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La France coupée

La Coupe de France prend ses quartiers avec les derniers représentants de la cuvée 2011. Aucune grosse affiche, un petit poucet, des maillots horribles et un sentiment paradoxal : la Coupe ne laisse pas indifférent.

Quart d'heure américain : moment, dans une soirée, où les femmes invitent les hommes. Grosso modo, l'instant love et généreux d'une Banga party. Un cliché donc. Dans une épreuve littéraire, on pourrait même appeler ça une métaphore. Pourtant la Coupe de France fait tout pour sortir de cette image d'Épinal d'une coupe vieillotte et sans intérêt. Vieillotte car les maillots discounts et les diffuseurs secondaires (Eurosport et France Télévisions) n'aident pas à rendre la coupe attractive. Sans intérêt car la France aime cultiver cet état d'esprit du petit qui triomphe sur les grands. Le fameux petit poucet.

Il suffit de se pencher sur les pays voisins pour comprendre l'intérêt que nos collègues ont pour leur coupe nationale. En Angleterre, la Cup est une légende. Un événement à part dans le calendrier. A titre de comparaison, Albion va se délecter d'un probable Manchester United - Arsenal en quarts de finale (sous réserve que les Gunners éliminent Leyton Orient en huitièmes) quand la France propose un Chambéry - Angers. La différence est là. Même son de cloche chez les voisins italiens où les clubs amateurs ne sont tout simplement pas inscrits au départ de la compétition. Quant à l'Espagne, la finale 2011 opposera le Real au FC Barcelone... Oui, vraiment, la France a mal à sa Coupe de France. Pis, la coupe nationale semble parfois boycottée par les clubs de l'élite. Quatre clubs de Ligue 1 seulement en quarts de finale. Une misère, mais qui peut s'expliquer.

L'ombre de la Coupe de la Ligue

Dans un calendrier bien chargé, la Coupe de France pèse son poids. Les clubs de Ligue 1 le savent. Ils préfèrent s'aventurer à fond dans une Coupe de la Ligue moins prestigieuse mais plus courte pour rallier une qualification européenne. Par exemple, l'OM est en finale de la Coupe de la Ligue en ayant joué seulement trois matches. En résumé, Marseille peut s'adjuger un nouveau titre et valider son inscription en Ligue Europa en trois-cent soixante minutes de jeu. Le calcul est vite fait. La Coupe de France donne de surcroît lieu à des déplacements bourbiers dans des contrées délaissées par le football professionnel : qui dit football amateur dit bien souvent terrain amateur. Chambéry en est l'exemple le plus frappant. Pensionnaires de CFA2, les Savoyards ont déjà sorti trois clubs professionnels chez eux. Une prouesse presque inimaginable à l'étranger. Sauf qu'en France, ce genre d'exploits se répètent chaque année. Ou presque.


Il faut sans doute également s'interroger quelques instants sur la vision française du sport en général. Une vision très fair-play, trop peut-être. En France, nous avons toujours eu cette propension à adorer la défaite. Raymond Poulidor n'est-il pas le perdant magnifique que le pays aime encenser ? De quand date le dernier Français vainqueur de Roland-Garros, du Tour de France ou d'un Grand Prix de Formule 1 ? Le Français se contente d'exploits sporadiques et se dit vite gêné par les hégémonies. Lyon l'a d'ailleurs découvert à ses dépens durant son septennat. Gagner dérange, irrite, gêne et indispose.

C'est peut-être pour ça que la France ne compte que deux Coupes d'Europe à son palmarès. Car finalement, la Coupe de France est ce qu'il y a de plus français. Un zeste d'esprit des Lumières, une pincée de générosité et surtout ce côté mal-aimé. On fustige son manque d'intérêt tout en louant sa force populaire. On aime la détester ou on déteste l'aimer. Terriblement paradoxal. Terriblement français en somme. Qui a dit que la France était un pays ingouvernable ?

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