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La glisse de Nice

Alors qu’on les croyait au fond du trou en début de saison, les Aiglons ont refait surface dans la plus grande quiétude. Sans s’alarmer et en restant sereins. Ce qui colle bien à l’image de Lucien Favre.

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« La première mi-temps était difficile, ce qui n’était pas illogique et pas du tout imprévu de notre part. (...) Il fallait être patient. On a su accélérer un peu. (...) Ça a tourné.  » À peu de mots près, les propos de Lucien Favre tenus samedi en conférence de presse après la victoire contre Amiens (1-0) pourraient être utilisés pour présenter les derniers mois vécus par Nice. Il suffirait de remplacer « la première mi-temps  » par les « les premières semaines de la saison » et d'en modifier la conjugaison. Pas besoin de toucher au reste : les Aiglons avaient effectivement tout prévu, se sont montrés patients, ont accéléré et fait tourner le vent.

Peace And Tranquility to Earth


Pourtant, le début de l’édition 2017-2018 n’incitait vraiment pas à l’optimisme. À tel point que quelques-uns commençaient à redouter la zone rouge, qui répandait une odeur frustrante sur la Côte d’Azur. Avec sept défaites et trois petites victoires en onze journées de Ligue 1, combinées à un échec normal en barrage de Ligue des champions contre Naples, l’OGCN n’avait que la Ligue Europa pour se détendre. Après une nouvelle contre-performance contre Lyon à domicile (0-5) fin novembre, les Aiglons pointaient même à la 18e position du classement. Suffisant pour s’inquiéter ? Peut-être. Assez pour flipper ? Non. Pas chez ce Nice-là, en tout cas.

Que ce soient les dirigeants, les joueurs ou le staff, personne n’est ainsi tombé dans le catastrophisme. Pas de déclaration tapageuse dans les médias, pas de subite mise à l’écart dans l’effectif, pas de Favre sur la sellette. Rien de tout ça. La communication globale a au contraire paru exemplaire, au même titre que la discrétion des footballeurs et l’intelligence de la hiérarchie. Tout n’allait pas bien, certes. C’est la loi, dure et implacable, pour un club qui n’a pas de résultats. Mais tout s’est réglé en interne, en silence, sans gesticulation trop brusque pouvant envenimer la situation. Dans le travail, en somme. Car c’est la seule religion de Favre.

Des preuves déjà faites


Du haut de ses soixante ans, et malgré un curriculum vitæ qui ne fait pas bander certains, le Suisse est un bonhomme rodé. Expérimenté. Parce qu’il en a vu d’autres. « Oh... D’abord, il faut savoir que c’est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur des entraîneurs que j’ai pu avoir durant ma carrière, s’enchante Igor de Camargo, qui a travaillé avec le coach au Borussia Mönchengladbach et qui a quand même côtoyé pas mal de techniciens après plus de quinze ans de carrière. Il sait parfaitement comment se sortir des crises. Quand il est arrivé à Mönchengladbach, le Borussia n’allait pas bien. On se battait pour le maintien. Lui, il a débarqué, tranquille, il a bossé un max... Et deux ans après, l’équipe se battait pour la C1 pendant que lui était élu meilleur entraîneur de Bundesliga. Ça veut dire beaucoup. »

Rien d’étonnant, donc, à voir un Nice en train de couler, mais, paradoxalement, pas prêt à changer de capitaine de navire ni à s'accrocher à une bouée de sauvetage. La fameuse « patience  » , Favre l’a réclamée à tout le monde – au public, à son groupe, à ses supérieurs – et a laissé le vent tourner. Pas en gardant les bras croisés, mais en continuant de rassurer ses poulains. « Il sait comment faire pour mettre en confiance le joueur, ajoute De Camargo. Il comprend ses qualités et sait comment manager l’homme pour les faire ressortir au mieux. En plus, il a toujours souhaité garder ce football offensif attrayant. Et vu l’effectif qu’il a, c’était sûr qu’il était l’homme de la situation.  »

Le meilleur à venir ?


Les résultats de la méthode Favre ont surgi en deux mois. Désormais, plus question de parler relégation ou rétroviseur. Les yeux braqués sur l'horizon, Nice surfe sur une vague qui doit lui permettre d'accomplir une performance lors de la seconde partie de saison. Restant sur cinq victoires et un nul lors des six dernières journées, vaincus une seule fois en championnat depuis le 26 novembre, les Aiglons squattent une sixième place improbable. Ce qui en fait la team la plus performante de L1 depuis un mois et demi. Dante revient doucement à son niveau, Jean Michaël Seri aussi, Mario Balotelli continue de marquer quand il n’est pas blessé, Wylan Cyprien remet les pieds dans le plat, le 4-3-3 semble adéquat, et la réussite revient en même temps que les beaux jours (comme sur la frappe de Pierre Lees-Melou, déviée par Khaled Adenon pour la seule réalisation de Nice-Amiens). Les éliminations consécutives dans les deux coupes (contre Toulouse en Coupe de France et Monaco, prochain adversaire du soir, en Coupe de la Ligue) ? Pas grave. « Ce n’était pas illogique et pas du tout imprévu  » , pourrait répondre le coach niçois. La chance de Lucien est de retour. Il était temps.

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Par Florian Cadu Propos de IDC recueillis par FC
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