1. // Les restes du monde

La galère des 3 d'Istanbul

Cette semaine, en route pour la Turquie, où les trois gros clubs d'Istanbul inquiètent, et en Grèce, où Djibril Cissé n'a peut-être jamais été aussi fort.

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Turquie – Süper Lig

Et si la victoire surprise de Bursaspor la saison dernière n'était pas un simple accident ? Après 25 ans d'un impitoyable règne des trois clubs stambouliotes (Fenerbahçe, Besiktas, Galatasaray), cet improbable nouveau champion semble avoir décomplexé les éternels recalés de province. Après 15 journées disputées, c'est cette fois Trabzonspor qui fait la course en tête, devançant de 4 points son dauphin... Bursaspor. Troisième, Fenerbahçe est la grosse écurie qui s'en sort le mieux, tandis que Besiktas, cinquième, est relégué à 9 points de la tête et que Galatasaray, neuvième, est en perdition avec déjà 16 points de retard.
Si Trabzonspor réussissait à garder la tête jusqu'au bout, ce serait un sacré retour en lumière pour un club qui avait réussi la performance de glaner six titres nationaux de la fin des années 70 au début de la décennie suivante (le dernier en 84). La Coupe de Turquie remportée la saison dernière avait permis aux supporters d'espérer, mais ils n'imaginaient sûrement pas leurs favoris capables d'une telle régularité : une seule défaite, meilleure défense, deuxième meilleure attaque et des victoires clés contre tous les autres prétendants, Bursaspor et le trio d'Istanbul. A retenir parmi les joueurs clés, le buteur brésilien Jaja Coelho et trois internationaux en bonne forme : Selçuk Inan, Umut Bulut et Burak Yilmaz.

Deuxième, le champion en titre Bursaspor tient son rang en Süper Lig, malgré un parcours très compliqué en C1 pour sa première participation. L'entraîneur Ertugrul Saglam peut compter sur un groupe peu modifié par rapport à la saison dernière, bonifié par les arrivées de Vederson (Brésilien naturalisé débarqué du Fener) et des Argentins Federico Insua et Leonel Nunez.

Fenerbahçe arrive seulement à la troisième place, malgré l'armada offensive percutante constituée du vieux mais toujours saignant Alex, de Semih Senturk et de Mamadou Niang. L'ancien Marseillais affiche un rendement honorable pour sa première saison en Turquie, de même que son compère sénégalais Issiar Dia. Satisfaits de leurs transfuges de Ligue 1, les dirigeants stambouliotes seraient d'ailleurs intéressés par Stéphane Sessegnon.

Un temps leader, c'est désormais à la quatrième place qu'on retrouve l'étonnante formation de Kayserispor. La saison dernière, Makukula y avait fini largement meilleur buteur. L'ancien Nantais parti à Manisaspor, c'est l'expérimenté Marcelo Zalayeta qui a été chargé de le remplacer. A retenir également la présence du Paraguayen Jonathan Santana au milieu et du néo-international Serdar Kesimal en défense.

Décimé par les blessures (notamment de l'indispensable buteur brésilien Bobo), Besiktas réussit néanmoins à recoller au classement, grâce notamment à Guti. A noter que l'Espagnol a fait polémique ces derniers jours, ayant été arrêté au volant avec un taux d'alcoolémie de 2,7 g. « Je n'étais pas bourré » , a-t-il expliqué à la presse espagnole. Oh le beau mensonge.
A Galatasaray, il y a eu du mouvement ces dernières semaines : Franck Rijkaard a été remplacé en octobre par Gheorge Hagi sur le banc et Elano est reparti au Brésil. Le coach roumain sait qu'il peut compter sur deux joueurs en forme ascendante : Lorik Cana et Harry Kewell. Mais il ne devrait pas y avoir de miracle cette saison pour un club qui semble englué dans une crise profonde.

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Grèce – Super League

Après 13 journées, le Pana devance l'Olympiakos à la différence de buts. Il doit donc sa place de leader à Djibril Cissé, plus fort que jamais, déjà auteur de 13 pions (sur les 23 inscrits par son équipe). Promu capitaine, l'Arlésien impressionne et s'impose comme un élément clairement indispensable : muet le 24 octobre dernier contre l'AEK Athènes, son équipe a perdu son seul match de la saison en championnat. Malgré un parcours médiocre en C1, le Panathinaikos possède un groupe bien rodé, avec Boumsong et Kanté en défense assistés des internationaux Spiropoulos et Vyntra, Karagounis, Katsouranis, Gilberto Silva et Simao au milieu, Govou ou Luis Garcia au soutien de Cissé devant.

A l'Olympiakos, c'est Kévin Mirallas qui étonne. En perdition à Saint-Étienne, le Belge revit en Grèce, avec déjà sept buts au compteur. Autre transfuge de L1, François Modesto s'est également imposé dans un club possédant par ailleurs une très forte délégation espagnole, le nouvel entraîneur Ernesto Valverde ayant fait venir dans ses bagages David Fuster et l'Argentin Ariel Ibagaza de Villarreal, plus Moises Hurtado de l'Espanyol, auxquels s'ajoutent Albert Riera, Raul Bravo et le gardien Urko. A noter par ailleurs les belles performances de Kavala, en embuscade à la cinquième place. Le club du sulfureux président Makis Psomiadis, désormais entraîné par Henryk Kasperczak, possède toujours une forte colonie de joueurs issus du championnat de France : Ducrocq, Darcheville, Ogbeche, ou encore Abdoun.

Régis Delanoë

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