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La folle remontée de l’Inter contre la Sampdoria en 2005

L’Inter accueille la Sampdoria ce samedi soir, onze ans après une rencontre complètement folle qui a vu les Nerazzurri revenir de 0-2 à 3-2 en cinq minutes.

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« Nulla è impossibile per questa Inter ! Nulla è impossibile per questa Inter ! Nulla è impossibile per questa Inter ! » (Rien n’est impossible pour cette Inter, ndlr). Roberto Scarpini, commentateur d’Inter Channel, la télévision officielle des Nerazzurri, devient fou. Les hommes de Roberto Mancini viennent de remporter leur troisième victoire d’affilée sur le score de 3-2, alors qu’ils perdaient 0-2 à la 87e contre la Sampdoria de Walter Novellino. Mais, surtout, ils ont évité une défaite qui semblait inévitable à cinq minutes du terme et enchaînent ainsi une dix-huitième journée sur dix-huit sans défaite en cette saison 2004-2005. « L’équipe faisait une saison fantastique, elle n’avait pas encore perdu » , se remémore le commentateur interista. « Il y a des matchs que tu acceptes de perdre et d’autre, en revanche, que tu refuses catégoriquement de laisser filer. C’était le cas de l’Inter ce jour-là. C’était vraiment particulier, car c’était une partie isolée. Ce n’était pas la dernière journée du championnat lors de laquelle se joue le Scudetto, ni une rencontre décisive avec un impact direct. » Il est alors un peu plus de 17h au stade Giuseppe-Meazza de Milan, mais rembobinons deux heures et une minute plus tôt, juste avant le coup d’envoi. Il s’agit d’une époque bien différente de celle actuelle, que ce soit pour les Milanais ou pour les Génois. Du côté bleu et noir, le jeune et pétillant Mancini est sur le banc pour sa première année avec les Interisti et il peut compter sur des joueurs hors pair comme Christian Vieri, Álvaro Recoba, Dejan Stanković ou même Adriano, qui n’était pas encore empereur. L’Inter ne perdra qu’à deux reprises au cours du championnat, mais ses dix-huit nuls de la saison la contraindront à se satisfaire de la troisième place. Du côté rouge, noir, blanc et bleu, cette saison est encore plus mémorable, puisque Novellino portera le groupe en cinquième position, synonyme de qualification pour la Coupe UEFA. « Cette année-là a été très belle  » , se souvient l’ex-entraîneur. « Pas seulement concernant la partie, car nous avions terminé la saison à un point de la Ligue des champions, juste derrière l’Udinese. J’en garde un très bon souvenir. »


Oba Oba, oui c’est toi Martins


La première période est passée à une allure folle, et les joueurs de l’Inter se retrouvent assis dans le vestiaire sans comprendre ce qui est en train de se passer. Quelque chose ne va pas, car la Sampdoria est en train de mener 0-1, alors que les Nerazzurri ont pris d’assaut le camp adverse pendant 45 minutes. Oui mais voilà, les hommes de Novellino ont du mental et repartent directement après chaque tentative des Milanais. Cette tactique finit d’ailleurs par payer, puisque Tonetto trouve le chemin des filets à deux minutes de la pause. Dès lors, on pourrait croire que Mancini renvoie ses gars sur le terrain avec de meilleures intentions. Mais il n’en est rien. La partie conserve le même rythme, l’Inter n’est pas plus dangereuse qu’auparavant, et les Blucerchiati, via Kutuzov, doublent la mise de la même façon que la première fois. Sauf que, peu avant le 0-2, le « Mancio » se décide enfin à faire entrer du sang neuf. Obafemi Martins, puis Álvaro Recoba déboulent sur la pelouse. La donne change. « Mancini avait fait les changements qu’il fallait, notamment avec Martins. Et ça nous avait vraiment mis en difficulté » , reconnaît le coach de la Samp’. Dès lors, les attaques se font de plus en plus insistantes devant les cages d’Antonioli et la défense génoise se retranche dans sa moitié de terrain pour éviter toute surprise. « Nous avions très bien joué toute la partie et l’Inter a joué mieux seulement les dix dernières minutes. J’ai effectué des changements pour arrêter les assauts, car nous reculions trop. Mais Mancini avait vraiment de très grands joueurs qui ont fait la différence. Leur qualité avait surpassé notre volonté, notre hargne. Quand on a la qualité, on surpasse tout. » Alors âgé de 21 ans, Obafemi Martins court dans tous les sens et récupére des ballons à la pelle. C’est la 88e minute de jeu, Recoba reçoit le cuir qu’il transmet immédiatement à son équipier nigérian, qui dégaine un petit crochet et marque de l’extérieur du gauche. Le match est relancé. « Ce goal a totalement changé les choses. Les occasions se sont succédé les unes directement après les autres, avec la passion, la tension, et tout ce que cela implique. J’ai évidemment commenté la partie en y croyant, car mon rôle est aussi de faire sentir l’atmosphère aux supporters. Mais certaines émotions ne peuvent pas passer par les commentaires, il faut être au stade pour vraiment les ressentir » , précise Scarpini.

Pazza Inter


La rencontre prend alors un rythme infernal. Novellino ne tient plus en place et lance quelques blasphèmes à chaque fois que les Nerazzurri touchent la balle. La défense de la Sampdoria ne sait plus où donner de la tête et toute l’équipe n’y comprend plus rien. Les occasions s’enchaînent pour l’Inter avec d’abord un corner qui offre des tentatives de buts, mais c’est repoussé de nouveau pour un coup de pied de coin. Cette fois-ci, c’est Vieri qui tente la frappe, mais un bras de Zenoni entrave la trajectoire du ballon. Les joueurs rouspètent, mais M. Di Arezzo ne veut rien savoir, la partie continue. Et c’est encore et toujours Martins qui mène les phases offensives avec une combativité légendaire. Dans la surface de réparation, le Nigérian effectue un retourné qui renvoie le cuir aux 5,5 mètres, où Vieri attend. L’Italien signe l’égalisation tant attendue. Le stade est en furie. « Certains supporters qui étaient en train de sortir du stade sont revenus en tribune quand ils ont entendu que le match était relancé. D’autres, qui étaient déjà remontés dans leur voiture, s’étaient arrêtés pour se reconcentrer dessus à la radio » , révèle le commentateur. La 90e est dépassée, et quatre minutes supplémentaires sont accordées. À la 92e, Recoba, inspiré comme à son habitude, lâche une mine des 30 mètres et force Antonioli à s’étendre. La balle ne sort pas, et l’Inter la récupère directement.


Il reste deux minutes, Stanković se positionne à l’entrée de la surface pour reprendre un centre repoussé et contrôle pour Recoba dont le pied gauche ne trahit jamais deux fois de suite. C’est le but victorieux, le portier génois ne peut rien faire et 47 000 tifosi explosent de joie. 3-2 pour l’Inter et le coach défait n’y croit pas. « On avait fait un grand match, ça a fini un peu comme la Juventus contre le Napoli récemment. À cinq minutes de la fin, je pensais déjà avoir gagné. J’ai essayé d’éviter cette défaite, évidemment, mais l’Inter avait vraiment de grands joueurs » , déclare-t-il avant de parler du retour au vestiaire. « Après le match, je n’ai pu que féliciter mes joueurs. Quand une rencontre se termine de cette manière, ça ne peut être que la faute de l’entraîneur. » Et Scarpini de conclure non sans émotion : « "Nulla è impossibile", je ne me souviens pas combien de fois je l’ai dit, mais c’était la phrase qui qualifiait le mieux l’Inter ce jour-là. Cette année-là, c’était vraiment la "pazza Inter", avec beaucoup de remontées en fin de match. Cette partie contre la Sampdoria est la plus emblématique. C’est ça la vraie Inter, c’est une équipe qui y croit jusqu’au bout et qui n’abandonne jamais. » Les temps changent.

Par Giuliano Depasquale
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