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La fiche du supporter ivoirien

Parce qu'une Coupe du monde, c'est surtout avant le coup d'envoi et après le coup de sifflet final que ça se vit. Parce que les supporters à la Coupe du monde, c'est comme les Pit Girls en F1, dans les teasers de match, ils sont mis en avant une image sur quatre. Et parce qu'un Mondial, c'est surtout une immense soirée déguisée qui dure un mois, on s'est dit qu'à l'instar des équipes, les fans aussi méritaient leur fiche. Place à la Côte d'Ivoire.

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Trois questions à...

Benoît You, directeur général de l'ASEC Mimosas

C'était comment ces éliminatoires ?
Je dirais que ça a été une qualification assez facile, dans un groupe pas très difficile. On va dire qu'il n'y a pas eu beaucoup d'émotion autour de cette qualification avant le dernier match de barrage contre le Sénégal. La Côte d'Ivoire a gagné 3-1 à l'aller ici à Abidjan, mais s'est fait peur au retour en étant menée 1-0. Donc le retour a été assez tendu. Malgré tout, les Ivoiriens étaient assez conscients de leur supériorité. Vu que c'était à l'étranger et donc à suivre à la télé, il y avait une certaine effervescence, mais pas tant que ça au final. Le match aller, à la maison, était bien plus chaud.

Pour les supporters, quelle est la différence entre l'ASEC et la sélection nationale ?
En Côte d'Ivoire, les choses sont un petit peu complexes, dans le sens où dans les années 1980-1990, les supporters étaient très orientés « clubs » et avaient une équipe nationale assez faible. À l'époque, les stades étaient pleins pour les matchs de championnat. Nous, à l'ASEC Mimosas, on avait 50 000 personnes à chaque match. Et depuis les années 2003-2004, ça s'est complètement inversé grâce à Didier, Yaya, Kolo… Maintenant, les stades accueillant les matchs de l'équipe nationale sont pleins et les clubs sont devenus beaucoup moins attractifs du fait que les meilleurs joueurs sont désormais en Europe. Supporter un club aujourd'hui en Côte d'Ivoire, ce n'est pas simple parce que les stades sont vides. Il n'y a plus du tout de ferveur. À l'inverse, pour l'équipe nationale, il y a toute la grosse machine qui est systématiquement mise en place avec des caravanes, des produits dérivés… En comparaison, aujourd'hui, à l'ASEC, il y a 3 000 personnes par match.

Votre pronostic pour le Mondial ?
C'est la troisième fois d'affilée qu'on se qualifie. C'est une belle performance pour un pays qui n'avait jamais participé à la compétition auparavant. Maintenant, il s'agit de faire mieux que lors des deux premières éditions (éliminations en poule). J'espère qu'on arrivera au moins en huitièmes de finale. Le coach est bon et il y a de bons joueurs, je leur souhaite plein de réussite. Si la Côte d'Ivoire va en finale, c'est sûr que je prendrais un billet d'avion pour le Brésil pour aller les supporter. C'est bien, ça, comme réponse?

La fiche technique


* Le portrait-robot
50% boubou
35% palabres
10 % vuvuzela
5% poulet mafé


* L'hymne non officiel
Il existe pléthore de chansons d'artistes ivoiriens amenant la population à soutenir la sélection. Celle du dénommé Abou Nidal ne se distingue pas particulièrement par son style coupé-décalé – « what did you expect ? » – mais plus par ses paroles faciles à reprendre en chœur. « On a déjà gagné, on va gagner, même s'il pleut on va gagner, même s'il neige on va gagner » , etc. Gros parolier, le Abou.

Youtube

* Le matos du parfait supporter
En Côte d'Ivoire, comme chez pas mal de voisins africains, les fans de foot sont adeptes du body-painting. Par fortes chaleurs, ça permet de s'habiller le corps aux couleurs de la nation sans avoir à porter d'autres vêtements qu'un short. Malin. À accompagner d'une coiffe un peu ridicule - avec une petite référence à l'éléphant tant qu'à faire - et c'est tout. Pas de vuvuzela ? Non vraiment, merci mais non.

* L'apéro type
Pour se chauffer tranquillement la voix, rien de mieux que quelques bières à accompagner de pains-brochettes et d'alloco en amuse-bouches. Les puristes pourront choisir de remplacer la bière par le bandji, le vin de palme local. Pour le verre de la victoire, le mieux est de trinquer au Koutoukou, le fameux gin ivoirien, qui peut aussi servir de décapant à l'occasion. L'après-match se règle au maquis, avec bouffe gargantuesque, musique forte et ambiance caliente.

* La galaxie du supporter
Solidarité africaine oblige, le supporter ivoirien pourra frayer avec ses compères nigérians, camerounais ou ghanéens amateurs de palabres et de vuvuzelas. Sinon, un rapprochement avec les supporters anglais n'est pas à exclure, pour parler Yaya Touré et Didier Drogba.

* L'image qu'ils vont laisser aux Brésiliens
Gais, chantants et omniprésents avant les matchs, le supporter ivoirien est généralement plus discret une fois les trois coups de sifflet retentis. Cette année pourtant, les choses vont changer. Les footix ivoiriens étaient en Allemagne et en Afrique du Sud, les teufeurs seront au Brésil pour s'en mettre plein la panse. Tchapalo à l'apéro, poulet braisé au dîner, et Kotoukou pour conclure. Ça va changer de la bière coupée à la flotte des Brésiliens.

En kiosque : SO FOOT #117 - Un numéro double et un supplément pour tout savoir sur le Mondial !

Par MG, RD et CG
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Bel effort de recherches (vocabulaire intéressant même si parfois on sent que bon...)

Mais vous avez oubliez le plus important : SUPPORTER IVOIRIEN = SUPPORTER MASO

On va taper petit grec là le soir
doncarnol Niveau : CFA2
C est en braille ? Ok je sors...
dobbystereo Niveau : DHR
Message posté par zedgil
Bel effort de recherches (vocabulaire intéressant même si parfois on sent que bon...)

Mais vous avez oubliez le plus important : SUPPORTER IVOIRIEN = SUPPORTER MASO

On va taper petit grec là le soir


ah c'est ca la photo du lien de l'article... "bah didon, tu viens plus aux soirées ?"
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