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La France entre en éruption contre l'Islande

La France a facilement assuré sa qualification pour le dernier carré de l'Euro en faisant exploser l'Islande (5-2), ce dimanche au Stade de France. Giroud s'est fendu d'un doublé, accompagné par les buts de Pogba, Payet et Griezmann, également auteur de deux passes décisives. Les Bleus ont enfin vaincu leurs démons en marquant quatre fois en première mi-temps, et affronteront l'Allemagne en demi-finales avec une belle réserve de confiance.

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France 5-2 Islande

Buts : Giroud (12e, 59e), Pogba (20e), Payet (41e) et Griezmann (43e) pour les Bleus ; Sigthorsson (56e) et Bjarnasson (84e) pour les Vikings

Quels enseignements pour la défense ?

C'est une chose étrange à la fin que le football. Rien n'indiquait que ce triste premier dimanche de juillet allait se terminer par le feu d'artifice offensif que toute la France attendait depuis le début de l'Euro. Sans doute après une petite sieste devant la deuxième étape du Tour de France, les supporters français étaient arrivés tardivement au Stade de France. Habituellement bondées les jours de match, les terrasses qui font face à la basilique de Saint-Denis étaient désespérément vides, comme les tribunes de l'enceinte dionysienne, finalement remplies quelques instants seulement avant le coup d'envoi. Un froid de novembre, une pluie battante et un brouillard cendré complétaient le tableau, promettant l'avantage à des Islandais plus habitués à ces conditions météorologiques. Mais l'alchimie d'un match se construit bien souvent de manière inexplicable. Et la France, qui n'avait pas encore réussi à inscrire un seul but en première période lors de ses quatre premiers matchs, a rempli son quota en 45 minutes.

Et 1, et 2, et 3-0 (pendant deux minutes)


Les trois premiers buts français sont des symboles de ce paradoxe. Dix secondes avant l'ouverture du score, les Bleus semblent bloqués au milieu de terrain. Ils font tourner le ballon, reviennent en arrière. Puis, d'un coup, Matuidi comprend où est la faille dans la défense islandaise et lance par-dessus celle-ci un Olivier Giroud qui conclut d'une reprise entre les jambes d'Halldorsson. Pogba, qui s'était surtout fait remarquer jusqu'ici pour ses pertes de balle et ses tentatives de récupération à la limite de la légalité, prolonge en s'élevant loin au-dessus de Bödvarsson pour catapulter un corner de Griezmann au fond des filets. Et le match de s’empâter un peu.

On commence à croire à la fausse promesse, celle de l'équipe qui débute en fanfare avant de passer le reste du match à gérer son avance, lorsque Payet, pourtant en plein dans sa performance la moins aboutie de la compétition, conclut la deuxième passe décisive de Griezmann par une frappe croisée à ras de terre dans le petit filet, à deux minutes de la pause. Et 1, et 2, et 3-0. Patrice Évra a beau avoir dit aux supporters français, lors de sa rencontre avec eux en mars dernier, d'arrêter avec ce chant d'une autre époque, c'était trop tentant pour le Stade de France. Heureusement, il n'a l'occasion de l'entonner que deux minutes, jusqu'à ce que Giroud dévie une longue ouverture de Pogba dans la course de Griezmann, qui conclut par un lob parfait au-dessus du portier islandais.

Fighting spirit et imperfections défensives


C'est simple, la France n'avait jamais marqué autant de buts en première mi-temps d'un match de phase finale de grande compétition. Pour une équipe qui, dans cet Euro, n'avait jamais réussi à éliminer le stress avant l'heure de jeu, c'est déjà une bonne chose de prise. À cela, on peut ajouter la persistance du fameux fighting spirit inculqué par Deschamps. Lorsque Sightorsson jaillit au premier poteau pour réduire le score dix minutes après la reprise, Giroud répond en effet aussi sec d'une déviation de la tête sur un coup franc enroulé de Payet. Restent quelques imperfections défensives qui pardonneront certainement moins jeudi à Marseille, contre l'Allemagne, que ce soir face à une Islande dont la performance augmente encore un peu plus la honte de l'Angleterre, sortie en huitièmes.

Le deuxième but islandais, inscrit de la tête par un Bjarnason esseulé au deuxième poteau, est en cela plutôt inquiétant. Malgré cela, et malgré une première sélection sans folie, Umtiti pourrait prétendre à conserver sa place aux côtés de Koscielny, au vu des performances effrayantes d'Adil Rami. La France pourra également compter sur les quelques absences allemandes, tandis qu'elle abordera le match au complet, Deschamps ayant sagement choisi de sortir Giroud et Koscielny, menacés de suspension, dès la victoire assurée. L'Islande, elle, aura terminé son aventure européenne avec une branlée un peu dure à encaisser, mais non sans classe, son public étant le plus bruyant jusqu'au bout malgré le score et l'infériorité numérique. Un autre problème à régler avant les demi-finales pour l'équipe de France.



Par Thomas Pitrel, au Stade de France
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