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« La grande catastrophe » et autres railleries catalanes

De mémoire de journaux espagnols, jamais le FC Barcelone n’a été aussi dépassé au cours de ce siècle. Une claque qui, à l’unanimité, a pour coupable Luis Enrique, plus décrié que jamais en Castille, mais également en Catalogne. Ou quand une correction annonce la fin d’une époque.

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À l’accoutumée, les accrochages entre membre de la délégation blaugrana et la presse se limitent à quelques pics envers les médias madridistas. Leurs confrères catalans, eux, restent bien souvent de dociles moyens de communication, des outils parfaits pour atteindre les socios culés. Nonobstant ceci, la performance de ce mardi ne renvoie pas le Barça vers ses habitudes, comme en attestent les tensions extrêmes entre Luis Enrique et un journaliste de TV3, la chaîne 100 % catalane. À une question dérangeante de son interlocuteur, Luis Enrique dégoupille et menace son vis-à-vis. En soi, rien de plus qu’un symbole du marasme dans lequel est plongé la nébuleuse azulgrana, ses organes de presse y compris, depuis le cuisant revers encaissé au Parc des Princes. « L’effondrement blaugrana a été retentissant, individuel et collectif, physique et tactique » , entame, pied au plancher, le pourtant si mesuré El Pais, avant de conclure sur un cinglant : « La richesse footballistique du PSG a contrasté avec l’inertie du Barça. » Et pan !

Un Barça « blessé à mort » , « sans fierté ni force »


Coupable idéal, Luis Enrique reçoit les foudres de l’ensemble des canards, sportifs ou non, pro-barcelonais ou pas, d’Espagne. Quand le très Madrilène Marca, tout en délicatesse, se fend d’une formule aussi juste qu’assassine – « Lucho, la forêt était en fait un jardin pour enfant » –, son vis-à-vis blaugrana, El Mundo Deportivo, évoque pour sa part « un Barça blessé à mort » : « À des années-lumière de l’activité et de l’intensité du PSG d’Unai Emery, le Barça a vécu la plus douloureuse soirée de son histoire récente. Les Français ont émulé le 4-0 du Bayern, de la demi-finale de 2013, mais sans l’excuse de cette soirée de Munich, quand Messi jouait blessé. Sans fierté ni force, sans football ni capacité à rivaliser pour surmonter l’adversité d’un rival largement supérieur qui oblige le Barça à réaliser le plus grand exploit européen de son existence. » Lapidaire, le discours l’est tout autant chez le voisin de Sport, encore plus véhément envers Luis Enrique, coupable tout trouvé, qui « s’est échoué misérablement » .

Un nouveau 4-0, une nouvelle fin de cycle ?


Même chez le plus mesuré El Periodico, quotidien généraliste catalan, les mots sont durs, mais cohérents, les analyses assassines, mais justes : « Ce 4-0 peut suggérer une fin de cycle. Le 4-0 d’Athènes en 1994 l’a été, avec la fin symbolique du "cruyffismo", même si le Hollandais restera encore deux ans. Le 4-0 de Munich également, qui a clos la page du "guardiolismo". Les conséquences de la démonstration parisienne ne sont pas encore connues, mais elles peuvent prendre des proportions similaires à la fin d’une époque » . « La grande catastrophe » , comme le titre La Vanguardia, autre canard généraliste catalan, appelle donc une profonde remise en question de l’institution blaugrana. Tout le contraire du PSG, donc, qui reçoit louanges et compliments en cascade de la part des médias d’outre-Pyrénées. Car à l’instar de la Une de Marca – « Emery détruit le Barça » –, As, son concurrent madridista, rend grâce à l’ancien entraîneur sevillista: « Unai a marché sur Luis Enrique dans de multiples aspects du jeu. » Même quand le Barça perd, l’Espagne gagne.

Par Robin Delorme
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