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La Gantoise sur son nuage

Son propre Boxing Day terminé, le championnat belge se referme pour quinze jours en laissant une moyenne de 2,7 buts/match, des gros qui prennent leur temps et un invité-surprise en play-off 1.

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Quoi qu’on puisse y faire, le Belge du moment s'appelle Loïc Nottet. Récent vainqueur de Danse avec les stars, le gamin avait déjà fait son petit effet au dernier Eurovision avec sa chanson Rhythm inside, dont les paroles riment fort bien avec certaines tendances de l’actuel championnat belge…

  • The heart that beats within each other : La Gantoise

    Sven Kums. C’est le nom qui revient le plus sur les lèvres des suiveurs du championnat belge. Un p’tit mec justement trop petiot pour qu’Anderlecht le conserve après sa puberté, qui a mûri dans des clubs de ventre mou avant d’exploser à Gand depuis la saison dernière. Mais à côté de lui, l’effectif des Buffalos est sacrément bien équilibré. En vrac, des jeunes Foket et Raman aux expérimentés Miličević et Matton en passant par l’imbougeable Depoitre ou l’impassable Matz Sels, le coach Hein Vanhaezebrouck possède une team qui se connaît depuis un an, sait jouer au foot, a des automatismes et profite des cadeaux de ses concurrents pour truster la tête. Attention cependant, le superbe niveau actuel va devoir faire face à un huitième de Ligue des champions, une ½ de Coupe de Belgique et encore 19 matchs de championnat avant d’envisager de garder son titre.
  • On a cosmic track, love attack, I'm gonna get that rhythm back : Anderlecht

    De par son nom, son histoire et ses joueurs, Anderlecht n’est écarté d’une course au titre que quand les mathématiques viennent à leur encontre. Les Bruxellois l’ont compris : désormais, ils ne se bougent donc plus de trop durant la phase classique pour ne pas perdre trop d’énergie. Le problème, c’est qu’ils sont peut-être trop rentrés dans ce jeu du je-m’en-foutisme et les stars Okaka, Praet ou Tielemans ne se placent à leur propre niveau que de manière épisodique. Démonstration ? En une semaine, les Mauve et Blanc ont enchaîné un 1-4 à Bruges avec un match nul arraché tristement à Lokeren, puis une victoire d’un ennui sans nom face au dernier, Westerlo, 2-1. Certains pointent du doigt le coach Besnik Hasi, ancien milieu de terrain plus fort à l’abattage qu’à la création, pour expliquer le mal-être bruxellois. Mais bon, ça fait de toute façon belle lurette que le football-champagne se fait aussi cher que son nom, à Anderlecht.
  • Far beneath the skin, it rumbles : Bruges

    Ça gronde sec à Bruges, et ce, pour deux raisons. Tout d'abord, sur les 30 joueurs du noyau de Michel Preud’homme, il y en a très peu qui n’ont aucun argument à donner pour briguer une place de titulaire tant il y a du talent. On peut même aller jusqu’à compter sept candidats rien que pour la ligne d’attaque. Résultat des courses : régulièrement, les Brugeois s’amusent et pètent des buts dans tous les sens (7-1 contre le Standard, 5-1 face à Waasland et 4-1 pour Malines et Courtrai). Mais à côté de ça, les Blauw en Zwart jouent souvent comme des grosses chèvres à l’extérieur où ils ont un bilan de 13 points sur 33. Bonne nouvelle : avec la Ligue Europa en moins, les 30 gaillards de MPH pourront se reposer un jour de plus toutes les deux semaines.
  • We are put here to discover : Ostende

    Marc Coucke est riche, donc il fait un peu ce qu’il veut, mais il faut l’avouer : le personnage est sympathique. Après avoir revendu Omega Pharma il y a un an, l’homme d’affaires flamand peut désormais entièrement se consacrer à Ostende, dont il a repris la présidence en 2013. Et pour le moment, on peut dire qu’il a souvent l’occasion de se dandiner sur les tables de café en chantant en l’honneur de son club, leader du championnat pendant 12 journées. Pourtant, à Ostende, pas question d’un renforcement à coups de millions, on cible les gars que le coach Yves Vanderhaeghe a à la bonne : Cyriac, inutilisé à Anderlecht, a déjà claqué 10 buts ; Rozenhal, sur une voie de garage à Lille, équilibre la défense côtière, alors que le taulier Kevin Vandendriessche vient bousculer ceux qui l’emmerdent dans le milieu de terrain. Ostende ne vise évidemment pas le titre, mais ne devrait cependant pas rater les premiers PO1 de son histoire, et ça rafraîchit le championnat !
  • We can fly tomorrow on the beautiful wind that blows : Standard

    Au fond du trou au mois d’octobre, le Standard a pu compter sur ses fidèles ennemis pour se relancer : d’abord en renversant Charleroi dans son antre (2-3), puis en écartant Anderlecht grâce à l’ancien Mauve Jonathan Legaer (1-0). Mais outre le come-back de la victoire, c’est probablement l’arrivée de Yannick Ferreira qui a eu un vrai poids sur le retour aux affaires des Rouches. Bien plus offensif que son prédécesseur Muslin, le jeune coach donne un visage plus agréable à Yatabare, Trebel ou Dossevi (en revanche pour Mohamed Yattara, ça sent le sapin). Si les Liégeois ont pu profiter de l’embouteillage créé dans le ventre mou pour rester à portée de points du top 6, ils vont devoir bien négocier leurs derniers chocs (Gand, Anderlecht et Genk) sous peine de se retrouver dans le panier de crabes.

  • Be you enemy or lover : Charleroi et Genk

    Surprise de la saison 2014-2015, le Sporting de Charleroi a alterné des prestations de haut vol (victoire à Gand, nul contre Bruges…) avec des inconsistances collectives inexplicables. Il y a deux semaines, alors qu’il mène tranquillou 0-1 chez la lanterne rouge, Charleroi oublie de jouer la deuxième période et se ramasse un 2-1 dans les dents. À Genk, il y a des cocos capables de folies, comme Neeskens Kebano ou Alejandro Pozuelo, voire ce vieux routard de Buffel. Pourtant, regarder le Racing est trop souvent rasoir à souhait, les quatre 0-0 collectionnés depuis le début de la saison en sont une belle preuve.
  • And if we die, tomorrow (…) For the wicked ways Down below : Westerlo, OHL et RMP

    Westerlo n’a rien de flamboyant cette année, mais les Campinois font partie des trois lanternes rouges les plus efficaces des dix dernières années, avec 22 buts en 21 matchs. C’est déjà ça, parce qu’à côté, le grand Bob Peeters a du souci à se faire, puisque son équipe n’a gagné que trois petits matchs. Juste au-dessus, OH-Louvain réussit par moments quelques jolis coups, mais table surtout sur le mercato hivernal pour biaiser le championnat en transférant des gaillards qui ne jouent pas dans des clubs plus huppés. 14e, le RMP va devoir rester solide jusqu’au bout…
  • We’re gonna rompanpan... : le reste

    Malines, Saint-Trond, Courtrai, Waasland-Beveren, voire Lokeren… A priori, ces équipes ont déjà réussi leur saison en dépassant les 24-25 points, ceux qui assurent le maintien. Si elles vont – pour la forme – tenter de jouer le coup au moins jusqu’à la mi-janvier, ces habitués du ventre mou vont surtout rester peinards là où personne ne les embête. En plus cette année, il n’y a qu’une descente…


    Par Émilien Hofman
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