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La gifle allemande

Trois sur trois pour la Nationalmannschaft. Critiquée après ses deux premiers matchs de qualification, l'Allemagne s'est reprise avec la manière ce soir face à l'Irlande. Ultra-efficaces et ultra-réalistes, les hommes de Joachim Löw écrasent ceux de Trapattoni (1-6) et enchaînent une troisième victoire en autant de matchs.

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Irlande – Allemagne : 1-6
Buts : Reus (32e et 40e), Özil (55e), Klose (58e) Kroos (61e et 83e) pour l'Allemagne ; Keogh (90+2e) pour l'Irlande

Jusque-là, l'Allemagne, c'étaient deux matchs de qualification, face aux îles Féroé et à l'Autriche, et deux victoires. Et pourtant, tout n'était pas rose de l'autre côté du Rhin. Éliminée en demi-finale du dernier Euro, la Nationalmannschaft n'a plus rien gagné depuis 1996 et ça, ça commence sérieusement à en titiller certains. Si bien que les critiques s'abattent de plus en plus sur les hommes de Joachim Löw qui, s'ils gagnent, ne se montrent pas vraiment rassurants dans le jeu. À Dublin, et avant de recevoir la Suède à Berlin, les coéquipiers de Miroslav Klose entamaient « une semaine de tous les dangers » selon les dires du sélectionneur. Un premier rendez-vous parfaitement négocié. Ultra-réalistes, les Allemands ont su se montrer patients pour venir à bout de la forteresse verte. D'une efficacité à faire froid dans le dos, les hommes de Joachim Löw sortent donc indemnes du traquenard irlandais et signent une troisième victoire en autant de rencontres. Et avec la manière, s'il vous plaît.

90% de possession de balle !

Dans un 4-3-3 inédit, les hommes de Giovanni Trapattoni mettent d'entrée la pression sur les Allemands. Pas de round d'observation, du rythme, de l'intensité et des duels, virils mais corrects, dès l'entame de match. Peu à peu, les hommes de Joachim Löw s'installent et confisquent le ballon aux Irlandais (des moments à plus de 90% de possession de balle tout de même). Chaque attaque passe par Mesut Özil, qui n'hésite pas à redescendre pour venir chercher la gonfle dans les pieds de ses défenseurs et la distribuer vers ses attaquants. Du côté des hommes en vert, la tactique est simple. On verrouille derrière et on balance chaque ballon sur l'attaquant de Stoke City, Jonathan Walters, qui court beaucoup après le ballon, mais ne le touche quasiment jamais. Du Trapattoni, quoi. Pas le plus beau football, c'est vrai, mais ça a le mérite d'être efficace. Pour l'instant. Car à force d'insister, la Nationalmannschaft finit enfin par trouver une brèche dans le solide mur vert. Marcel Schmelzer, très critiqué après sa dernière sortie face à l'Autriche, prend de vitesse la défense adverse et sert Marco Reus qui se charge de conclure. Dès lors, tout devient plus facile pour les visiteurs. Quelques minutes à peine après l'ouverture du score, Reus, encore lui, double la mise d'une belle frappe croisée et met les siens à l'abri juste avant la mi-temps.

Un toro de 45 minutes

Preuve de la tranquillité allemande, Löw s'offre le luxe de faire souffler Sami Khedira au retour des vestiaires dans l'optique de la réception de la Suède mardi prochain. Dos au mur, l'Irlande n'a pas d'autre choix que de sortir de sa tanière et vient porter un peu le danger devant les buts de Manuel Neuer. Mais les espoirs irlandais ne sont que de courte durée. Sur un contre, Miroslav Klose s'écroule dans la surface. Pénalty. Özil le transforme tranquillement et met définitivement K.O. les Shamrocks. La victoire dans la poche, les Allemands, pas rassasiés pour autant, pensent désormais à soigner le goal average. Tour à tour, Miro Klose et Toni Kroos aggravent la marque. À l'Euro, les supporters irlandais avaient continué de chanter alors que les leurs en prenaient quatre face à l'Espagne. Cette fois-ci, l'Aviva Stadium ne répond plus, assommé par le réalisme de ses hôtes du jour. La fin de match n'en est pas vraiment une. Toujours maîtres du ballon, les Allemands jouent à la passe à dix sous les « Olé » de leurs supporters et attendent patiemment le coup de sifflet final. Bien décalé à l'entrée de la surface, Kroos envoie une dernière petite merveille dans les filets de Westwood et enfonce encore un peu plus les locaux. La réduction du score irlandaise de Keogh est anecdotique. Prochaine étape pour l'Allemagne : la Suède mardi à Berlin dans le choc du groupe C.

Par Thomas Porlon
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Ben je crois que j'aurai mieux fait de mater ce match là...
Bon match allemand.

Côté irlandais c'était d'une faiblesse indicible.
Cette équipe est en chute libre depuis novembre 2009.
Gerd Müller Niveau : CFA
J'ai maté le match et franchement c'était tellement pas intéressant que j'ai stoppé à 5-0. L'Irlande était trop faible pour juger le niveau de l'Allemagne.
papaboubadiop Niveau : CFA2
bah Thomas Porlon, t'es qui toi? Il est où Ali Farhat? :D
bon résumé, sinon pas trop d'enseignements à tirer de ce match vu que la défense a jamais été inquiétée. Faudra voir contre Zlatan la semaine pro.
ouais effectivemment, faible Irlande... et d'accord avec vous, peu d'enseignements de ce match. La vraie mesure sera la suede...
sinon Reus quand meme, quel joueur !!! et Klose toujours au combat. (oui klose combat, désolé)
Ouais des moments à 90 % de possession de balle ça ne veut rien dire du tout. Si le moment dure 10 secondes ou 20 min c'est pas la même chose.
Pendant 5 secondes, Khedira a gardé la balle au pied, donc ça veut dire que l'Allemagne a eu des périodes à 100 % de possession de balle ? Incroyable !
J'ai maté le match aussi, et je préfère voir un 6-1 avec de l'ultra domination (peut importe qui joue, ça joue super bien) qu'un 0-1 avec 20 occasions....

Cette équipe est tellement folle que ce soit au milieu, sur les ailes ou en attaque. La charnière centrale est bonne quand Boateng et Badstuber n'y sont pas alignés.
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