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La Fiorentina ou le nouveau Fort Knox

Après trois journées de rodage, et malgré tout ce que l'on a pu dire cet été, la Fio de Paulo Sousa tient déjà debout. La stabilité défensive comme principal argument.

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C'est comme si la cage de Tatarusanu était inaccessible, qu'elle était protégée par un charme invisible. Pendant une heure entière, Perišić, Palacio et Icardi s'en approchent, oui, mais ne trouvent jamais la porte d'entrée. Sur le bord du terrain, Roberto Mancini s'en arrache les cheveux. Et puis la paire des Balkans passe par là. Un doublé de Kalinić et une mine sur penalty d'Iličić. 3-0. C'est seulement à ce moment-là que la forteresse entrouvre une fenêtre. Icardi y pénètre d'un pied, mais rien de plus. Un dernier coup de massue signé Kalinić, et c'est tout pour cet Inter – Fiorentina annoncé comme le gros duel de ce début de saison. En tout, deux tirs cadrés pour les Nerazzurri. Dur. Et ils ne sont pas les seuls à avoir tourné autour du pot cette saison : la Fiorentina n'a concédé que treize tirs cadrés (quatre buts) depuis le début de la saison.

Un look tape-à-l'œil pour une discrète idéologie


Pourtant, ce n'était pas gagné d'avance. Cet été, avec les départs de Montella, Joaquín, Salah et Neto, les bookmakers ne donnaient pas cher de la peau des Violets. Paulo Sousa a hésité, hésite toujours, entre une défense à trois (en 3–4–2–1) et une autre à quatre (en 4–3–3). Ses tergiversations - trois déconvenues contre le Torino et Bâle - ont d'ailleurs aggravé les doutes émis à son encontre. S'il faut toujours nuancer, les feux de paille sont légion en Italie, surtout que la Fiorentina a joué deux promus, il n'empêche que cette équipe transpire la sérénité, le calme et l'assurance d'une escouade de vieux briscards.

Car c'est un fait, Paulo Sousa n'aime pas encaisser de buts. Lors de ses deux saisons les plus réussies sur un banc, en Championship à Swansea et à Bâle l'année dernière, l'entraîneur portugais figure toujours parmi les meilleures défenses. Non pas qu'il prône un catenaccio à l'ancienne, mais juste qu'il aime avoir le contrôle. Il préfère blinder son milieu de terrain, récupérer des ballons hauts et s'appuyer sur un jeu de passes sans déchet plutôt que de reculer. C'est à la fois efficace pour marquer, mais aussi pour ne pas trop subir. Rien de spectaculaire là-dedans mais, sous son allure de vieux beau élégant, se cachent des principes rudimentaires.

Sky's the limit


Et au-delà de l'aspect tactique, il y a des hommes. On attend toujours Mario Suárez, mais de manière générale, les derniers arrivés, Astori ou encore Błaszczykowski, ont réussi sans conteste leur intégration. Et que dire de la progression constante du multitâche Marcos Alonso latéral – sentinelle – centreur – passeur – tireur de coup franc - buteur ?


En gros, tout roule pour les Violets. À tel point que Paulo Sousa, au moment de remettre un pied au Portugal, croit dur comme fer en la force du travail et en oublie la notion de limite : « On a des principes de jeu et on bosse dur là-dessus. Ce qui nous donne confiance et nous maintient dans une bonne dynamique, aussi bien derrière que devant. Il y a d'autres équipes qui ont beaucoup investi, qui ont d'autres objectifs, mais ce n'est pas pour autant que je vais reculer et je continue de dire qu'on peut affronter n'importe qui et gagner au bout. » À ce rythme, on risque de parler du doublé Ligue Europa - Scudetto incessamment sous peu. Mais attention tout de même à ne tomber des nues trop rapidement...

Par Ugo Bocchi
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N'empêche, le coq sportif réussi plutôt bien son entré en matière
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