnie, on assiste à une première période assez avare en occasions, plutôt à l’avantage des Normands. Verdier, l’une des rares satisfactions brestoises depuis le début de la saison, ouvre la marque contre le cours du jeu peu après l’heure de jeu. Et puis tout le monde va se recoucher. Bonsoir tristesse.

Première période soporifique entre le 16e niortais et le 17e istréen. Les Chamois se font discrets jusqu’en début de seconde période, moment choisi par Liugi Lombard pour donner l’avantage à Niort. Sala embraye et marque le but du K.-O. d’une tête conquérante. Les Istréens se secouent un peu et réduisent la marque par Allart, parti comme un coquin dans le dos de la défense. Pallois ne perd pas trop de temps avant de rassurer les Chamois et de claquer le 3e but niortais. Niort prend une bonne bouffée d’air, et Istres oublie de s’aérer et sent le renfermé.

Pas de temps à perdre pour les Crocos, en quête de confiance, face à une équipe de Châteauroux qui reste sur deux défaites consécutives. Benmeziane ne laisse aucune chance à Bonnefoi d’un plat du pied imparable, et s’offre un doublé juste après la mi-temps, toujours en embuscade au second poteau. Les Castelroussins réagissent enfin et réduisent la marque par Sambou. Les Crocos serrent les fesses sur la 69e minute, avant que Nouri n’assure pour de bon la victoire nîmoise. Du coup, Nîmes respire et Châteauroux s’étrangle. Ce match ressemble drôlement à un autre, non ?

Samedi, 14h, suivez en direct CaenNancy sur SO FOOT.com.
Lundi, 20h30 : Clermont - Lens

par Julien Mahieu
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Henry Chinaski Niveau : District
18.139 heureux pelerins dans les travees de Saint Symphorien pour supporter un pack graoully decomplexe, offensif, ambitieux dans le jeu. Etonnamment serein. Difficile de dire si ce bel ensemble saura tenir sur la distance, mais bordel qu'est ce que ca fait plaisir a voir.
BarryLyndon57 Niveau : Loisir
De retour de Saint-Symphorien. Quel pied cette ambiance ! La dernière époque où un tel enthousiasme entourait ce club, le divin chauve (le vrai) Bruno Rodriguez envoyait ses enroulés dans les filets parisiens et nantais.

Quelque chose se passe autour du FC Metz, des jeunes sérieux, une défense infranchissable, un public de retour. Le feu sacré revit de nouveau. Ligue 1, nous voila.
pépé flingueur Niveau : District
Attention à ne pas trop s'enflammer du côté de Metz. On en reparle après le mercato (j'espère que Sakho ne nous fera pas faux bond).

Sinon en parlant de mercato et de Rodriguez, on se souvient de la banderole à son retour: «Rodriguez sous le sapin, le Père Noël est une ordure». Magnifique.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 4