Euro 2012 - Gr.D - France/Bosnie (1-1)
La France s'en sort bien
L'équipe de France a petitement franchi la dernière marche bosnienne, mais elle l’a passée grâce au point du match nul (1-1) dégoté sur un pénalty de Samir Nasri en fin de rencontre.
Nasri a égalisé pour les Bleus sur pénalty
France - Bosnie : 1 - 1
Buts : Nasri pour la France. Dzeko pour la Bosnie.
Safet Susic avait tort. « Je ne crois pas qu’il y aura de match nul à l’arrivée », avait pronostiqué le sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine. Mais l’ancienne gloire du PSG s’est laissé berner par des symptômes trompeurs. Un Edin Dzeko en grande forme, d’une part. La puissance vocale de ses supporteurs venus en nombre, d’autre part. Celle qui a fait que ce soir, les Bleus n’ont pas joué dans un stade « acquis à sa cause ». Loin de là. Et ce n’est pas Max, ex-Fun Radio, entouré de deux animateurs au pied des virages Nord et Sud et chargés de transformer les spectateurs du Stade De France en supporteurs, qui allait pouvoir y faire quelque chose. Et enfin et surtout, l’histoire de son pays. Celle avec un grand H. Car une victoire ce soir et c’est la première qualification pour la Bosnie-Herzégovine à un tournoi international. Du coup, cela donne une première mi-temps nettement à l’avantage des siens. A attaquer vaille que vaille pour décrocher ce bout de bravoure. Et à l’atteindre sur un but type d’attaquant pivot. L’attaquant citizen de récupérer le cuir dos à la défense. A l’entrée de la surface. Et comme Pauleta en son temps, de se retourner pour l’enrouler du pied droit dans le petit filet opposé (1-0, 40è). Et cela donne une seconde mi-temps à défendre le poignard entre les dents. A mourir pour préserver ce but d’avance. A stopper avec tout ce qui traîne les percées de Jérémy Menez, le meilleur tricolore ce soir. Mais malheureusement pour eux, et heureusement pour Laurent Blanc, les Bleus ont finalement réussi à terminer le travail.
Très pressants dans les premières minutes de la rencontre, les groupies du Pjanic prouvent que c’est eux, et non le 4-2-3-1 à un seul attaquant de Lolo Blanc, qui sont venus pour faire le jeu. C’est sauve qui peut en défense française. Il faut dire que Réveillère (4è) puis Rami (6è) donnent le bâton pour se faire battre. Ils tentent le dribble en défense mais se font chiper le ballon. Sans conséquence. Tout comme cette frappe de loin de Medunjanin (8è) encore dans les premières encablures du match. Conscient de la nécessitée de calmer les chaleurs des visiteurs, Laurent Blanc en vient à ne pas donner le ballon directement à Papac, le latéral gauche, lors d’une touche bosnienne devant le banc gaulois. Mais à trop se projeter, on délaisse forcément la couverture. Sur une action française rondement menée à une touche de balle, Rémy réussit à s’emmener le ballon tout seul au milieu de la défense – comme Pato contre le Barça en C1, toute proportion gardée – mais se cague au moment d’aller affronter le gardien en face-to-face. Le Marseillais pousse trop son ballon. Et l’offre ainsi à Hasagic. L’attaquant de l’EDF vient de louper l'action française la plus chaude du match. Mais l'Olympien le sait encore moins que, malgré un Dzeko par deux fois trop excentré pour viser correctement (17è et 23è) et conclure les chauds contres des siens, les Bleus prennent pas à pas le jeu à leur compte. Allant même jusqu’à marquer en deux temps à la 24ème grâce à une passe décisive du poteau. Mais le premier passeur, Rami, est signalé hors-jeu. Et alors que le retour des vestaires se dirige sagement vers un nul et vierge, c’est le moment choisi par Dzeko pour anesthésier l'enceinte de Saint-Denis.
Le scénario est alors tout écrit. Les Bleus avec tous les fantômes trop récents du passé ne reviendront jamais. Et seront obligés d’en passer par les barrages pour partir en voyage en Europe de l’Est. Mais alors que les ouailles de Susic lève vite le pied pour ne plus qu'opérer en contre, l’équipe de France fait mentir les sceptiques. Notamment grâce aux entrées vivifiantes de Gameiro et Martin. Mais c'est Nasri, pas forcément au top dans le jeu jusque-là, qui est à deux doigts d'égaliser à la 71e minute. Auteur d’un enroulé parfait sous la barre, l'ancien Marseillais oblige Begovic à se muer en sauveur de l’Herzégovine en déviant la gonfle sur la transversale. Mais face aux déferlantes tricolores, ce n’est que retarder l’échéance. Une échéance qui vient sur un coup du sort. Nasri bénéficie, grâce à un contre favorable à l’extrême droite de la surface, d’un penalty. Spahic, le spécialiste, le retient alors que le meneur de jeu français partait seul au but le long de la ligne de corner. L’autre Citizen du soir prend ses responsabilités et envoie les Bleus à l’Euro 2012. Ouf !
Buts : Nasri pour la France. Dzeko pour la Bosnie.
Safet Susic avait tort. « Je ne crois pas qu’il y aura de match nul à l’arrivée », avait pronostiqué le sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine. Mais l’ancienne gloire du PSG s’est laissé berner par des symptômes trompeurs. Un Edin Dzeko en grande forme, d’une part. La puissance vocale de ses supporteurs venus en nombre, d’autre part. Celle qui a fait que ce soir, les Bleus n’ont pas joué dans un stade « acquis à sa cause ». Loin de là. Et ce n’est pas Max, ex-Fun Radio, entouré de deux animateurs au pied des virages Nord et Sud et chargés de transformer les spectateurs du Stade De France en supporteurs, qui allait pouvoir y faire quelque chose. Et enfin et surtout, l’histoire de son pays. Celle avec un grand H. Car une victoire ce soir et c’est la première qualification pour la Bosnie-Herzégovine à un tournoi international. Du coup, cela donne une première mi-temps nettement à l’avantage des siens. A attaquer vaille que vaille pour décrocher ce bout de bravoure. Et à l’atteindre sur un but type d’attaquant pivot. L’attaquant citizen de récupérer le cuir dos à la défense. A l’entrée de la surface. Et comme Pauleta en son temps, de se retourner pour l’enrouler du pied droit dans le petit filet opposé (1-0, 40è). Et cela donne une seconde mi-temps à défendre le poignard entre les dents. A mourir pour préserver ce but d’avance. A stopper avec tout ce qui traîne les percées de Jérémy Menez, le meilleur tricolore ce soir. Mais malheureusement pour eux, et heureusement pour Laurent Blanc, les Bleus ont finalement réussi à terminer le travail.
Le scénario est alors tout écrit. Les Bleus avec tous les fantômes trop récents du passé ne reviendront jamais. Et seront obligés d’en passer par les barrages pour partir en voyage en Europe de l’Est. Mais alors que les ouailles de Susic lève vite le pied pour ne plus qu'opérer en contre, l’équipe de France fait mentir les sceptiques. Notamment grâce aux entrées vivifiantes de Gameiro et Martin. Mais c'est Nasri, pas forcément au top dans le jeu jusque-là, qui est à deux doigts d'égaliser à la 71e minute. Auteur d’un enroulé parfait sous la barre, l'ancien Marseillais oblige Begovic à se muer en sauveur de l’Herzégovine en déviant la gonfle sur la transversale. Mais face aux déferlantes tricolores, ce n’est que retarder l’échéance. Une échéance qui vient sur un coup du sort. Nasri bénéficie, grâce à un contre favorable à l’extrême droite de la surface, d’un penalty. Spahic, le spécialiste, le retient alors que le meneur de jeu français partait seul au but le long de la ligne de corner. L’autre Citizen du soir prend ses responsabilités et envoie les Bleus à l’Euro 2012. Ouf !
Maxime Marchon, au Stade de France





En revanche si Blanc insiste avec ce schéma bidon c'est sûr que la France n'aurait aucune chance. Mais avec le schéma vu contre la Bosnie à l'aller, l'Angleterre ou la Pologne je suis prêt à parier que les Français seraient très loin d'être des faire-valoir.
Mais bon, comme pour Blanc jouer avec plus d'un attaquant c'est jouer avec un vieux schéma on ne va pas aller très loin. C'est pas compliqué, les Bleus n'ont jamais bien joué en 4/2/3/1, jamais. On se demande pourquoi il insiste avec ça.
L’Allemagne a une grosse génération talentueuse qui monte en puissance et commence à identifier ses cadres.
Quand je vois le môme de Dortmund qui tient une équipe sur ses épaules à 19 ans, je me dis qu'à l'Euro et surtout la CDM 2014, y a du souci à se faire pour les autres.
Seuls les tapas peuvent rivaliser niveau potentiel et talent, sans être pour autant à l'abri...
Bref, typiquement français de sous estimer la force de frappe des allemands, comme si on ne retenait rien de l'Histoire : la qualif pétée de l'EDF, c'est la ligne Maginot qui cache les panzers...
Pour ma part, je n'ai rien contre Blanc (peut-être un léger manque d'expérience comme entraineur quand même). Je pense juste que la reconstruction sera longue et qu'il vaut mieux faire monter un groupe jeune en puissance pour 2014 ou 2016 qu'espérer rivaliser en 2012 avec une équipe mixte.
Pour la fameuse (fumeuse?) notion de reconstruction, rappelons-nous que c'était le discours de Domenech à ses débuts. S'il faut attendre l'éclosion d'un nouveau Zidane pour être compétitif je ne vois pas l'intérêt d'aller disputer une compétition comme l'Euro. Quant à la notion d'expérience il ne faut pas rigoler. Quasiment tous les joueurs de l'EdF ont joué au plus haut niveau et dans les meilleurs clubs européens. Les joueurs allemands n'ont pas plus d'expérience du haut niveau que les Français. En revanche ils ne changent pas de schéma comme de chemise tel L Blanc. Ca aide.
@luckystar
@lou
j'pense qu'à vous trois vous voyez ce que je voulais dire, c'est jsute plus agréable à lire avec un peu plus d'objectivité qu'en tapant pur et simple. LLou, j'pense qu'on se comprend, même si je serai très loin d'utiliser tes mots pour décrire l'allemagne, mais je la prenait justement en exemple parceque contrairement à l'espagnes, où vraiment un truc unique s'est créé, l'allemagne correspond d'avantage à l'idée que je me fait d'une bonne équipe poussée à fond, donc plus la catégorie dans laquelle on pourrait espérer mettre la france, d'où la comparaison.
Si ce n'est sur la qualité de l'allemagne, qui défouraille quand même pas mal et justement manquait un peu d'expérience quand les matchs devenaient corsés (et pour l'euro? bonne question), tout à fait d'accord avec vous, surtout luckystar. Le 4231 gave un peu, n'est pas forcément adapté, et on aimerait voir une équipe type plus fixe et plus jeune. Pour le groupe en soi, c'est pas forcément mal, juste les titulaires bougent un peu trop quoi. Et la rajeunir pour de bon servirait à terme pour 2014 et 2016 à la maison. C'est d'ailleurs le paris fait par l'allemagne à l'époque (même si pas totalement réussi, ni à 100% en rapport avec l'équipe actuelle) de sacrifier un peu les coupes début 2000 pour être près chez eux.
Par contre Lou, sans attendre le "nouveau zidane", si les joueurs de l'EDF ont l'exp du haut niveau, il est clair que beaucoup sont en seulement en train de passer un vrai palier (nasri, remy, menez, benzema récemment, ...) et on peut les espérer plus au taquet en fin de saison
On ne te dit pas (Lou) qu'il ne faut pas essayer en 2012, on te dit juste que la probabilité est faible qu'on soit compétitifs pour la victoire finale. Donc, autant orienter le groupe vers la jeunesse pour une construction à plus long terme. Par exemple, revoir Abidal dans l'axe ne me semble pas opportun. Même si Kaboul et Rami ne sont pas supérieurs, ils peuvent s'inscrire dans cette progression collective de l'EDF sur plusieurs années.
Après, si comme Domenech, tu n'arrives pas à faire émerger de nouveaux leaders ou que ceux que tu désignent se trouent.. ben ça échouera à nouveau. Löw a mis des jeunes... et ils ont assumé. C'était trop tendre pour 2010, mais ça pourrait le faire bientôt.
Je ne suis pas sûr que ce soit une question de schéma en lui-même, car le 4-2-3-1 est utilisé par de nombreuses équipes avec de bons résultats (l'Allemagne, régulièrement). Par contre, avec les joueurs de l'EDF, je milite moi aussi pour un 4-4-2, car : Benzema serait meilleur en 9 et 1/2 avec une pointe, ça enlèverait un des mamailleurs du milieu de terrain qui se marchent dessus, aucun 10 n'a pris le jeu à son compte dans l'axe, surtout pas Nasri. Donc, autant jouer sur nos atouts de percussion (Ribéry..) sur les côtés, de vitesse (Rémy...), avec plus de présence dans la boite à la réception des centres sans ralentir le jeu avec un 10 qui ne fait pas la différence.
Ca on peut difficilement le prévoir et de toute façon il n'y a qu'un vainqueur. Réussir sa compétition c'est aussi se retrouver dans les 3/4 premiers. L'Allemagne et l'Uruguay on réussi leur Mondial et il n'ont pas disputé la finale. Le Chili aura aussi laissé une bonne impression. C'est tout ce qu'on demande aux Bleus et ils ont largement les moyens d'y arriver.
"e ne suis pas sûr que ce soit une question de schéma en lui-même, car le 4-2-3-1 est utilisé par de nombreuses équipes avec de bons résultats (l'Allemagne, régulièrement)."
Perso, je pense que le schéma est fondamental pour l'animation. On peut en discuter des heures. Mais actuellement on a pléthore de bons et très bons attaquants, d'excellents milieux quoiqu'on en dise et il nous manque une charnière centrale qui fait peur genre Thuram / Dessailly. Il vaut donc mieux jouer sur nos qualités offensives comme les Bleus l'ont très bien fait contre la Bosnie à l'aller, l'Angleterre, la Roumanie au SdF et la Pologne en 4/3/3
Après je ne vois pas très bien l'intérêt d'essayer un jeune parce qu'il pourrait émerger (ce qui n'est jamais sûr) au risque d'affaiblir l'équipe pour l'Euro. Abidal est le meilleur, ce serait bête de s'en passer.
Pour l'animation, j'ai dit que ce n'était pas le schéma en lui-même qui était en question mais son adéquation avec les qualités des joueurs à disposition. 4-3-3 avec M'Vila, Martin et Diaby au milieu, OK mais si c'est pour faire jouer 3 faux 6 à plat, non. Comme Diaby est le joueur le + "transgressif" de lignes dans ce domaine, on peut déplorer qu'il soit toujours blessé... Personnellement, je vois plus un 4-4-2 comme évoqué ci-dessus.
On saute au plafond, on fait de Nasri un dieu du foot parce qu'on vient d'arracher le nul à domicile contre la Bosnie. On fait la teuf parce qu'on est sortis in extremis d'une poule Roumanie Albanie Bosnie Luxembourg bordel ! Voilà le renouveau de l'EDF !
Signe révélateur, la remarque ahurissante de l'âne bâté de TF1 gémissant en pleurs : "Rendez-vous compte, mais rendez-vous compte ! l'équipe de France est obligée de s'en remettre à ses jeunes !..."
En tout cas, heureusement qu'on a bénéficié d'un arbitrage... compréhensif.
On ne perd plus ... faut voir contre qui on gagne !
Blanc n'a remis aucune pendule à l'heure, bien au contraire, il a gardé la même heure qu'avant : rappel des catins de knysna, pas de collectif (comme chez domenech) et jeu de -----. On n'a pas avancé d'un iota, c'est toujours le même champ de ruine, juste que les pierres sont plus récentes pour la plupart. En cela Blanc n'est pas le gars compétent que je pensais, pas du tout. Il a juste une qualité que n'avait pas le misérable raymond : une communication un tantinet moins conflictuelle. Faut dire que le gars qui fera pire que l'autre buse n'est pas encore né. Faire juste un peu moins pire, et on en est là, c'est absolument décevant. On passe ric rac pour l'Euro, on tremble tout le dernier match à la maison contre la Bosnie, j'ai cru que la France avait rejoint le groupe B des nations européennes.
Non, franchement, Blanc ne nous fera pas avancer, il n'a pas reconstruit sur les ruines de 2010, il a tout juste nettoyer une petite portion de ces ruines, juste le nécessaire pour se retrouver catapulter en phase finale grâce à un penalty alléluia. J'en gerbe tout mon diner de ce soir, tiens !
Il me tarde de voir le grand blanc se faire dégager.