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  3. // Cancer de Tito Vilanova

La fin du monde

Tito Vilanova rechute. Un an après son opération, l'entraîneur du FC Barcelone est à nouveau la cible d'un crabe malveillant. La nouvelle est terrible pour Barcelone. Interprétation.

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Ce matin, l'annulation à la dernière minute des festivités de Noël à Barcelone cachait quelque chose. Quelque chose de beaucoup plus grave que le Petit Jésus ou le père Noël. Pourtant, il en avait, des bonnes nouvelles, papa Rosell, à distribuer à ses socios : la prolongation des trois piliers Messi, Xavi et Puyol, les 13 points d'avance en Liga sur Madrid et même la semi-résignation de Mourinho devant la supériorité de son rival. Le Real concédait un nul stupide contre l'Espanyol et le Barça corrigeait l'Atlético à domicile. Même El Cholo Simeone, la révolte faite entraîneur, en prenait 4 avec son Atlético Falcao et concédait un gramme de réalisme : « Je pars d'ici avec la sensation que nous sommes une équipe forte, capable de se mesurer à n'importe qui, qui sait à quoi elle joue et qui sait utiliser ses armes mais en face, il y a Barcelone qui est au-dessus de tout le monde. Contre ça, c'est impossible. » Plus ouvert sur les extérieurs, plus réaliste en défense, plus percutant au milieu, plus osé autour de la surface et plus décisif : le Barça de Tito, c'était celui de Guardiola en mieux. Son équipe venait de réaliser le meilleur départ de Liga de son histoire (15 victoires, 1 nul). Même Abidal allait rejouer. Tout était bleu. Tout était beau.

La blessure de Messi contre Benfica avait pourtant déjà donné une idée de l'insoutenable légèreté de la bête Barça. La Liga était pliée. Tout semblait déjà écrit. Seul la fin du monde aurait pu empêcher ce Barça triomphal d'avaler un autre trophée. Mais la fausse-alerte sur la cheville de Messi sortait quelques fantôme du placard. Valdano l'expliquait hier : « La supériorité footballistique de Barcelone est dévastatrice. Il n'y a qu'un contretemps qui pourra ouvrir ce championnat. L'image qui le prouve, c'est la sortie sur civière de Messi contre Benfica. D'un seul coup, les 11 points d'avance ne semblaient pas tant que cela. » Il y a dans l'âme culée une forme de résignation face aux évènements historiques. Si le Real est le club de la grandeur historique de l'Espagne, Barcelone en est sa malédiction. Le monde ne veut pas du Barça. La preuve : Di Stéfano part au Real, le Camp Nou n'en finira jamais d'être remboursé, la Coupe d'Europe se refuse jusqu'en 1992, le rapt de Quini en 1981 qui met fin aux chances de titre, l'infarctus de Cruyff en 1991, la trahison de Figo en 2000, les années Gaspart. Le temps de Guardiola était enfin la revanche devant tant d'injustices. «  Il y a des gamins qui n'ont jamais vu perdre le Barça » , se réjouissait Joan Laporta. Mais l'Histoire s'acharne. À 12h40, les médias catalans annoncent : Tito Vilanova rechute. Sa glande parotide est à nouveau cancéreuse. Le Barça perd son entraîneur au milieu de la saison.

Interpréter ce genre de nouvelle est une mission difficile parce qu'elle relève du secret médical et de la décision d'un homme sur son sort. Mais il n'y a que quelques inconscients qui songeraient à un Tito maintenu sur le banc malgré la maladie. Même Chavez a dû lâcher le pouvoir pour se soigner, même Éric Abidal s'est éloigné un temps de la vie quotidienne d'un club professionnel pour combattre le crabe. Après tout, quand Cruyff part au bloc en 1991, Rexach prend l'intérim et le Barça est champion quand même. Rien n'empêche donc Jordi Roura, son adjoint, de reprendre la boutique le temps que Tito se refasse une santé. Andoni Zubizarreta, le directeur sportif, n'avait pas laissé le temps au monde de spéculer sur le départ de Pep. La même conférence de presse d'adieu du chef avait servi à annoncer son successeur. L'instabilité institutionnelle est la meilleure ennemie d'un club en pleine réussite sportive et économique. Mais il avait eu le temps de réfléchir. Cette fois-ci, tout est précipité. Cette fois-ci, Tito ne reviendra peut-être pas. «  Entraîner le Barça à côté de ce que j'ai vécu l'an dernier, c'est un jeu d'enfants  » , disait-il lors de sa présentation. Fin de la récré. Il est l'heure de faire ses devoirs et pour le Barça de poser une bonne question : il fait quoi, Guardiola, la saison prochaine ?


Par Thibaud Leplat
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Note : -1
Dur pour Tito il pouvait faire une saison énorme avec son équipe, on a beau être l'entraineur d'une des meilleurs équipes Européennes, avoir un bon salaire mais la santé c'est le plus important, hier soir Abidal a reçu l'accord des médecins du Barça et aujourd'hui Tito rechute c'est troublant... Pour lui succéder je vois Jordi Roura son adjoint ou pourquoi pas l’intérim de Luis Enrique jusqu’à la fin de saison...
La santé de Tito passe avant toute chose, mais effectivement tout allait peut-être trop bien... Laissons un peu de temps couler et on verra ce qui se passe.
ririquiquiquelme Niveau : DHR
Note : 1
dsl mais la bonne question est: Est ce qu'il s'en remettra rapidement?
declaubianco Niveau : CFA2
Note : 5
C'est quoi ce titre à la con*, sérieux !
Sinon j'espère qu'il s'en remettra .
Note : 1
pareil que declau.
c'est spé de lire ce genre de titres pour parler d'un truc si grave, comme si on parlait de l'énième ineptie sortie par ribéry.
enfin, espérons en effet qu'il s'en remette.
Mouais, alors les intox rapportées dont so foot nous abreuve en ce mmt, moi j'y crois moyen. donc à chaud, sans véritable info, j'attendrai avant de me faire une idée sur la maladie de tito, hein!


sinon, le titre fait sourire.
Mou-rinho Niveau : CFA
Note : -1
"il fait quoi Guardiola la saison prochaine ?" Bah il négocie son contrat avec Ajaccio faut suivre !
Note : 2
Pauvre Tito, il ne mérite vraiment pas ça... J'espère qu'il se remettera le plus vite possible. Ce mec est une très bonne personne, beaucoup d'humilité et tout... Que la force soit avec toi !
Apparemment c'est cancérigène le barça.....
@ Jack B : il y a eu un communiqué du club, je crois... Sinon, cette récidive est très dure pour Tito, encore jeune (42 ans). La rémission n'aura duré qu'une année... Putain de crabe.
Vraiment moche, elle était sympa son histoire. Il se rétablis, prend la succession de Pep et explose tous les records.
Lamouchi59 Niveau : CFA
Note : 2
Xavi en coach-joueur... ça aurait de la gueule.

Soit dit en passant, c' est la plus mauvaise histoire de Tito que j' ai lu de ma vie.

Bon rétablissement.
peut importe quel que soit notre club, le football passe en second plan. On peut juste lui souhaiter qu'il s'en remette rapidement.
El Mehdito Niveau : DHR
Note : 1
Abi qui revient, Tito qui part...Journée contrastée...


Animo señior Vilanova.
Pepèrearnaud Niveau : DHR
Note : -1
Concernant certains posts, tout à fait: SF ferait mieux que de ne relayer juste les contenus de consensus info. quant à ce sujet. "La presse espagnole dit que Tito serait contraint d'abandonner son poste". Bon, o: quelle presse, parce que je n'ai pas encore vu aucune source ni média cité qui se soit aventuré/risqué à annoncer ce contenu de façon pure et dure. Donc, gare à cela. On dit, on entend, ... mouais. Mais, à la fois, personne ne sait rien.
Ceci dit, tout à fait: le titre c'est pas follichon. Décalé? D'accord, c'est votre choix. Mais d'ici à... Bon, que chacun y pose le verbe qui lui convienne. Mais, un peu de classe ça serait pas mal.
En ce qui concerne le post de Jack B, pas d'intox. Là, c'est du vrai et du sérieux. Donc le truc d'y "croire moyen", pas du tout. 100% véridique et sans conteste. Donc, si c'est 'grave', et c'est le cas, faut pas, à nouveau, balancer le truc de la manque de rigueur info. Là, aucune raison d'être.
Et finalment, certes, la new est triste pour l'homme. Mais, ma foi, pas plus que pour les tonnes de personnes touchées par ce crabe. Et encore, lui, c'est un privilegié.

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